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  • mercredi 22 janvier 2020
  • Catégorie : Actualités
Journée d’accueil des nouveaux doctorants

Vous trouverez ci-dessous en téléchargement la présentation faite lors de la journée d’accueil des nouveaux doctorants de l’École Doctorale 624 de l’Université de Paris qui s’est tenue le vendredi 17 janvier 2020.



(pdf, 554.6 ko).




  • mercredi 22 janvier 2020
  • Catégorie : Actualité formations
Offre de formation pour l’année 2019-2020

L’offre de formation de l’École Doctorale 624 Sciences des Sociétés proposée aux doctorant-e-s est en téléchargement ci-dessous :

L’offre de formation du Centre de Formation des Doctorant-e-s aux initiatives professionnelles d’USPC est également proposée aux doctorant-e-s de l’ED :
http://cfdip.uspc.fr/fr/



(pdf, 807.1 ko).
(pdf, 98.7 ko).




  • lundi 20 janvier 2020
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances FÉVRIER 2020

mercredi 5 février 2020 : soutenance de Mme Fanny RASSAT

Titre : Le rôle des initiatives civiles de prévention des déchets dans la fabrique de la ville. L’exemple des lieux de réemploi

Résumé :
L’objectif de cette thèse est d’étudier la redéfinition du rapport aux rebuts produits par les ménages, dans la ville à travers les procédés de prévention des déchets. Dans un contexte de croissance de la consommation et du remplacement rapide des objets obsolètes, la quantité de rebuts a fortement augmenté. La réduction des déchets est devenue un enjeu prioritaire pour les politiques de développement durable. Alors que la réduction des nuisances liées aux déchets s’accompagne souvent d’une aseptisation des villes, d’une mise à distance et d’une déconsidération des territoires des déchets, les lieux de réemploi de proximité (recycleries) sont en plein essor. Notre recherche vise à comprendre de quelles manières ces lieux, inscrivant leur activité dans une démarche écologique et/ou sociale, participent à modifier la relation des habitants à leurs rebuts, et transforment le rapport à l’environnement urbain et social. La fonction de ces lieux de réemploi est également interrogée à travers leur rôle dans la fabrique de la ville durable. Cette étude est innovante par la mobilisation de plusieurs champs de la géographie : les travaux sur la proximité, la géographie du commerce et de la consommation et les initiatives civiles d’investissement des milieux de vie. Le réemploi est ici considéré comme la remise en circulation d’un rebut qui s’effectue dans des lieux spécifiques de « nouvelle consommation ». Pour comprendre l’évolution de la valeur des rebuts dans ces lieux, le réemploi est analysé à partir de son expérience esthétique qui amène à de nouveaux rapports de proximité avec les déchets. La recherche porte essentiellement sur le Grand Paris, métropole urbaine dense, dont les résultats sont mis en regard avec un terrain exploratoire effectué à New York.

vendredi 7 février 2020 : soutenance de Avinaash MUNOHUR
Titre : Le multiculturalisme à Maurice : racisme colonial, Best-­‐Loser System et axiomatique postcoloniale.

Résumé :
L’île Maurice est souvent citée comme l’exemple d’un vivre-­‐ensemble exemplaire et d’une société plurale réconciliée avec ses contradictions. Mais par-­‐delà les clichés pour touristes et en-­deçà des pratiques religieuses et des rituels culturels propre à chaque communauté de l’arc-­en-­‐ciel mauricien, opère une structure du pouvoir fondée dans la notion même de la différence de couleur et qui va se trouver à la source de la multiplication des catégories censitaires ; qui vont à leurs tours produire une multiplication des catégories de la représentation politique, et des opérations d’inscription des individus dans des enclos socio-‐économiques et des enfermements culturels, communautaires, religieux, ethniques et linguistiques.

Cette présente thèse ne se veut ainsi pas être une histoire des colonialismes. Elle n’est pas non plus une histoire de la révolution industrielle sucrière, et encore moins une anthropologie de l’interculturalité à Maurice. Elle ambitionne uniquement d’appréhender la rationalité proprement structurelle du multiculturalisme mauricien par le biais de la philosophie poststructuraliste, et notamment par les philosophies politiques de Gilles Deleuze, de Félix Guattari et de Michel Foucault.

Nous pensons ainsi que le Best-­Loser System – dispositif se trouvant au cœur du système électoral – est une machine à produire des divisions identitaires dans le système de la représentation politique qui nous permet une porte d’entrée privilégiée pour penser cette dimension proprement structurelle du multiculturalisme mauricien. Ainsi, nous avons particulièrement voulu investir la notion d’axiomatique chez Gilles Deleuze et Félix Guattari – avec les ensembles conceptuels qui en dérivent, comme les notions de minorité et de majorité.

Notre hypothèse est la suivante : le multiculturalisme mauricien est une machine à produire des identités ; identités qui sont ensuite maintenues dans une logique de la lutte pour la reconnaissance– luttes antagonistes par rapport à la structure de la représentation, et qui demandent une reconnaissance et une inscription dans cette même structure -­‐ ; et c’est à partir de cette logique de la lutte qu’opère une axiomatique qui inscrit les nouveaux axiomes dans la structure de la représentation.

Ces luttes ne sont pas nouvelles dans l’histoire de Maurice, loin de là même. Elles trouvent leurs sources dès 1642 avec les premiers esclaves marrons. L’émergence du séga tipik et plus tard du séga engagé s’inscrivent également dans cette ligne de fuite et constituent ce que Deleuze et Guattari ont nommé un art mineur qui nous semble extrêmement important d’explorer. Nous voyons également apparaître depuis quelques années un cinéma mauricien dont la réflexion s’articule le plus souvent autour du monde de la plantation et du vivre-­‐ensemble à Maurice. Le film Lonbraz Kann du cinéaste David Constantin nous semble, par exemple, profondément important car il aborde, avec les moyens qui sont propres au cinéma, certaines des problématiques que nous balayerons dans ce présent travail.

Nous explorerons, en dernier lieu, le concept de fabulation, concept qui apparaît tardivement dans l’œuvre deleuzienne, mais qu’il nous semble essentiel de considérer car il nous permet une autre lumière sur les objectifs politiques des arts mauriciens. Ainsi, nous voyons, au travers la notion de fabulation se construire une autre île Maurice à travers ses artistes. Le cinéma et la musique surtout, mais aussi les nouveaux collectifs qui luttent pour la protection des lagons et des océans, nous mettent en face d’autres régimes signifiants, d’autres codes aussi. Ils préparent le terrain pour des luttes qui peuvent constituer autant de nouvelles problématiques qui contournent la logique des catégories fondées dans les subjectivités racialisées, et qui se confrontent à la logique immanente de l’axiomatique.

vendredi 7 février 2020 : soutenance de Yves-Marie RAULT

Titre : Les petites entreprises pharmaceutiques indiennes, agents d’une globalisation alternative

Résumé :
Comment de petites entreprises pharmaceutiques basées en Inde peuvent-elles trouver une place sur un marché mondial dominé par de grandes firmes multinationales ? Pour répondre à cette question centrale, cette thèse mobilise les outils théoriques de la géographie du développement, de la sociologie économique, et de l’économie institutionnelle. Elle s’appuie sur des sources et méthodologies diverses : des entretiens semi-directifs menés à Ahmedabad et à Mumbai auprès de directeurs d’entreprises pharmaceutiques de taille micro, petite, et moyenne (n = 99), des entretiens non-directifs auprès d’acteurs du secteur en Inde (n = 61), et des données quantitatives issues de bases de données publiques et privées. L’analyse montre que ces petites entreprises s’inscrivent dans des champs pharmaceutiques hiérarchisés par des normes spécifiques, au sein desquels elles occupent des positions diverses, meilleures sur le segment des médicaments génériques et des marchés émergents. Fortement spécialisées, capitalisant sur un important savoir-faire commercial, elles innovent de manière marginale mais originale, motivées par des rationalités entrepreneuriales variées dans lesquelles les désirs de reconnaissance sociale jouent un rôle aussi important que les aspects matériels. Agissant dans des environnements politiques, économiques, et juridiques défavorables, à de nombreuses échelles, leurs stratégies s’appuient de manière flexible sur des ressources encastrées dans des milieux d’affaires construits autour d’appartenances territoriales et communautaires, mieux dotés lorsqu’ils sont métropolitains et globalisés. Avec leur approche particulière de l’économie et de la santé, ces agents participent à la globalisation du marché pharmaceutique sous des formes alternatives.

jeudi 20 février 2020 : soutenance de Mathieu HARSCH

Titre : La teinture et les matières tinctoriales à la fin du Moyen Âge. Florence, Toscane, Méditerranée

Résumé :
La thèse porte sur l’économie de la teinture et des matières tinctoriales à la fin du Moyen Âge. Sa première partie, dédiée à la teinture comme activité productive à l’intérieur des cycles de production textile, a le double objectif, d’une part d’évaluer l’importance de la teinture pour l’industrie textile (autour de questions comme le poids de la teinture dans la formation des coûts de production, l’impact de la couleur sur le prix des produits finis, l’encadrement technique et productif de l’activité par les fabricants textiles et les corporations, etc.), d’autre part d’identifier les matières tinctoriales qui avaient le plus d’importance pour cette industrie (autour de questions comme les compétences techniques et la formation des teinturiers, le savoir-faire, l’évolution de la demande en couleurs d’habillement, les spécialisations professionnelles, etc.). La seconde partie de la thèse, centrée sur la production et le commerce des matières tinctoriales, dédie une majeure attention à certains produits (sans en négliger aucun) et notamment à la guède (ou pastel) : aussi bien en raison de son poids commercial, que pour sa caractéristique – unique dans la gamme médiévale des teintures – d’avoir généré une industrie de transformation à grande échelle. La dualité du sujet – d’un côté une industrie urbaine bien circonscrite dans l’espace, de l’autre une gamme de produits de différentes origines géographiques – a rendu nécessaire de définir un cadre géographique « ouvert ». Ainsi, l’industrie textile florentine de la laine et de la soie constitue le point de départ (et souvent le point d’arrivée), mais le fil du discours, selon les lieux de production ou selon les lieux d’échange, a été nécessairement porté à parcourir d’autres



  • vendredi 17 janvier 2020
  • Catégorie : Appels à communication
Prix AREA + Relations villes-campagnes face à l’enjeu alimentaire

Édition 2020 du Prix AREA (ASSOCIATION POUR LA VALORISATION DE LA RECHERCHE EN ÉCONOMIE ET GESTION AGROALIMENTAIRES) :

Ce prix récompense des Thèses, Masters (Recherche et Professionnel), Mémoires d’écoles d’ingénieurs, autres Écoles et Instituts. Le champ des travaux concernés s’étend des intrants et de l’environnement des productions agricoles, alimentaires et agro-industrielles, artisanales et industrielles, aux services et aux consommations finales, alimentaires ou non. Les travaux doivent comporter une approche économique pour être recevables. La date limite pour l’envoi des dossiers est le 7 mars 2020.

Plus d’informations dans l’Appel en pièce jointe.
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Appel à communication pour le colloque relations villes – campagnes face à l’enjeu alimentaire organisé du 3 au 5 juin 2020 à Montpellier est ouvert jusqu’au 31 janvier 2020. Plus d’information sur le site du colloque https://journees.inra.fr/jrm2020



(pdf, 543.2 ko).
(pdf, 128 ko).




  • mercredi 15 janvier 2020
  • Catégorie : Appels à communication
Appel à candidatures EFA- Recrutement des membres scientifiques 2020

Le concours de recrutement des membres scientifiques de l’École française d’Athènes est ouvert. Pour l’année 2020-2021, DIX POSTES SERONT VACANTS OU SUSCEPTIBLES D’ÊTRE VACANTS à compter du 1er septembre 2020.

VOUS TROUVEREZ ICI LE DÉTAIL DE L’APPEL À CANDIDATURES : https://www.efa.gr/index.php/fr/recherche/membres-scientifiques/recrutement-des-membres/depot-des-candidatures

LES DOSSIERS DOIVENT ÊTRE DÉPOSÉS AVANT LE 1ER FÉVRIER 2020.

Nous attirons en outre votre attention sur les modifications des épreuves du concours à partir de l’année 2020. Vous pouvez en trouver le descriptif ici : https://www.efa.gr/index.php/fr/recherche/membres-scientifiques/recrutement-des-membres/epreuves-du-concours.



  • lundi 13 janvier 2020
  • Catégorie : Appels à communication
Journée des doctorant.e.s de l’AFHMT : Écrire le travail – Appel à communication

Journée d’étude des doctorant.e.s de l’AFHMT

Écrire le travail

La journée d’études aura lieu le mercredi 1er avril 2020 au Campus Condorcet, à Aubervilliers (métro Front Populaire)

Chaque intervention sera discutée par des professeur.e.s invité.e.s pour l’occasion (les textes devront être transmis une semaine avant aux organisateurs et organisatrices qui se chargeront de les faire parvenir aux discutant.e.s).

Les propositions de communications (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 15 février 2020 à Romain Castellesi (romain.castellesi@gmail.com), Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@orange.fr) et Adeline Blaszkiewicz (blaszkiewicz.adeline@gmail.com).

Pour leur rendez-vous annuel, les doctorant.e.s de l’AFHMT proposent de questionner la question de l’écriture du travail. Cette journée d’étude s’inscrit dans une actualité politique, sociale et historiographique qui donne une acuité particulière à cette question(1). Le succès d’ouvrages de travailleurs et/ou sur les travailleurs, à l’instar Joseph Ponthus, A la ligne (2), montre la diversification des écritures sur le travail à l’épreuve de ses formes les plus contemporaines, comme le développement de l’intérim. Ces œuvres montrent que la mise en récit des expériences au et/ou de travail, contribue à rendre visible des acteur.rice.s dont la voix est habituellement peu ou pas audible, en raison de leur position subalterne dans la société (appartenance de classe, de genre, de race). Aussi, ces récits constituent des sources singulières pour les chercheurs lorsqu’il s’agit de saisir la parole et les pratiques ouvrières notamment.

Cette journée d’étude accueillera prioritairement mais non exclusivement, et sur toutes les périodes de l’histoire, les communications portant sur les écrits produits par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes. Ces écritures peuvent être de nature diverse (carnets, journaux, autobiographies, romans, écrits collectifs…) et revêtir des objectifs eux- mêmes variés, qu’il s’agisse d’écrits à vocation de témoignage, ou d’entreprises de nature philosophique, anthropologique, voire politique, et que leurs auteur.e.s aient cherché à publier ou non. Les communications pourront interroger plusieurs axes de réflexions.

Les communications pourront s’attacher à étudier la nature de l’écriture du travail qu’elle soit littéraire, sociale ou politique, ou que ces objectifs soient mêlés.

La question de l’expérience de l’écriture pour celui ou celle qui prend la plume pourra aussi faire l’objet d’une attention particulière. L’écriture ouvrière, d’abord individuelle, peut s’incarner dans l’expérience collective, et être le support de mobilisation de nouvelles identités professionnelles et collectives.

On pourra également s’interroger sur l’expérience de l’écriture elle-même, notamment les contextes de prise de plume ainsi que les pratiques et les modalités de l’écriture du et sur le travail. Pourquoi un.e auteur.e – ou un.e travailleur.euse – se met-il/elle à écrire ? Comment écrit-il ? Dans quelle forme ? A quel rythme ?, etc. L’expérience personnelle, sociale et politique de l’écriture recouvre en effet des actions d’écriture et des temporalités multiples qu’il est pertinent de repérer dans les textes et les paratextes.

Une attention particulière peut être portée aux discours produits par les textes des travailleurs.euses. À travers les souvenirs, les réflexions, les visions et les appréciations sur le travail, les auteurs apportent des connaissances sur les univers sociaux, professionnels et politiques auxquels ils appartiennent comme ils contribuent à en véhiculer de nouvelles représentations. Les discours construits par les auteurs sont également des manières différenciées de se représenter et de penser une condition de travailleur. La manière dont ces écritures opèrent une transformation du rapport au travail pourra également être étudiée. Elles peuvent entraîner tantôt une distanciation par rapport au travail, être un vecteur d’émancipation ou de mobilisation politique.

Enfin, les écritures de la fin du travail ou de son absence, produites dans un contexte de chômage ou de désindustrialisation par exemple pourront également être étudiées, comme révélatrices de la centralité du travail dans les interactions sociales des individus.

Les écrits à propos du travail tels que les enquêtes, les rapports, le regard des chercheurs ou des écrivains auront également leur place dans cette journée d’études, dans la lignée du récent ouvrage collectif dirigé par Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna consacré aux enquêtes sur les mondes ouvriers dans l’Europe contemporaine (3).

Dans l’esprit ayant présidé aux précédentes journées d’études, nous souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres chronologiques, thématiques, spatiaux et disciplinaires sont délibérément ouverts. Ils reflèteront ainsi la diversité des écritures du travail, et ouvriront un débat scientifique et méthodologique.

(1) La parution de l’ouvrage collectif dirigé par le sociologue Marc Loriol « Écrire à propos du travail », en plein mouvement des gilets jaunes en 2019 a donné une nouvelle occasion aux chercheurs et chercheuses en sciences humaines de déconstruire les discours produits sur les classes populaires par des acteurs qui lui sont extérieurs, qu’ils soient politiques ou médiatiques. En ce sens, Xavier Vigna a mis en avant deux pôles structurants entre lesquels oscillent les écritures de la classe ouvrière et les écritures sur la classe ouvrière, à savoir l’espoir et l’effroi, selon le titre de son ouvrage éponyme dans son ouvrage L’espoir et l’effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, Paris, La Découverte, coll. « Sciences humaines », 2016.
(2) Joseph Ponthus, A la ligne, La table ronde, 2019.
(3) Eric Geerkens, Nicolas Hatzfeld, Isabelle Lespinet-Moret et Xavier Vigna, Les enquêtes ouvrières dans l’Europe contemporaine, Paris, La Découverte, 2019.



  • vendredi 10 janvier 2020
  • Catégorie : Appels à communication
2020 Summer Institute : Psychoanalysis & Politics

The Summer Institute of Psychoanalysis “Psychoanalysis AND,” a joint venture of Northwestern University and the Sorbonne Nouvelle that was inaugurated in 2017, develops topics at the intersection of psychoanalysis and the human sciences. We are pleased to announce that the 2020 session takes place from June 22 through June 25 in Paris and focuses on the topic of “Psychoanalysis and Politics.” Taught in English, the Institute proposes an intensive week of study for doctoral and postdoctoral students in the humanities from Europe, Israel, Latin America, and USA. If you are interested in attending, please send your CV and a 400-word statement of interest by February 21, 2020 to Alessia Ricciardi : a-ricciardi@northwestern.edu

The topic chosen for this year allows participants to interrogate anew the relationship between the discovery of the unconscious and the social and political field. Although centered on the subject, psychoanalysis understood as both theory and practice offers intuitions and ideas that have proven to be consequential beyond the individual. Which is the specific contribution of psychoanalysis to our understanding of the social contract ? In what ways is the political field traversed by affects and movements that become more intelligible thanks to psychoanalysis ? These are some of the questions that our team of French and international faculty will address in the following papers :

  • Samuel Weber (Northwestern) : “The Freudian ‘I’ as First Responder”
  • Monique David-Ménard (Centre d’Étude du Vivant, Paris) : “Truth in Politics : Which Detours to the Death Drives”
  • Diana Kamienny (Paris) : “Psychoanalysis as the Other Face of Politics : Ernesto Laclau’s Reading of Jacques Lacan”
  • Axel Nesme (Université Lyon 2) : “Political Lacan ?”
  • Anne Muxel (CNRS, Science Po, Paris) : “Politics Through the Prism of Intimacy”
  • Isabelle Alfandary (Sorbonne Nouvelle) and Alessia Ricciardi (Northwestern) : “The Politics of Seduction”


(pdf, 336.3 ko).




  • vendredi 10 janvier 2020
  • Catégorie : Offres de bourse
Bourses Doctorales de Mobilité Internationale (BDMI)

Les Bourses Doctorales de Mobilité Internationale (BDMI) sont des aides financières à la mobilité doctorale sortante pour les doctorants dans leurs activités de recherche à l’étranger (à l’exception des colloques et les séminaires).

Bénéficiaires :

- Doctorant.e.s inscrit.e.s en 1ère,2ème ou 3ème année de doctorat à Université de Paris

- Doctorant.e.s titulaires d’un titre d’accès en thèse (Master ou équivalent) mention Bien ou Très Bien.

Durée : la période de mobilité devra s’achever le 25 novembre 2020 au plus tard.

Montant : 3 niveaux de bourse suivant le projet présenté :
- ≤ 1 000 €
- ≤ 2 000 €
- ≤ 3 000 €

Montant maximum attribué sur les 3 premières années de bourse : 3 000 €.

Précision : les aides à la mobilité internationale déjà octroyées par Paris Descartes, Paris Diderot et l’IPGP pour les doctorants en 2ème et 3ème année de doctorat seront prises en compte dans l’attribution du montant des bourses. Le comité de sélection se réserve le droit d’attribuer tout ou partie du niveau attribué.

Les candidats doivent déposer les dossiers complets auprès l’ école doctorale, département 1 ou département 2, AVANT LE 10 FÉVRIER 2020 À 12H .

La validation et le classement des dossiers de candidature par les directeurs de l’Ecole Doctorale sont indispensables. Les candidats ne peuvent en aucun cas envoyer directement leur dossier au Collège des Ecoles Doctorales (CED)

Envoi par mail ( sous la forme ci-dessous : 3 documents PDF ) :

1. Le dossier de candidature : un seul PDF

2. Les pièces annexes au dossier : un seul PDF (Pièces numérotées et scannées dans l’ordre indiqué dans le dossier)

Tout dossier incomplet , non conforme ou hors délai ne sera pas examiné.



(pdf, 220.7 ko).
(docx, 56.5 ko).




  • jeudi 19 décembre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES JANVIER 2020

vendredi 10 janvier 2020 : soutenance de Mme MACADRE Léa
Titre : Les collections patrimoniales de Mongolie à l’épreuve de l’Histoire
(Musée Nationale de Mongolie, Musée-Palais du Bogd Haan, Musée des Beaux-Arts Zanabazar)

Résumé :
Les musées nationaux en Mongolie et le patrimoine matériel qu’ils abritent ont un rôle fondamental, celui de montrer aux visiteurs mongols ou étrangers la culture et l’histoire mongoles. Les quarante-cinq musées nationaux exposent ainsi plus de deux cent soixante-dix mille objets archéologiques, historiques, ethnographiques, religieux ou artistiques. L’objectif de cette thèse est d’éclairer les liens ou les failles entre les collections des musées de Mongolie, principalement celles du Musée National, et l’imaginaire collectif vécu par les Mongols. À travers ce cas, la nature des futurs musées peut être envisagée, entre lieux des identités patrimonialisées et reflets des sociétés mouvantes.
Le Musée National de Mongolie est l’objet principal de cette étude, illustrant par son statut et par son histoire depuis 1924 une organisation et une période historiques de fondation institutionnelle du domaine muséal. Les objets constituent un filtre de lecture de l’identité mongole telle qu’elle est présentée dans le principal musée. Grâce aux outils muséographiques et ethnographiques, les parties de parcours mises en valeur et les objets-phares qui font occurrence ont été identifiés et les facteurs permanents d’identification apparaissent, tout comme les décalages de narration.
Cette thèse montre par ailleurs que le caractère « vivant » du patrimoine est essentiel en Mongolie. Il est un fait que les Mongols expriment un vrai sentiment d’appartenance identitaire qu’ils manifestent collectivement lors des nombreuses célébrations et fêtes nationales. Avec le tournant de la Révolution démocratique de 1990, La Mongolie a pu intégrer les travaux internationaux autour des questions du patrimoine national. Depuis les années 2010, les équipes des musées ont été très actifs par le biais des sites internet et des réseaux sociaux. La communication publique comme les débats internes des professionnels de musées mongols se sont développés, amenant de nouvelles perspectives et interrogations pour les mois et années à venir, notamment par des projets de constructions importants, attendus depuis un peu moins d’une dizaine d’années.



  • jeudi 12 décembre 2019
  • Catégorie : Appels à communication
Programme ÖMSE - aide à la mobilité de l’Institut français de Suède pour les doctants en cotutelle

L’Institut français de Suède propose chaque année des aides à la mobilité pour les doctorants effectuant une thèse en cotutelle entre deux établissements français et suédois.

https://institutfrancais-suede.com/decouvrez-le-programme-omse/

D’un montant de 1500 euros, la bourse ÖMSE peut être utilisée par le doctorant uniquement ou partagée entre le doctorant et ses directeurs de thèse pour soutenir les déplacements d’un pays à l’autre (entre janvier et novembre 2020).

Le dossier de candidature est à déposer par le doctorant d’ici le 12 janvier 2020 et est accessible à l’adresse http://bit.ly/ömse2020



  • mercredi 11 décembre 2019
  • Catégorie : Appels à communication
Le Programme national d’aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil (PAUSE)

LE PROGRAMME PAUSE EST UN PROGRAMME NATIONAL ALLOUANT DES FINANCEMENTS INCITATIFS AUX ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET/OU DE RECHERCHE PROJETANT D’ACCUEILLIR UN SCIENTIFIQUE OU UN ARTISTE.

L’ÉCHÉANCE DE L’APPEL EST FIXÉE AU 31 JANVIER 2020

Critères d’éligibilité

ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE RECHERCHE SOUS TUTELLE DU MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION & ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR D’INTÉRÊT GÉNÉRAL (EESPIG)

Ces financements ont pour objet de cofinancer un projet d’accueil pour un(e) scientifique étranger(e) de toutes origines géographiques et de toutes disciplines remplissant l’ensemble des critères d’éligibilité suivants :

* Pouvoir justifier de son statut d’enseignant-chercheur ou de chercheur (au minimum inscrit en doctorat) ;

* Se trouver en situation d’urgence :

- être victime de persécution ou de violence en raison du contenu de ses recherches, de la libre expression de ses opinions, de son identité, de ses croyances, de son orientation sexuelle,... ;

- être victime d’un autre type de menace à préciser ;

* Quel que soit son lieu de résidence actuel : être dans l’obligation de s’exiler ou avoir quitté son pays d’origine depuis moins de 3 ans.

En cas de situation particulière, nous vous invitons à nous contacter par mail : pause@college-de-france.fr

Montant du financement :

Le montant du financement attribué varie en fonction du statut et de l’expérience du bénéficiaire ainsi que de l’existence d’un projet d’accompagnement social par l’établissement d’accueil :

* Catégorie 1 (doctorant, assistant de recherche), jusqu’à 20.000 euros ;
* Catégorie 2 (post-doc, maître de conférence, ingénieur de recherche), jusqu’à 40.000 euros ;
* Catégorie 3 (professeur des universités, directeur de recherche), jusqu’à 60.000 euros.

La subvention de co-financement allouée par PAUSE est plafonnée à 60% du montant total du budget présenté par l’établissement d’accueil. Un co-financement à hauteur de 80% est envisageable au cas par cas en fonction de la situation particulière des chercheurs et/ou des établissements ainsi que pour les établissements présenteront plusieurs candidatures par appel.

Durée du soutien financier

Le soutien financier reçu pour accueillir un candidat couvre une période d’une année maximum. Il pourra être renouvelé une fois, à l’issue d’un nouveau processus d’évaluation sur la base de l’avancée des travaux et des résultats scientifiques. Les doctorants inscrits en première année au moment de leur première candidature pourront se voir co-financer une troisième année afin d’achever leur doctorat après évaluation de l’avancée des travaux sur la base des conclusions du comité de suivi de thèse de l’établissement d’accueil.

La direction exécutive du programme PAUSE sollicitera un bilan de l’année écoulée auprès du chercheur ainsi que de l’établissement d’accueil au terme du projet d’accueil présenté dans le dossier de candidature.

CONSULTER LE PROFIL DES CHERCHEURS : https://candidatures-pause.college-de-france.fr/index.php/accueil/espace-mise-en-relation/

Constitution des dossiers de candidature

Les dossiers de candidatures sont constitués par les organismes de recherche publics et les établissements d’enseignement supérieur publics sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation et/ou du ministère de la Culture ainsi que par les établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG). Les modalités de constitution du dossier sont indiquées sur le site internet de PAUSE.

Le cas échéant, la recherche d’un logement pour le candidat doit être lancée dès le dépôt du dossier de candidature.

CONSULTER LES MODALITÉS PRATIQUES : https://www.college-de-france.fr/site/programme-pause/Procedure-de-constitution-des-dossiers.htm

Évaluation et sélection des dossiers

Les dossiers sont évalués par des scientifiques, notamment membres du comité de parrainage du programme PAUSE, sur la base des critères suivants :

* le niveau d’urgence et de menace ;
* la qualité du dossier scientifique ;
* les modalités du dispositif d’accompagnement et d’insertion
sociale et professionnelle.

Le comité de direction du programme PAUSE sélectionne les dossiers sur
la base des propositions du comité de parrainage. Il est souverain dans
ses décisions. LES RÉSULTATS DE LA SÉLECTION SERONT ANNONCÉS DÉBUT
AVRIL 2020.

Sécurité et confidentialité

En cas de contrainte de confidentialité particulière, une procédure
sécurisée pourra être mise en place pour les échanges par courriel
– contacter le directeur des systèmes d’information du Collège de
France jean-francois.barbe@college-de-france.fr

LES DOSSIERS DE CANDIDATURES DEVRONT ÊTRE DÉPOSÉS SUR LA PLATEFORME
SÉCURISÉE ACCESSIBLE CI-DESSOUS. NOUS VOUS REMERCIONS DE NOTER
QU’AUCUN DOSSIER TRANSMIS PAR MAIL NE SERA EXAMINÉ.

PLATEFORME DE DÉPÔT DES CANDIDATURES : https://candidatures-pause.college-de-france.fr/

Plus d’informations sur : https://www.college-de-france.fr/site/programme-pause/index.htm



  • lundi 9 décembre 2019
  • Catégorie : Appels à communication
Appel à projets Émergence(s) 2020

Dans le cadre de sa politique visant à développer l’innovation et la recherche à Paris, la Ville a conçu en 2009 le dispositif « Émergence (s) » de soutien à la recherche.

La session 2020 de cet appel à projets est d’ores et déjà ouverte.

Les candidats peuvent y déposer leur projet jusqu’au 27 janvier 2020 à midi, date de clôture de l’appel à projets.

Ce dispositif s’adresse à des jeunes chercheurs dans toutes les disciplines, ayant soutenu leur thèse depuis moins de dix ans. Chaque dossier est examiné par un jury d’experts scientifiques issus du Conseil Scientifique de la Ville de Paris, qui évalue la qualité scientifique, l’originalité, l’interdisciplinarité et l’innovation du projet de recherche. Les lauréats reçoivent un soutien financier pluriannuel pour leur laboratoire d’un montant maximum de 250 000 € sur quatre ans.

Vous trouverez plus d’informations sur le site de la Ville : https://www.paris.fr/pages/appel-a-projets-emergence-s-pour-soutenir-la-recherche-6260



  • mardi 3 décembre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES DECEMBRE 2019

mercredi 4 décembre : soutenance de Mme IDRISS Mamaye
Titre : Femmes et engagement pour la départementalisation de Mayotte (1958-2011) : Dynamiques du genre dans les luttes sociales et politiques dans l’archipel des Comores

Résumé : À Mayotte, l’idée selon laquelle les femmes détiendraient une position avantageuse, voire supérieure aux hommes, suggérant une inversion des rapports de genre dans une société musulmane, est un élément saillant dans les médias. L’association des femmes à la lutte pour la départementalisation a conduit à la construction de stéréotypes de genre où départementalisme et indépendantisme étaient respectivement l’affaire des femmes et des hommes. De 1966 à 1976, un mouvement protestataire embrasa l’île. Cette mobilisation, majoritairement féminine, réclamait la séparation de l’île de l’archipel qui formait alors un territoire d’outre-mer français. L’irruption des femmes de l’îlot de Petite-Terre à Mayotte sur le devant de la scène politique occupée par les hommes est à relier à des dynamiques féminines anciennes, mais aussi aux rapports de genre au cœur de l’émergence de cette lutte. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, des femmes de Sainte-Marie (Madagascar), Grande-Comore, Anjouan et La Réunion, s’installent en Petite-Terre et tirent parti de l’offre éducative ainsi que des opportunités de travail liés à la présence du chef-lieu. La perspective historique sur le genre donne une plus grande visibilité à la montée en puissance des femmes au cours du XXe siècle stimulée par l’existence de nouveaux modèles et d’un cosmopolitisme au féminin dans l’espace circonscrit de PetiteTerre. Au milieu du XXe siècle, la première génération de femmes auxiliaires de l’administration coloniale émerge ; ce processus s’accompagne par la suite de l’accession de femmes à des fonctions électives. Croisant récits de vie et archives, la recherche s’intéresse aux formes de l’engagement féminin, aux transmissions générationnelles et familiales (capital militant, idéel) qui aboutirent à la départementalisation de Mayotte en 2011.

jeudi 5 décembre : soutenance de Mme NUSSBAUM Florence
Titre : La valeur du vide : délaissement résidentiel et acteurs de marché dans la fabrique urbaine

Résumé :
La thèse porte sur les logiques de délaissement résidentiel dans les grandes villes des États-Unis. Si la crise économique de 2008 a médiatisé la multiplication des logements abandonnés du fait des saisies immobilières, la vacance résidentielle est un phénomène bien plus ancien et qui s’étend au-delà des anciennes régions industrielles en crise, se superposant à la vulnérabilité sociale et raciale au Nord comme au Sud. Comment expliquer la persistance de zones dégradées au cœur des villes dans un contexte de gentrification croissante des centres urbains ? À partir des exemples de Chicago et Houston, la thèse interroge le rôle joué par différents acteurs, publics comme privés, dans le déclin démographique et matériel des quartiers péri centraux en s’intéressant spécifiquement aux propriétés délaissées. Elle adopte une approche relationnelle inspirée de l’économie politique afin de révéler le poids des stratégies individuelles et collectives dans l’évolution du tissu urbain. Dans les quartiers étudiés, le déclin ne s’explique pas par un simple déséquilibre de l’offre et de la demande. L’analyse de la géopolitique locale de l’abandon révèle que les propriétés délaissées suscitent alliances et conflits entre les acteurs locaux, ce qui participe à l’inertie des quartiers dégradés. La complexité des dispositifs juridiques qui encadrent ces propriétés explique notamment l’impuissance de la plupart des acteurs locaux. Toutefois, loin d’être complètement abandonnés, ces quartiers dégradés sont en fait le support d’une intense activité de spéculation de la part d’investisseurs privés. Les modalités de gestion de la vacance par les autorités locales renforcent cette dynamique de privatisation de la fabrique urbaine et contribuent à une différenciation spatiale croissante au sein des grandes villes des États-Unis.

lundi 9 décembre : soutenance de M. HARCHAOUI SOUHIL
Titre : Modélisation des transitions en agriculture : énergie, azote et capacité nourricière de la France dans la longue durée (1882-2016) et prémices pour une généralisation à l’échelle mondiale

Résumé :
Face aux enjeux de changement climatique et de transition énergétique associés aux prévisions de croissance démographique au cours du XXIème siècle, l’agriculture doit se transformer pour produire plus de nourriture tout en réduisant sa dépendance aux ressources non-renouvelables et en préservant les écosystèmes. Dans ce contexte, cette thèse s’intéresse à examiner les impacts des contraintes biophysiques et des transformations sociotechniques sur le métabolisme agricole, les transitions et la capacité nourricière de l’agriculture. Le métabolisme agricole est modélisé par les flux d’énergie et d’azote que le système agricole mobilise et transforme pour fonctionner et fournir de la biomasse. Ce cadre analytique permet d’une part de positionner l’agriculture dans les enjeux de la transition énergétique et, d’autre part, de quantifier conjointement la capacité nourricière atteignable et son impact sur la biogéochimie planétaire. Nous examinons le métabolisme agricole à deux niveaux d’échelles spatio-temporelles : une modélisation en perspective historique de longue durée (1882-2016) à l’échelle de la France et une modélisation historique (1961-2013) et prospective à l’échelle du monde.
L’analyse de l’agriculture en France s’appuie sur la modélisation des données historiques de productions et des moyens de productions. Nous mettons en lumière les mécanismes qui relient les entrées et sorties du système agricole, et les transitions énergétiques et azote associées de manière continue depuis 1882. Nous caractérisons la trajectoire française à l’aide d’indicateurs d’efficacité, de retour sur investissement énergétique, de surplus agricole, d’autosuffisance et de neutralité énergétique du système. La neutralité énergétique est un indicateur clé pour positionner l’agriculture dans la transition énergétique à venir. Nous retraçons l’impact des transformations sociotechniques sur les transitions qui ont fait quadrupler le surplus alimentaire des fermes et ont réduit presque à zéro leur autosuffisance énergétique. L’agriculture produisait en énergie deux fois ce qu’elle consommait en temps préindustriels contre quatre fois aujourd’hui, or elle est passée d’un système énergétiquement autonome nourri de biomasse à un système quasi-exclusivement nourri d’énergies fossiles. Exprimée en équivalent biomasse, la consommation actuelle d’énergie de l’agriculture est égale à sa production, ce qui en fait un système énergétiquement inintéressant. Le défi pour l’agriculture est de contribuer à la transition énergétique sans empiéter sur sa production alimentaire. Relever ce défi, qui est peu compris par la société, passe par l’amélioration de la performance énergétique de l’agriculture et implique l’amélioration de l’efficacité d’utilisation de l’azote ainsi que la réduction de l’élevage surtout des monogastriques, la valorisation énergétique d’une majorité des résidus agricoles et la réduction du travail au champs.
La modélisation à l’échelle mondiale permet de caractériser la trajectoire de l’agriculture en termes de capacité nourricière et d’impact environnemental et d’évaluer sa capacité limite de production sur la base des contraintes biophysiques. Cette modélisation est un premier module centré sur le métabolisme azote et ne tient pas compte du mode de fonctionnement énergétique de l’agriculture. Nous examinons les limites de production alimentaire mondiale conjointement avec les pertes d’azote en fonction des degrés d’autosuffisance en azote. Nous montrons que la population humaine maximale supportable sur Terre peut varier de 6 à 17 milliards de personnes en fonction de la part de la production totale de grain utilisée dans l’alimentation animale, l’efficacité d’utilisation de l’azote et le régime de fertilisation azotée. Cette analyse permet de confronter, comme c’est rarement fait, les projections démographiques officielles pour le XXIe siècle à des contraintes biophysiques planétaires et discuter leurs conditions de réalisation.

lundi 9 décembre : soutenance de M. DE FACCI DAMIANO
Titre : Les formes de participation des associations à l’action publique en Tunisie. Référentiels et configurations locales de l’action associative après la révolution

Résumé :
Dans le contexte de l’essor des associations qui a suivi la révolution tunisienne de 2011, cette thèse interroge la participation des associations au changement des politiques publiques qui ont favorisé la marginalisation sociale et territoriale sous l’ancien régime. Adoptant une approche de sociologie de l’action publique, la thèse s’appuie à la fois sur l’analyse des réseaux d’acteurs, des coalitions et de leurs systèmes de représentation et sur l’analyse localisée des configurations associatives de Kasserine et de Sfax. Cette approche permet d’étudier la fonction institutionnelle des réseaux associatifs, tissés à la fois à partir des trajectoires des activistes et des dispositifs mis en place par les associations, et de saisir des formes de régulation particulières à des échelles plus petites.
La première partie de la thèse montre que la discontinuité majeure issue de la révolution se situe d’une part au niveau de la pluralité d’acteurs aux projets différents et de lieux qui rentrent en jeu dans la définition de l’action publique ; et d’autre part au niveau de la perte du monopole du pouvoir de l’État et de l’ancien parti hégémonique. Des référentiels émergent pour penser une action publique renouvelée, où les associations sont impliquées en tant qu’acteur majeur. Ils légitiment des programmes, des instruments et des systèmes de coordination territoriale censés contrer les situations de marginalité et renouveler l’action publique dans un sens plus démocratique et inclusif : l’économie sociale et solidaire, la charité religieuse, la démocratie participative.
La deuxième partie de la thèse s’attache à analyser l’émergence de configurations locales de l’action associative à partir des coalitions et des réseaux constitués à la fois dans l’engagement et avec la mise en œuvre de projets. Dans la ville de Kasserine, la participation des associations à l’action publique relève d’une économie politique locale liée aux ressources de la coopération internationale. La situation de concurrence entre associations, notamment pour s’accaparer l’aide technique et financière internationale, permet l’émergence de réseaux d’insertion où l’impératif entrepreneurial joue à la fois comme distinction et comme stratégie d’insertion. En revanche, dans la ville de Sfax, les associations jouent un rôle clé de construction de coordinations entre acteurs différents. À partir d’un circuit de ressources internes, la construction de réseaux d’associations crée une véritable gouvernance territoriale, où des formes de régulation sectorielle locale s’instituent, notamment dans les domaines des politiques sociales et de la participation aux décisions municipales.
La pluralité des référentiels et des logiques d’engagement, le jeu des coalitions et les régulations locales articulent la pluralisation sociale et idéologique à la différenciation de sphères socio-professionnelles spécialisées et au polycentrisme institutionnel et territorial. L’articulation de ces processus entraîne la réorganisation des liens de dépendance, au-delà du centre étatique. L’analyse localisée montre, d’une part, l’émergence de configurations dépendantes de l’international, qui favorisent la bureaucratisation de l’action associative comme mode d’insertion. De l’autre, elle met au jour les prétentions hégémoniques de certains groupes sociaux engagés dans les associations, qui procèdent d’une logique élitaire outre que de la managérialisation.

mardi 10 décembre : soutenance de Mme SHIMOOKA Erina
Titre : Une Convention oubliée : la convention franc-ryûkyû de 1855

Résumé :
Au XIXe siècle, le royaume des Ryûkyû (actuelle préfecture d’Okinawa au Japon) était à la fois tributaire de la Chine des Qing et sous la domination des shôgun Tokugawa (via le fief de Satsuma). Toutefois, il conservait une large autonomie politique.
Cherchant un point d’appui en Extrême-Orient, et ne pouvant avoir accès aux ports japonais en raison de la politique de « sakoku », la France de la Monarchie de Juillet a fixé son attention sur ce royaume et y a envoyé à partir de 1844 des militaires ainsi que des prêtres des Missions étrangères de Paris. La situation ainsi créée dans le royaume fut aussi inédite que complexe ; d’un côté, les autorités des Ryûkyû surveillaient très étroitement les étrangers présents, qu’elles isolaient de la population locale par tous les moyens ; d’un autre côté, les Français profitaient de l’occasion qui leur était donnée pour observer de l’intérieur cette contrée encore peu connue de l’Europe et pour tenter de l’évangéliser.
Ce premier contact aboutit à la conclusion d’une convention, le 24 novembre 1855, entre la France et le royaume des Ryûkyû. Si cette convention ne fut finalement jamais ratifiée, elle a eu un impact important sur la politique extérieure des Ryûkyû. Elle a également pesé sur les premières relations franco-japonaises.

vendredi 13 décembre : soutenance de M. HOOSHMAND Nader
Titre : Rancière, Jameson et penser avec le roman : dynamiques philosophiques, perspectives politiques

Résumé :
Pourquoi et comment penser et repenser depuis le roman, ce "genre" hors-norme et difficilement définissable qui s’est historiquement trouvé à la croisée de l’ancien et du nouveau ? qui a été à bien des égards la représentation même de la nouvelle poétique se construisant au fur et à mesure à partir et sur les ruines de la hiérarchie fictionnelle du passé ? qui a déployé et qui déploie toujours, peut être mieux que les autres formes narratives, de nouvelles possibilités aussi bien que de nouvelles apories toutes faisant partie des horizons de la modernité littéraire elle-même ? C’est en nous reposant ces questions fondamentales que nous nous interrogeons sur la place privilégiée qu,occupe le roman chez Fredric Jameson et Jacques Rancière qui ont tous deux pensé une politique de la littérature : la relecture jamesonienne de l’interprétation de textes et la contre-lecture ranciérienne de l’Idée de la littérature y sont considérées comme deux points de départ qui nous conduisent au cœur de notre propre problématique, c’est à-dire interroger une pensée de la lecture qui, en dépit de leurs divergences méthodiques, fait de Jameson et Rancière avant d’être des critiques littéraires des penseurs de la lecture comme pratique émancipatrice. Tel que Jameson et Rancière l’entendent, le mettent en perspective et l’analysent, le roman semble, tout en se changeant et la forme et le contenu, être la continuité de ses propres remises en question. De Cervantès et son roman archétypique jusqu’à Flaubert et son incessante quête pour le "mot juste", de Balzac et sa typologie zoologique des espèces sociales jusqu’à Proust et Joyce et leurs livres-mondes tout en passant par les narrations de Conrad. Faulkner, Woolf, etc., nous poursuivons donc les interventions critiques ébauchées et élaborées par Jameson et Rancière dans les champs opérationnels de la littérature romanesque afin de rouvrir, pour
notre part, de nouveaux horizons où s’entrecroisent et s’entremêlent les processus philosophiques avec les faits et les situations historico-politiques.

jeudi 16 décembre : soutenance de M. DIEDHIOU Ibrahima
Titre : Entre utilisation et préservation des ressources ligneuses en Afrique de l’Ouest : Dynamique des paysages forestiers en Sénégambie méridionale

Résumé :
Ce travail de recherche a pour objet de caractériser la dynamique des paysages forestiers, un des piliers du système de production sénégambiens. Il met l’accent sur l’une des problématiques les plus importantes de ce XXI siècle à savoir comment concilier les usages et la préservation des ressources forestières au moment où la demande ne cesse d’augmenter à l’échelle mondiale. Ces paysages forestiers qui, depuis longtemps rythment et organisent la vie spirituelle, culturelle et économique des populations rurales sénégambiennes ont connu ces cinq dernières décennies des mutations sans précédents. L’un des principaux éléments à l’origine de la situation actuelle est sans doute la pluviométrie dont la variabilité à la fois temporelle et spatiale a non seulement ébranlé de façon générale la vie rurale mais aussi réduit la productivité des écosystèmes naturels. Cette situation est encore aggravée par l’instabilité politique que connait la région depuis les années 1980, qui a fortement changé la relation entre les populations et leurs ressources à tel point que se pose désormais la question du devenir des paysages forestiers de cette région. Pour mieux appréhender la problématique soulevée, nous avons combiné dans une approche multiscalaire, l’analyse des données de télédétection et les images Google Earth avec les Systèmes d’Information Géographiques. Ce travail cartographique a permis dans un premier temps de dresser l’état de ces paysages forestiers, leur dynamique d’évolution à l’échelle régionale et dans un second temps, d’appréhender les mutations en cours au sein des terroirs villageois par l’analyse des logiques d’organisation, d’appropriation de l’espace, des pratiques, des usages et des modes de gestions des ressources ligneuses. Cette dynamique des paysages forestiers illustre aussi d’une certaine façon la relation entre les populations et leurs ressources, laquelle ne peut être appréhendée par les entretiens. L’analyse du discours par approche textométrique a par ailleurs montré que la perception de la dynamique paysagère est fortement dépendante du poids et de l’influence de l’autorité régissante l’usage et l’exploitation des ressources. Elle a révélé en outre que lorsque le mode de gestion des ressources ligneuses repose sur le droit coutumier comme c’est le cas dans les terroirs du sud de la Casamance, les boisements se densifient. Ce type de dynamique contraste fortement avec celle observée dans les terroirs villageois du nord où la frigidite de l’autorité coutumière et des services de l’État ont favorisé l’exploitation abusive des ressources forestières.

jeudi 19 décembre : soutenance de Mme SCHIPOUNOFF Nathalie
Titre : Aimables startuppers, pour un monde meilleur ou une meilleure place ? Ethnologie du mode startup dans un incubateur parisien.

Résumé :
« Changer le monde et en faire un meilleur endroit » est le leitmotiv de tout startupper qui souhaite convaincre des investisseurs. Une startup dans l’IT (information technology) est « une institution humaine conçue pour créer un produit ou un service dans des conditions d’incertitude extrême. » Que signifie alors pour un startupper « vouloir changer le monde » ? Les fantasmes de la réussite pour tous et de l’entrepreneuriat suffisent-ils à prendre un tel risque ? Notre hypothèse de départ est que le mode startup observé dans ce travail de recherche est une fabrique de « nouveaux ambitieux » dans le système néolibéral. L’enjeu est de permettre aux startuppers d’espérer contribuer par leur travail à un monde meilleur, alors qu’ils restent au service de la sphère financière et des levées de fonds, voire de la spéculation en échange d’une meilleure place sociale.
Pour en faire la démonstration, les méthodes utilisées dans cette recherche s’articulent autour de quatre grands axes :

- une recherche académique, conjuguée à une veille récurrente,
- une observation ethnologique participante dans un incubateur parisien pendant plus
de 15 mois,
- une étude ethnographique et sémantique des posts (billets) partagés et anonymisés
sur Facebook de startuppers et de monographies biographiques publiées sur Tumblr
des fondateurs de startups présentes pendant la phase de terrain.

L’objectif est de tenter dans la lignée du « Village métamorphosé » de Pascal Dibie
d’apporter à sa mesure, à l’échelle d’un incubateur « une approche singulière porteuse de l’universel »3, des éclairages sur les coutumes, les rituels voire les croyances du monde des startups et de démontrer dans cette recherche en quoi le mode startup n’a pas vocation à sortir du capitalisme, mais à le réenchanter. L’utopie aux sources du numérique qui consiste à vouloir changer le monde est devenue un pitch marketing.
Toutefois, cette étude entrevoit dans ce postmodernisme et le fait de devenir startupper une forme de résilience. Créer une startup, c’est vouloir retrouver du sens et une place parmi les meilleurs, mais c’est aussi tenter de concilier l’inconciliable : humaniser la déshumanisation.

vendredi 20 décembre : soutenance de M. PIERRE Louis-Marc
Titre : La vulnérabilité des communes de Port-au-Prince et de Petion Ville (Haiti) vue à travers le linéaire de la rivière Bois-de-Chêne : Analyse de géographie urbaine et des risques

Résumé :
Cette thèse aborde la vulnérabilité du territoire du bassin versant de la rivière Bois-de-chêne. Cette vulnérabilité augmente, entre autres, en raison de la métropolisation de la ville de Port-au-Prince, la capitale du d’Haïti. Ce processus de vulnérabilisation ou d’aggravation des vulnérabilités génère des dysfonctionnements et est largement responsable de l’aggravation des destructions quand survient un phenomene potentiellement domageable. Notre objectif est donc d’analyser la vulnerabilité du territoire tant du point de vue biophysique, social que du point de vue systémique.
Pour ce faire, nous avons élaboré une démarche méthodologique fondée sur des observations directes (individuelles et de groupe). Nous avons collecté des données de terrains au moyen d’enquêtes auprès de 300 ménages, auprès des membres d’organisations et de personnels (Membres CASEC, Maires, directeurs de service, etc.). Nous avons aussi utilisé les données de l’Institut Haïtien de la Statistique et de l’Information (IHSI) relatives au profil démographique de la population. Les archives et divers documents nous ont aussi permis de comprendre la construction historique des vulnérabilités du bassin versant de la rivière du Bois-de-chêne, et de Port-au-Prince en général.
Nous insistons sur les jeux des acteurs (internationaux, nationaux et locaux), quant à l’aménagement de l’espace et de la gestion des risques et des catastrophes.
Le croisement et l’analyse des données recueillies montrent que la vulnérabilité est historiquement liée, d’une part, à l’occupation des zones fragiles, à la centralisation du pays autour de Port-au-Prince et aux crises multiples et cycliques de tout type exacerbées par la pauvreté chronique. Celle-ci influence profondément l’environnement physique, socioéconomique et politique du bassin versant de la rivière Bois-de-chêne. D’autre part, la vulnérabilité est profondément liée au mode d’aménagement et de gestion des risques et des catastrophes, dont les dispositifs mis en place par les acteurs étatiques créent des conflits divers à différentes échelles.
D’autres dispositifs institutionnels, les ONG, les acteurs institutionnels voire les individus ont pris le relai des acteurs politiques traditionnels pour réduire la vulnérabilité. Néanmoins, ces nouveaux acteurs n’ont pas contribué à une meilleure gestion du risque. Les dispositifs administratifs, institutionnels et juridiques nationaux sont au même titre que les institutions internationales parfois responsables de conflits entre certains acteurs qui vulnérabilise le système du Bois-de-chêne.

vendredi 20 décembre : soutenance de Mme PLEDRAN Oriane
Titre : L’agroforesterie sous contrat : leurre ou opportunité ? Cas des filières café et cacao, études de cas au Pérou et au Nicaragua

Résumé :
Le changement climatique, la dégradation des sols, la déforestation, la rémanence de la pauvreté dans les zones de production, la demande pour une qualité et une traçabilité accrue sont autant de signaux appelant à repenser les modes de production du café et du cacao. Les analyses menées auprès des industries de l’aval et sur deux partenariats agroforestiers au Pérou et au Nicaragua permettent de concevoir le modèle de l’agroforesterie sous contrat comme une solution pertinente pour repenser la place de l’entreprise dans son écosystème, réduire la vulnérabilité des producteurs et accroître les externalités environnementales positives de l’entreprise. Toutefois, cette approche ne semble aujourd’hui fonctionner que pour les entreprises positionnées sur les marchés de niche, là où la demande pour un produit de qualité organoleptique et éthique est plus importante. Sur les autres segments du marché, les approches agroforestières demeurent encore timides et limitées. Aussi, parmi les quatre types de partenariats identifiés, tous n’ont pas le même potentiel pour répondre aux problématiques d’approvisionnement et de vulnérabilité du producteur. Les modalités de mise en œuvre (niveau de l’offre de services, organisation locale, prise en compte de la dimension sociale du contrat), le contenu du contrat (inclusion de la dimension « arborée » dans le contrat de production) et le modèle agroforestier promu (inclusion des arbres fruitiers) sont des facteurs clés de succès d’un partenariat agroforestier. La reconfiguration des chaînes de valeur du café et du cacao invite à l’adoption d’un nouveau regard holistique sur la relation qu’entretient l’entreprise avec le producteur.



  • mardi 26 novembre 2019
  • Catégorie : Offres de bourse
Appel à candidatures pour des bourses de recherche de moyenne durée (1 à 3 mois) en 2020 de l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC)

Conditions :
• Inscription obligatoire en thèse de doctorat et dans une formation doctorale.
• Disciplines privilégiées : Sciences humaines et sociales uniquement (histoire, sociologie, anthropologie, géographie,
philosophie, psychologie…), science politique, droit, économie.
• Période : monde contemporain (du XIXe à nos jours).
• Le sujet de recherche doit être impérativement sur l’Algérie.
• Terrain à effectuer au plus tard le 30 novembre 2020.

Pièces obligatoires du dossier de candidature :
• Lettre de motivation qui doit entre autres expliciter les raisons pour lesquelles la bourse est nécessaire.
• Problématique et méthodologie de projet de thèse (5 pages maximum).
• Un CV détaillé.
• Une lettre du directeur de thèse certifiant les aptitudes de l’étudiant et son inscription en thèse.
• Photocopie d’inscription dans une université.
• La fiche jointe dûment remplie.
• Les dossiers doivent être rédigés en français.

Les dossiers seront soumis à l’évaluation d’un comité de sélection
Les résultats seront communiqués au plus tard le 24 janvier 2020

Les dossiers complets doivent être transmis à l’attention de :
Madame Oissila Saaidia
Directrice de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain
direction@irmcmaghreb.org
irmc.maghreb.tunis@gmail.com

Pièces jointe :
Appel à candidature bourse Algérie 2020 en français
Appel à candidature bourse Algérie 2020 en arabe
Fiche de candidature 2020
pdf/appel_a_candidatures_bourses_algerie_2020_1.pdf
pdf/appel_a_candidatures_bourses_algerie_2020_version_en_arabe.pdf
pdf/formulaire_bourses_algerie_2020.pdf



(pdf, 163.5 ko).
(pdf, 219 ko).
(pdf, 5.5 ko).




  • mardi 26 novembre 2019
  • Catégorie : Offres de bourse
bourses Jean Walter Zellidja de l’Académie française 2020

Cette bourse, destinée à deux étudiants, aident les jeunes chercheurs francophones, diplômés du second cycle, doctorants inscrits à l’ED 624 ou post-doctorants, à mener à bien un projet de spécialisation ou de recherche dans le pays de leur choix pour des séjours dont le début se situe entre juin et décembre 2020.

Conditions :
- Être âgé de moins de trente ans
- Être élève d’une grande école, d’une université, d’un institut ou d’un conservatoire sélectionnés par l’Académie française.

Les dossiers doivent être retournés, dûment complétés, avant le 15 janvier 2020 au plus tard.

Votre candidature devra comprendre les documents suivants :
- CV
- Projet de recherche structuré et argumenté (1 à 2 pages minimum) - séjour de 5 mois minimum à 12 mois maximum
- Lettre d’invitation émanant du laboratoire, de l’université ou de l’organisme étranger qui accepte de recevoir le lauréat
- Attestation confidentielle, rédigée en français, et manuscrite du directeur de thèse concernant la personnalité du candidat et l’intérêt du travail envisagé
- Budget présentant les crédits et les dépenses prévisionnelles
- une copie de tous les diplômes obtenus

Les candidatures seront examinées selon les critères habituels d’aptitude et de réussite académique mais également en fonction de l’intérêt présenté par le projet et de l’originalité du thème de recherche.

Merci de noter qu’en cas de sélection de votre dossier, un dossier administratif spécifique pour l’Académie sera à remplir en plus.

Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez contacter Mme Catherine Mariuzzo au 01 44 41 87 63 ou catherine.mariuzzo@academie-francaise.fr



  • lundi 25 novembre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES Novembre 2019

vendredi 8 novembre : M. BERNADOU Dorian
Titre : "La fabrique du récit territorial en Italie, les cas des régions Emilie-Romagne et Latium"

Résumé :

vendredi 22 novembre : M. LAMENIE Brice
Titre : "La dimension urbaine de la politique européenne de cohésion et la construction métropolitaine : le cas de L’Ile-de-France"

Résumé :
L’effet de L’intervention de L’Union européenne sur les politiques publiques nationales et locales est aujourd’hui couramment démontré.
Depuis quelques décennies, l’UE a tenté de porter un modèle de traitement des problèmes urbains par l’intermédiaire d’expérimentations menées au titre de la politique régionale. En 2007,1es dispositifs dénommés « Projets pilotes urbains » et « URBAIN » ont été fondus dans le cadre général de la politique de
Cohésion. Si les objectifs de cette dernière sont désormais adossés à la Stratégie de Lisbonne-Gôteborg, renommée en 2010 « Stratégie Europe 2020 », la dimension urbaine a néanmoins été réaffirmée. Les objectifs fixés par la Stratégie de Lisbonne Gôteborg, plus favorables à la compétitivité, posent la question d’une
orientation plus directe de la politique de cohésion à destination des territoires métropolitains. La dimension urbaine de la politique européenne de cohésion et les enjeux de la construction métropolitaine semblent maintenant face à face.
Notre étude interroge les modalités de leurs croisements à partir du cas de l’Île-de-France. Dans cette Région, l’apparition d’un échelon métropolitain en 2016 questionne la concurrence et la complémentarité entre les différentes échelles de l’organisation territoriale. En nous basant sur une série d’observations et d’entretiens, menés auprès des acteurs charges de la conception et de la mise en œuvre de la politique de cohésion, notre démonstration s’enrichit d’analyses de
terrains et d’un corpus documentaire issu des instances de gouvernance.
Nous montrerons ainsi que la dimension urbaine de la politique de cohésion est un vecteur incomplet de transformation des pratiques de l’action publique locale. De plus, son impact financier est relativement faible et sa territorialisation incomplète.
Par ses principes d’intervention, la politique de cohésion invite les collectivités à s’adapter et accompagne, sans les bouleverser, les dynamiques de la construction métropolitaine en Ile-de-France. L’Union européenne constitue aussi une opportunité pour la Région, depuis le transfert d’une grande partie de la gestion des fonds en 201,1, d’affirmer sa position de coordinateur. Au niveau infrarégional, les effets de
la politique de cohésion sont plus mesurés, et les fonds européens soulignent les difficultés de structuration des différents territoires.

mercredi 27 novembre : Mme WACTA Christine
Titre : Vers la "ville neuro-prothétique" du futur : une maquette de ville renseignée comme plateforme d’échange et de croisement d’applications integrant des données en temps réel et sur un support topographique de référence (permettant une approche urbaine holistique qui intègre pleinement les questions socio-culturelles et environnementales nécessaires dans une conception urbaine intelligente)

Résumé :

vendredi 29 novembre : M. CARLIER Benoît
Titre : Les risques d’origine torrentielle et gravitaire dans la haute vallée du Guil (Queyras, Alpes du Sud, France)

Résumé :
Le Queyras est particulièrement exposé aux aléas d’origine torrentiel et gravitaire. Dans le cadre du projet SAMCO, une étude se voulant systémique a été menée sur cet espace. Combinant l’étude des aléas et l’évaluation de la vulnérabilité, cette analyse a été menée à différentes échelles spatiales afin de se conformer aux attentes des gestionnaires du risque. Ce travail de recherche est divisé en cinq parties.
La première partie est consacrée à l’analyse des facteurs pouvant prédisposer le bassin du Haut-Guil au déclenchement d’aléas d’origine torrentielle et gravitaire. Y sont exposés les caractéristiques géologiques, géomorphologiques, anthropiques et hydroclimatique du bassin du Haut-Guil. Ces travaux ont permis d’identifier les principaux risques et de mettre en avant le rôle des transferts sédimentaires et des phénomènes de retour d’est dans la genèse des risques.
La deuxième partie se focalise sur l’un des sous-bassins les plus actifs du bassin en matière de transferts sédimentaires : le Peynin. L’objectif était d’évaluer le rôle des sédiments dans la genèse des aléas. On s’est ici intéressé à la caractérisation et la quantification des stocks sédimentaires du Peynin, à la quantification des transferts sédimentaires, à l’établissement d’un budget sédimentaire sur 20 ans et à l’analyse de la connectivité fonctionnelle du bassin du Peynin. Ces travaux ont permis de formaliser la cascade sédimentaire du Peynin et de mettre en avant le rôle des laves torrentielles dans la recharge des stocks intermédiaires. Ces travaux ont aussi mis en lumière la nécessité d’une recharge des stocks comme condition au déclenchement de crues catastrophiques.
Dans la troisième partie sont exposées les cartes produites pour chacun des aléas pris en compte : les crues torrentielles, les glissements de terrain et les avalanches. L’aléa crue torrentielle a été cartographié par diachronie et à l’aide d’une modélisation hydraulique. L’aléa glissement de terrain a été cartographié suite à une modélisation de la susceptibilité aux glissements de terrain. L’aléa avalancheux a été cartographié à partir des cartes de la CLPA complétées. Ces travaux ont mis en évidence la forte exposition des communes de la Haute-Vallée du Guil aux aléas torrentiels et gravitaires. L’exposition des communes du bas-Queyras et des vallées des Aigues est moindre.
Dans la quatrième partie nous nous sommes intéressés à la composante vulnérabilité du risque. Cette dernière a été évaluée dans ses dimensions biophysique et sociale, d’abord séparément puis conjointement afin de donner un aperçu de la vulnérabilité globale du territoire. On a ainsi procédé à l’évaluation des conséquences potentielles des différents aléas sur les enjeux bio-physiques du Queyras, à l’analyse des perceptions individuelles et collectives des risques. Ce travail effectué, nous avons proposé une méthode innovante visant à évaluer ensemble les aspects biophysiques et socio-économiques de la vulnérabilité. Sur l’aspect biophysique, ce sont les communes de la haute-vallée du Guil qui apparaissent les plus vulnérables. Sur le volet social, la tendance est inverse.
Dans la cinquième partie, nous avons procédé à l’analyse des risques et de leurs évolutions possibles dans un contexte de changement global. Y sont exposés les travaux relatifs à notre analyse des risques dans le Queyras. Ils s’accompagnent d’une réflexion sur la résilience des communautés queyrassines et sur les modalités de la gestion des risques à l’échelle du bassin-versant et de la commune. Quatre scénarios d’évolution de l’occupation du sol aux horizons 2050 et 2100 sont présentés. Ces scénarios simulent les évolutions possibles du territoire face à différents contextes socio-économiques. D’une manière générale, les risques sont très importants dans le Queyras néanmoins, les commutées queyrassines montrent des signes évidents de résiliences.

vendredi 29 novembre : M. OILI Hassan
Titre : "L’islam à la croisée des identités sociopolitiques chez les élites mahoraises de Mayotte et de la diaspora : Élites, Citoyenneté, Ethnicité et Religion"

Résumé :
Cette thèse est consacrée à l’étude de la transnationalisation de l’islam mahorais avec en perspective l’étude des processus de recomposition des identifications sociopolitiques des élites mahoraises de Mayotte et de la diaspora, en particulier ceux qui sont en France métropolitaine.
Nos enquêtes de terrain basées essentiellement sur des observations participantes et des entretiens semi-directifs montrent la place centrale de l’islam dans les positionnements et les processus de construction des identités sociopolitiques des élites mahoraises. L’islam est un référent fort, présent, difficilement contournable par ces élites mais différemment mobilisé par les uns et par les autres selon le contexte.
Tout au long de la thèse nous mettons en évidence les variations de ces identifications sociopolitiques à l’islam. L’islam est mobilisé comme origine, culture, confession…et parfois, mais de manière marginale, il peut disparaitre.



  • vendredi 22 novembre 2019
  • Catégorie : Appels à communication
Centre de Recherche Français à Jérusalem - Aides à la mobilité internationale pour doctorants et post-doctorants

Le Centre de Recherche Français à Jérusalem lance un appel à candidatures pour des aides à la mobilité internationale pour doctorants et post-doctorants (AMI) dans les disciplines suivantes :
• archéologie, préhistoire
• histoire, sciences des religions, philosophie, linguistique
• anthropologie, sociologie, sciences politiques
• géographie, architecture, urbanisme

Je vous prie de trouver l’annonce en pièce jointe, ainsi que le lien vers le site : http://www.crfj.org/appel-a-candidatures-2/



(pdf, 205.9 ko).




  • mardi 19 novembre 2019
  • Catégorie : Offres de bourse
Allocation de recherche AFHE en l’honneur de Jean Heffer

L’Association Française d’Histoire Economique a décidé d’offrir une allocation de recherche à hauteur de 1000 euros pour financer une mission de dépouillement en archives.

L’allocation est dédiée cette année à la mémoire de Jean Heffer.

Critères d’éligibilité

Peuvent candidater les étudiants inscrits en Master 2 et en doctorat, en France ou dans un pays francophone, et travaillant sur un sujet d’histoire économique, sans restriction de période.

Les pièces à fournir sont :

une lettre du directeur de recherches justifiant l’intérêt de la mission.
un projet de recherche (6 000 signes)
une liste détaillée des archives à consulter

Les candidats doivent être adhérents de l’association à jour de leur cotisation.

Calendrier

Les propositions sont à envoyer à l’adresse de la secrétaire générale de l’AFHE : anne.conchon@univ-paris1.fr en indiquant dans l’objet du message “Allocation Archives AFHE 2019” jusqu’au 30 novembre 2019.

Jury

Le lauréat sera désigné par le comité directeur de l’AFHE.

Conditions

Le lauréat, s’engage à :

présenter son projet de recherche dans le cadre du congrès de l’AFHE (6 et 7 décembre 2019) en quelques minutes.
rédiger un compte-rendu de sa mission dans un délai de trois mois après la fin de sa mission pour diffusion sur le site de l’AFHE
participer au congrès suivant de l’AFHE pour exposer le résultats de ses recherches.

Le versement s’effectuera sur présentation du titre de transport. L’allocation couvrira le billet de train ou d’avion et des per diem (groupe 1 de http://pauillac.inria.fr/~leifer/ijeuro/#info) calculés en fonction de la longueur du séjour, pour un maximum de 1000 euros. Elle sera versée avant le début du séjour.

Bien que l’allocation soit cumulable avec une autre subvention, le lauréat s’engage à ne pas demander un double remboursement pour les mêmes dépenses.

Plus de détails sur le congrès : https://afhe.hypotheses.org/11738

L’inscription est obligatoire : https://forms.gle/rECXZH8hjNQTKbqu6

Pour adhérer à l’AFHE : https://afhe.hypotheses.org/category/actualite-de-lafhe/adherer



  • vendredi 15 novembre 2019
  • Catégorie : Offres de bourse
Prix de l’Université 2020 du Conseil départemental du Val-de-Marne

Le Département récompense les meilleurs travaux universitaires du Val-de-Marne via le Prix de l’Université.

22 500 euros seront répartis entre les différent.e.s lauréat.e.s.

Date limite de dépôt des candidatures : 15 décembre 2019

Le Prix de l’Université est un prix destiné à récompenser chaque année les travaux de recherche (thèses, mémoires) des étudiantes et étudiants val-de-marnais ou dont les travaux portent sur le Val-de-Marne.

Ce prix a été institué par le Département du Val-de-Marne et il s’adresse aux étudiantes et étudiants ayant récemment soutenu un mémoire de Master ou une thèse de Doctorat.

Le montant total du prix est de 22 500 € répartis entre les différents lauréates et lauréats.

Les inscriptions sont ouvertes à l’automne et le prix est remis lors du Rendez-vous de la recherche et de l’enseignement supérieur, en fin d’année scolaire.

Pour concourir au prix de l’université, le candidat doit :

- être étudiant ou étudiante
- être Val-de-Marnais ou Val-de-Marnaise ou avoir effectué sa recherche dans un établissement supérieur du Val-de-Marne ou avoir effectué sa recherche dans un autre établissement supérieur sur une thématique en rapport avec le Val-de-Marne

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 décembre 2019.

L’inscription s’effectue en ligne sur https://www.valdemarne.fr/le-conseil-departemental/formulaire-de-candidature-au-prix-de-luniversite



  • vendredi 15 novembre 2019
  • Catégorie : Offres de bourse
Bourse de recherche - Prix "fondation Auschwitz" 2019-2020

La Fondation Auschwitz offre une "bourse de recherche" destinée à aider un.e étudiant.e, un.e jeune chercheur.e ou un.e artiste à développer un projet.

Tous trois dotés de 3 125€

Thématiques :
- Le National-socialisme et IIIe Reich (Histoire, politique, économie, société, culture et idéologie)
- Les crimes et génocides nazis, les mécanismes et processus qui les ont engendrés
- Les conséquences de ces évènements sur la conscience contemporaine et la mémoire collective
- Les phénomènes similaires dans le passé et dans les sociétés contemporaines

Date limite de candidature :
31 janvier 2020

Pour tous renseignements :
Mémoire d’Auschwitz ASBL
Rue aux Laines, 17 (bte 50)
1000 BRUXELLES
Tel : +32 (0)2 512 79 98
daniel.weyssow@auschwitz.be

www.auschwitz.be



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