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Economies, espaces, sociétés, civilisations : pensée critique, politique et pratiques sociales
Ecole doctorale 382
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Soutenances


  • mercredi 20 mars 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances mai 2019

-  Vendredi 24 Mai : Monsieur Emmanuel CASAJUS
"Images, cultures et aspirations dans les contre cultures politisées. Le cas de l’Action Française"

Résumé : J’ai tenté dans ce travail d’analyser les pratiques sociales de la jeunesse militante d’extrême droite sous l’angle de sa culture juvénile, et de replacer cette culture juvénile dans l’ordre des évolutions matérielles et culturelles de l’Occident. Dans ma démarche, j’ai tenté de montrer que le nationalisme, sous ses diverses formes, n’avait jamais été en contradiction avec la modernité et la post-modernité, mais qu’il a été, au contraire, un de ses multiples visages. J’espérais ainsi rendre plus compréhensibles les pratiques de l’extrême droite contemporaine. Depuis les années 1960, les groupes « jeunes » se sont émancipés des mouvements politiques « adultes ». Les individus qui composent les sections jeunes, sont pour la plupart étudiants. Célibataires, bénéficiant d’une relative liberté matérielle, ils sont dans une situation transitoire entre une adolescence bien encadrée et une vie bien rangée. Par conséquent, leur passage dans la sphère radicale est souvent bref (une nouvelle relation amoureuse, de nouvelles amitiés, un nouveau travail l’interrompent aisément), et peu d’entre eux s’investissent très sérieusement dans le militantisme. Pour autant, l’idéologie politique n’est pas absente : c’est en fonction d’elle que les individus et les groupes se polarisent sur un champ concurrentiel, où chacun s’observe et se jauge. Il ne s’agit cependant pas d’une idéologie politique pure : mêlée de thématiques religieuses, de références culturelles et contre-culturelles, cette idéologie politique n’a plus pour fonction première de permettre une analyse « holistique » de la réalité, mais seulement celle de définir un rôle social valorisant. Afin de comprendre le rapport entre « le soi » des individus et les références politiques et historiques qui viennent l’étayer, j’ai développé un outillage méthodologique centré sur l’image.
J’ai commencé, dans un premier chapitre, par décrire deux phénomènes corollaires, qui ont complétement bouleversé le rapport des hommes occidentaux à eux-mêmes, et ceux depuis deux siècles :
• premièrement, le perfectionnement des moyens techniques capables de reproduire des images ; 
• deuxièmement, l’abaissement des coûts de production a permis de démocratiser les marchandises pourvoyeuses de fantasmes : prêt à porter, mobilier. 
En conséquence, depuis le XIXe siècle n’ont cessé de se développer des imageries et des systèmes de marchandises reflétant ces images. 
J’ai ensuite tenté de replacer la culture nationale d’une part, et la culture juvénile nationaliste d’autre part, dans l’histoire récente des transformations de la culture occidentale. 
J’ai essayé, dans les trois chapitres suivants, de mieux comprendre l’usage de ces imaginaires hybrides en analysant leurs emplois chez les jeunes gens des groupes d’extrême droite contemporains. 
Ces jeunes gens emploient, déploient, retravaillent des répertoires d’images préconstruites pour se construire une image identitaire groupale et individuelle. Cette image est pour ainsi dire monnayée sur un champ social où elle est reconnue (ceux qui la regardent ont l’œil pour la comprendre) et socialement valorisante. Ainsi les images semblent entretenir un rapport dialectique avec le monde social, dans la mesure où les acteurs sociaux, afin de se positionner en détenteurs absolus de certains attributs recherchés, les convoquent par intérêt, et qu’elles les réifient en retour.

-  Samedi 25 Mai : Madame Ninon DUBOURG
« AD OBSEQUIUM DIVINUM INHABILEM », LA RECONNAISSANCE DE LA CONDITION DE PERSONNE INFIRME PAR LA CHANCELLERIE PONTIFICALE (XIIE – XIVE SIECLES)

Résumé : Les suppliques reçues et les lettres émises par la Chancellerie apostolique entre le XIIe et le XIVe siècle attestent la reconnaissance de l’invalidité par l’institution pontificale. Elles actent l’existence d’une infirmité physique ou mentale et autorisent le suppliant à adapter ses missions de clerc ou de chrétien en fonction de ses capacités. Ces documents se situent à la frontière entre une parole institutionnelle et des sources de la pratique. La sollicitation provoque une intense et complexe production épistolaire, mettant en évidence les acteurs engagés dans ce processus – les individus invalides et les personnels curial et ecclésiastique. Elle dévoile les législations spécifiques à l’institution et entraîne une définition de l’infirmité par la Chancellerie pontificale, catégorisant les corps invalides selon leur condition physique ou mentale. Les réponses de la Curie, basées sur la tradition de compilation de cas similaires, connus par le droit et l’enregistrement, confirment la reconnaissance de la condition de personne infirme. Les suppliques et les lettres constituent ainsi un excellent laboratoire d’analyse pour étudier le handicap médiéval dans sa relation à la papauté comme institution.

-  Mercredi 29 Mai : Monsieur Nouri RUPERT
Unions conjugales des françaises « d’origine marocaine » entre la France et le Maroc. Identités multiples et rapports sociaux de pouvoir

Résumé : Cette thèse s’appuie sur la réalisation d’une enquête qualitative autour des trajectoires conjugales, allant des mariages aux divorces, auprès de trente-cinq femmes françaises « d’origine marocaine » entre la France et le Maroc.
Nous avons réalisé deux terrains ethnographiques, un en région parisienne et un autre au Maroc auprès de femmes nées en France de parents marocains, ayant fait le choix de rester installées en France ou circuler de manière plus ou moins longue, entre la France et le Maroc. Elles ont toutes connu une situation de mariage et divorce.
Les mariages et divorces ne peuvent se comprendre qu’en considérant l’importance des classes sociales, des territoires qu’ils traversent à l’aide des rapports sociaux de sexe, de nationalité et de « race », imbriqués et visibilisés par la « double présence » des femmes françaises « d’origine marocaine » entre les deux espaces.
Après avoir souligné le contexte socio-historique singulier dans lequel les descendantes d’immigrant-e-s font l’expérience d’injonctions paradoxales, construisant leur situation de minoration en dehors et dans le mariage, nous reviendrons sur la construction des rapports de pouvoir qui amènent à objectiver l’existence d’un espace de circulation franco-marocain. L’inextricabilité qui existe entre mariages et divorces permet enfin, dans ce travail, de penser les luttes autour du déplacement/replacement des femmes françaises d’origine marocaine sur le marché conjugal « français », après un divorce.

-  Mercredi 30 Mai : Monsieur DI PIERRO Mattia
"L’expérience du monde : Claude Lefort et la phénoménologie du politique"

Résumé : La convinzione che guida questa ricerca è che il punto. La conviction qui guide cette recherche est que le point capital de la pensée de Claude Lefort est dans l’application politique de la pensée de Merleau-Ponty et de sa conception du chiasme, de l’imbrication des tous les niveaux qui forment la réalité. On peut dire que la phénoménologie du politique lefortienne c’est une application de la leçon merleaupontienne à la dimension politique du sociale. Le cœur de cette lecture est représenté par Le travail de l’œuvre Machiavel où le rôle du pouvoir et sa relation avec le peuple et les grands peint une conception du politique dans laquelle il n’y a pas de séparation possible entre constituant et constitué, réal et imaginaire, immanente et symbolique.
Le premier chapitre analyse donc la genèse de la philosophie lefortienne pendant les années dans lesquels le philosophe participe au groupe Socialisme ou barbarie. Dans cette période sa réflexion, même si encore interne au marxisme, montre déjà les signes de la phénoménologie. Ce rapport est évident dans la critique lefortienne aux philosophies de l’histoire et dans la notion d’« expérience prolétarienne ». Tandis que les études les plus connues autour du philosophe parisien affirment que sa pensée naisse à partir du détachement du marxisme, on montre comme toutes les principales catégories de la philosophie lefortienne surgissent dans la lecture critique des œuvres de Marx. Comment nous montrons dans le second chapitre, c’est dans sa lecture phénoménologique des œuvres marxiennes qui les idées de division du social, de dimension symbolique et de chiasme prennent forme. Dans ce cadre c’est en outre important le rôle joué par l’ethnologie : les études de Marcel Mauss sur le don en particulier, mas aussi celui de Abram Kardiner, Gregory Bateson et Claude Lévi-Strauss.
Le troisième chapitre affronte la conception lefortienne de la modernité, l’idée d’institution symbolique et la question de la division du social. Il est une sorte de préparation à l’interprétation de Machiavel. En effet, le chapitre suivant est dédié à cette dernière. On examine ici la division entre « les humeurs », le rôle du pouvoir comme pole symbolique et la relation entre le pouvoir, les grandes et le peuple. Nous montrons comme dans l’interprétation des Discours et du Prince Lefort construit sa phénoménologie du politique.
Le dernier chapitre, enfin, analyse la démocratie et le totalitarisme comme résultat et sommet de la phénoménologie lefortienne. Nous voyons ici comme la dynamique conflictuelle de la démocratie traduit le mouvement de l’être proposé par Merleau-Ponty dans un langage politique. En conclusion on considère la nouveauté de la phénoménologie du politique lefortienne dans sa différence par rapport à la « démocratie insourgeante » proposé par Miguel Abensour.



  • mardi 26 février 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Avril 2019

-  Vendredi 05 Avril : Monsieur Brice NOCENTI
"Métamorphoses de l’État productiviste. Le management public du fordisme au néolibéralisme, saisi à partir de ses savoirs de gouvernement."

Résumé : À la fin des années 1910, Max Weber écrivait : « Avant tout, dans la vie quotidienne, la domination est administration. » S’il revenait un siècle plus tard, il reformulerait : « La domination est gestion. » Comment comprendre, du point de vue d’une histoire des bureaucraties publiques et privées, l’invasion actuelle des services publics par des techniques managériales ? Cette thèse de sociologie historique du management public a pour objet l’émergence dans l’entreprise et la diffusion dans l’État de plusieurs dispositifs de gestion en France de 1945 à nos jours. Plutôt que de se contenter paresseusement de l’attribuer au « néolibéralisme », il s’agit de replacer les transformations à l’œuvre dans l’histoire longue du salariat public et des transformations du capitalisme. Instrument central de la première révolution managériale, la direction par objectifs a donné naissance à un nouveau mode d’organisation de l’entreprise : un gouvernement individualisé des cadres par les chiffres, orienté vers l’augmentation indéfinie de la productivité des ouvriers et employées. Les hauts fonctionnaires de l’État planificateur fordiste ont tenté sans succès de transposer dans les ministères cette forme de bureaucratie managériale : pas au nom du « marché », mais du contrôle du travail des petits fonctionnaires, de la croissance du PIB et de la puissance de l’État français. Dans le contexte tout autre des années 1990-2000 et du capitalisme financiarisé, la LOLF et la RGPP ont finalement institué ce gouvernement des services publics par objectifs, au service d’une fin nouvelle : la réduction des dépenses de l’État. Le système hospitalier, la collecte des impôts, les préfectures ou Pôle emploi ont été réorganisés sur le modèle de la grande entreprise fordiste intégrée des années 1970. Certains hauts fonctionnaires cherchent aujourd’hui à radicaliser ce projet en imposant une nouvelle forme d’organisation, plus opposée encore à un service public démocratique : la bureaucratie néolibérale de l’entreprise issue de la seconde révolution managériale des années 1980-1990, dont l’un des éléments centraux est le gouvernement des producteurs directs par une concurrence salariale formalisée, au moyen d’une gestion des ressources humaines vouée à « banaliser » le statut des fonctionnaires.



  • lundi 11 février 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Mars 2019

-  Vendredi 15 mars : Madame Pauline PICOT
« L’heure de nous-mêmes a sonné ». Mobilisations antiracistes et rapports sociaux en Ile-de-France (2005-2018).

Résumé : Cette thèse repose sur une enquête ethnographique menée entre 2013 et 2017 par observation (à des degrés de participation divers) et par entretiens, et sur une analyse de corpus. Elle vise à saisir l’activité militante concrète de plusieurs collectifs antiracistes franciliens : la Brigade anti-négrophobie, le Conseil représentatif des associations noires, le Parti des Indigènes de la République, le réseau Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation et le comité d’organisation des Journées contre l’islamophobie.
Croisant sociologie de l’action collective, des relations interethniques et des rapports sociaux, la thèse déroule le fil de l’analyse du travail militant au sein de ces collectifs. Il s’agit, d’un côté, d’expliquer ces mobilisations au regard des conditions sociales de leur apparition – le contexte politique, l’état du champ militant antiraciste – et leur conjonction avec les trajectoires des militant.e.s ; et d’un autre côté, de se pencher sur ce que l’action collective produit pour ceux et celles qui y participent.
On verra ainsi comment les mobilisations antiracistes déclenchées à partir du milieu des années 2000, du fait de militantes et de militants français héritiers de l’immigration (post) coloniale, participent d’une lutte pour l’hégémonie sur la définition du racisme en France : l’action collective contribue à produire des intellectuel.le.s, qui produisent de la théorie sur le social. Les formes de travail militant observées et analysées (intellectuel/domestique/émotionnel, visible/invisible) permettent d’interroger les façons dont s’actualisent les rapports de classe, de race et de sexe dans et par l’activité militante. Enfin, ces mobilisations ouvrent la perspective de la constitution des catégories minorisées dans les rapports sociaux de race en groupes sociaux « pour soi », politiquement représentés, c’est-à-dire la possibilité de formes de communalisation minoritaire.

-  Vendredi 15 mars : Madame Maria Soledad RUIZ-JABBAZ
"Dignité, estime et mépris. Enquête sur la dynamique quotidienne de la reconnaissance sociale dans une población de Santiago du Chili"

Résumé : Cette thèse porte sur la forme que revêt la dimension de la reconnaissance sociale en jeu dans les relations sociales, au sein d’une población - ou quartier sensible, selon l’usage en France -, située à Santiago du Chili, dans une vaste zone de poblaciones similaires. Il s’agit d’un quartier au niveau socio-économique bas, fortement stigmatisé, au sein duquel l’absence de services et d’organismes de l’État est presque totale. Une telle configuration urbaine, qui se répète dans d’autres secteurs de la capitale, fait de Santiago l’une des villes les plus ségréguées d’Amérique latine. À cela s’ajoute le fait que, en conséquence du projet néolibéral implanté au Chili à partir des années 70, les politiques de sécurité sociale, d’éducation, de santé, de logement et de retraite sont fondées sur des logiques mercantiles, et les prestations sociales sont organisées en systèmes de qualité diverse selon la capacité de paiement des usagers.
Prenant comme point de départ les définitions de la reconnaissance d’Axel Honneth, nous avons ancré nos recherches dans l’expérience vécue des pobladores. Ainsi, à partir d’une enquête ethnographique, l’objectif était de comprendre : Comment affrontent-ils au jour le jour la possibilité/impossibilité d’exercer leurs droits sur le plan du travail et de la santé ? Comment construisent-ils une position digne d’être valorisée en tant que parents, travailleurs et habitants d’une población ? Comment éprouvent-ils les diverses blessures morales, telles que le mépris et l’humiliation, dont ils peuvent être victimes (ou responsables) ? Enfin, quels sont les sentiments associés au mépris ressenti ? Ces dimensions sont étudiées tant à travers les relations sociales tissées entre les habitants du même quartier, que dans celles qui les lient aux institutions et aux acteurs sociaux externes.
Les résultats de notre étude nous présentent un milieu social hautement normé et « surveillant de lui-même », où l’information sur les voisins circule très vite par le biais des commérages. L’un des aspects les plus importants de la vie quotidienne, à travers lequel on obtient de l’estime, est certainement la constitution d’une famille, à condition que l’on s’acquitte des tâches assignées au rôle à remplir. Si ce n’est pas le cas, la sanction sociale est très forte, plus encore envers les femmes. La deuxième dimension essentielle est celle du travail. Le fait d’être un travailleur/travailleuse dur à la tâche, et de savoir profiter des opportunités, constitue une autre grande source de fierté. Par rebond, tout échec d’un projet professionnel entraîne un sentiment prédominant : la honte. La honte opère alors comme une auto-dévalorisation, dans la mesure où la cause d’une telle situation est attribuée à la propre incapacité de la personne. Sur le plan de la santé, les pobladores doivent faire face à un système public aux ressources très limitées, dont les institutions les traitent en inférieurs, et où ils doivent se soumettre aux normes de fonctionnement et aux décisions des experts, indépendamment de la compréhension qu’ils en ont. Finalement, en tant qu’habitants d’un territoire stigmatisé, la ségrégation socio-spatiale et la stigmatisation alimentent un cercle constant de comparaisons, d’évaluations et de dévaluations à l’intérieur même du quartier, multipliant et reproduisant ainsi une série de différenciations et de frontières.



  • lundi 7 janvier 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Janvier 2019

-  Mardi 08 janvier : Madame Valentina VEGA GARCIA
"Les jardins (chinampas) de Xochimilco : entre histoire, paysage et enjeux patrimoniaux"

Résumé : Xochimilco est un paysage culturel, un ensemble de parcelles de terre entrecoupées de canaux d’eau (chinampas) qui composent un système de production agricole préhispanique au Mexique. Développé par le peuple Xochimilca depuis le Xe siècle, ces jardins flottants ont été par la suite répandus sur l’ensemble des territoires de la vallée de Mexico, notamment à Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque, édifiée sur un îlot au milieu d’un grand lac marécageux. Pendant la conquête espagnole au XVIe siècle, Tenochtitlan a été détruite et le lac progressivement asséché pour reconstruire la ville à la manière européenne. Aujourd’hui nommée Mexico, cette agglomération urbaine est une des plus peuplées au monde. Xochimilco est tout ce qui reste des chinampas d’autrefois, le système agricole originel ayant été très fortement réduit. Ce site a survécu à travers les siècles aux changements historiques en devenant le support de multiples activités et fonctions de la ville : approvisionnement en eau, centre sportif, zone de loisirs, pôle touristique, bien patrimonial, ainsi que réserve naturelle et foncière. L’agriculture intrinsèquement liée aux pratiques culturelles et religieuses continue à participer à la construction d’une identité forte de ses habitants. À présent, le milieu urbain portant préjudice à sa vocation agricole, les chinampas sont sur le point de disparaître. Leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987 leur a donné plusieurs avantages mais a aussi soulevé certaines contraintes. Les dégâts environnementaux peuvent-ils conduire à leur suppression de la Liste du patrimoine mondial ? Est-ce que la sauvegarde de l’identité ancestrale, patrimoniale et culturelle du paysage de Xochimilco dépend de son activité agricole ? Répondre ces questions et aborder les enjeux patrimoniaux de ce site est l’objet de notre travail de recherche. Non seulement cette région risque de disparaitre mais aussi sa biodiversité, sa culture, ses traditions et avec elle, le savoir-faire des Aztèques ou Mexicas.

-  Jeudi 24 janvier : Monsieur Mohamed Abdelaziz METALLAOUI
"Les jardins publics en Algérie au XIXe siècle : Histoire - Architecture - Patrimoine"

Résumé : Quelle est l’histoire des jardins publics de l’époque coloniale en Algérie ? Quels en sont les tracés et l’architecture, quelle est la relation entre les jardins et les monuments qui constituent leur enveloppe ? Quelle est enfin, la perception des Algériens sur le patrimoine vert que composent ces jardins ? Cette enquête a mis en place un socle à la fois théorique et pratique lié au processus de création des jardins publics, notion nouvelle introduite durant la colonisation. Elle propose une classification des différents espaces verts datant de cette même époque à travers les étapes de l’histoire urbaine coloniale. Ce travail a donc souhaité mettre en lumière les aspects méconnus de l’histoire du patrimoine vert pour lequel les Algériens manifestent intérêt et engouement croissants. Les objectifs de cette recherche étaient de mettre en évidence la richesse historique et architecturale méconnues des jardins publics algériens, et d’évoquer leur processus de patrimonialisation parfois difficile dans les principales villes du pays.



  • vendredi 23 novembre 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances décembre 2018

-  Mercredi 05 décembre : Madame Carole BIGNON
"Légitimités citadines et pratiques foncières à Douala"

Résumé : Les processus de légitimation citadine à Douala, capitale économique du Cameroun, sont étudiés par le prisme du foncier. L’analyse porte sur les discours, pratiques et représentations des citadins pour comprendre comment ils parviennent à négocier leur place en ville – plus ou moins durablement, au regard d’une pluralité d’acteurs. Dans un contexte de situation autoritaire et de forte dichotomie rural-urbain au sein des représentations communes, la citadinité ne va pas de soi à Douala et peut être contestée dans certains cas. Être à Douala et être de Douala ne portent pas le même sens et supposent une reconnaissance de légitimité à occuper l’espace, à l’aune de paramètres identitaires et de pratiques sociales. La confrontation entre trois quartiers – Bonabéri, New-Bell, Akwa – a permis de poser trois regards situés sur les légitimités citadines.
L’étude des processus de légitimation citadine en matière de foncier soulève différentes questions, parmi lesquelles l’importance de la prise en compte de la dimension identitaire. Dans ce cadre, l’analyse du poids de l’autochtonie dans les représentations citadines et sa traduction spatiale permettent de rendre compte que ce registre est saturant, mais que des marges de manœuvre existent notamment du fait des contours flous de la définition même de cette notion d’autochtonie. Le rapports aux normes officielles est également questionné, plus particulièrement la capacité à jouer, négocier, contourner ces dernières dans un contexte où l’écart est important entre normes officielles et pratiques foncières réelles. L’étude d’un déguerpissement survenu en 2014 montre cependant les limites des stratégies des citadins, révélant un conflit de normes. Les réponses citadines à travers la production matérielle et sociale de l’espace urbain, en contexte marécageux et/ou inondable et face au manque de solutions concrètes proposées par l’Etat, deviennent une manière d’interpeller ce dernier.

-  Lundi 10 décembre : Madame Gashin SHAHSAVARI
"Expérimentations et Modélisations de la Chasse Hydraulique dans les Réseaux d’Assainissement Unitaires – Cas d’étude d’un Collecteur Parisien"

Résumé : L’accumulation de sédiments sur le fond des égouts à faible pente est une contrainte au bon fonctionnement hydraulique et à la gestion des réseaux d’assainissement unitaire. Le recours à la chasse hydraulique est alors une pratique envisagée par les gestionnaires de réseau pour le nettoyage des canaux souterrains.
Les processus de transport sédimentaire dans les réseaux d’assainissement unitaire est rendu complexe en raison du jeu de nombreux phénomènes tels que la variabilité de l’étendue granulométrique des sédiments et la cohésion. La thèse présente les résultats expérimentaux et numériques obtenus avant et après une chasse hydraulique réalisée dans le réseau unitaire parisien. Une campagne de mesures a permis d’acquérir des données hydro-sédimentaires à haute résolution, permettant de caractériser et quantifier les processus d’érosion, de transport et de sédimentation agissant sous l’effet de la chasse hydraulique, du reste performante dans le nettoyage du réseau étudié. Deux modèles de transport sédimentaire comportant un modèle simple en condition de transport uniforme, et un modèle plus complexe impliquant le transport non-uniforme ont été développés afin de mettre en place un outil prédictif des mouvements des particules solides pendant le phénomène de chasse. Les deux modèles ont été capables d’évaluer à différents niveaux de précision l’efficacité de la chasse hydraulique en termes de transport sédimentaire. La comparaison des résultats issus des deux modèles permet de déterminer les avantages et les contraintes de chacun, révélant ainsi l’importance de prendre en compte l’hétérogénéité texturale des dépôts dans l’analyse de l’érosion, du transport et de la sédimentation des particules solides sous l’effet des chasses hydrauliques. De plus, une analyse de sensibilité de la gamme d’application de certains paramètres d’entrée du modèle de transport non-uniforme des sédiments a été réalisée. Les résultats ont confirmé le bon fonctionnement du modèle.

-  Mardi 11 décembre : Monsieur Damien CARRIERE
"Filtering Class through Space : Security Guards and Urban Territories in
Delhi, India"

Résumé : Security guards have become a fixture of a city like Delhi. They stand on duty in every upper and middle-class neighborhood and in every mall. I ask : what are the effects ofsecurity guards on the city of Delhi ? A quarter of a million men are deployed in Delhi’sstreets, and they are not successful in stopping crimes against women. It appears that the role of security guards is to mark the territory that they keep under watch as belonging to the upper and middle-classes. The first chapter exposes in detail the methodology employed for data collection. The second one proposes a “phenomenology of security guards”, that is, a close description of who they are and the work they do. Their work interrogates on the making and unmaking of public space. The third chapter pays attention to the legal framework and shows that the laws framing the work of security guards are neither coherent, nor respected. This should not be interpreted as a weakening of the state but rather as a reinforcement of the domination of middle and upper-class over the control of the city. In the fourth chapter I deploy the vocabulary of political economy approaches to explain the role that private security guards play in it sociopolitical fabric. I show that it participates in keeping at bay crisis by absorbing a significant surplus population. The system that permits the guards to work rests on a gendered division of labor which they contribute to reinforce by keeping Delhi’s street masculine.

-  Lundi 17 décembre : Madame Nataly CAMACHO MARINO
"Une anthropologie de la rue. Pauvreté, drogues et violence dans les ollas de Bogotá (Colombie)"

Résumé : Cette thèse s’interroge sur le rôle joué par la violence (dans les multiples formes que celle-ci peut prendre) dans le processus d’émergence, de permanence et de disparition d’espaces urbains dédiés au commerce et à la consommation de drogues dans le centre-ville de Bogotá, en Colombie. Ces espaces, couramment connus comme ollas et existant depuis plus de quatre décennies, sont contrôlés par des réseaux de trafic, fréquentés par des personnes sans-abri usagères dépendantes de drogues et considérés socialement comme les endroits les plus dangereux de la ville. À partir d’une démarche ethnographique de longue durée – dans les ollas, dans des centres d’accueil pour des personnes sans-abri et dans les rues du centre-ville – et d’une réflexion historique, ce travail analyse la manière dont la réalité des ollas est vécue et décrite, et cherche à saisir les rapports entre la pauvreté – manifestée notamment par la vie dans la rue –, le commerce et l’usage de drogues, la violence quotidienne des ollas et la violence politique liée au contexte historique colombien.



  • lundi 24 septembre 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances novembre 2018

-  Jeudi 08 novembre : Monsieur Rémi DE MATOS-MACHADO
"Paysages de guerre et Lidar : de la caractérisation des polémoformes à la conservation des patrimoines naturel et culturel de la forêt domaniale de Verdun (Meuse, France)."

Résumé : En 2013, l’utilisation de la technologie LiDAR en forêt domaniale de Verdun a mis au jour les stigmates géomorphologiques des combats de la Première Guerre mondiale, jusqu’alors masqués par un vaste manteau forestier de 10 000 ha. Vestiges du passé dans les paysages actuels, ces formes de relief, appelées polémoformes, possèdent une haute valeur archéologique. Il convient de les inventorier pour mieux les conserver dans une perspective de gestion durable du milieu forestier. À l’échelle de la forêt toute entière, ce travail n’est possible que si l’on développe une méthode de cartographie automatisée. Pour ce faire, la méthodologie présente trois volets :
1) analyser le modèle numérique de terrain et à en extraire les formes au moyen d’un algorithme semi-automatique ;
2) étudier la géométrie des formes inventoriées par une approche combinée d’analyses multivariées, qui permet le regroupement des polémoformes similaires ;
3) interpréter ces classes sur le terrain et grâce aux documents d’archives allemands et français. L’analyse cartographique révèle que plus de 600 000 polémoformes ont été conservées, auxquelles s’ajoutent plus de 400 km de restes de tranchées et boyaux de communication. La répartition et la diversité morphologique des polémoformes révèlent les pratiques d’aménagement du front, selon des logiques d’organisation telles que la distance au front et la configuration des paysages d’avant-guerre. Au-delà de la reproductibilité de la méthode, pouvant contribuer au développement de la recherche fondamentale sur d’autres champs de bataille, la thèse fournit des outils opérationnels pour la gestion et la conservation des patrimoines historiques, culturels et naturels de la forêt domaniale de Verdun. De ce fait, les ressources iconographiques produites seront exploitées dans la construction du prochain plan d’aménagement forestier, en vue d’optimiser la conservation des polémoformes et vestiges de guerre associés.

-  Vendredi 23 novembre  : Madame Nadia CORDERO GAMBOA
"Le devenir professionnel des jeunes diplômés étrangers en France"

Résumé : Les migrations professionnelle et étudiante ont été abordées sous l’angle des réseaux, de la socialisation ou des échanges entre les pays d’origine et la France. Cette recherche anthropologique, quant à elle, s’attache à analyser la situation professionnelle des jeunes diplômés de master ou de doctorat issus de pays n’appartenant pas à l’Union européenne. Ceux-ci souhaitent s’engager dans une activité professionnelle en France, toutefois « la question du retour au pays d’origine se pose souvent à l’issue de leurs cursus universitaire ». Pour eux, l’entrée dans le monde professionnel prend une dimension administrative très marquée. Ils se trouvent confrontés à des obligations administratives (pendant leurs études, dans la vie quotidienne ou au travail), à des contraintes d’insertion professionnelle ou de poursuite de carrière (postes réservés aux ressortissants de l’Union européenne, problèmes pour changer de statut) en passant par des difficultés à établir un projet professionnel après l’obtention de leur diplôme. Dans le cadre d’une démarche anthropologique, un travail d’immersion est mené au sein d’associations représentatives des doctorants travaillant sur la valorisation du parcours doctoral et d’associations qui informent et apportent leur soutien aux jeunes diplômés étrangers, afin d’appréhender la manière dont ils envisagent la suite de leur parcours en France et de connaître la manière dont ils le vivent.

-  Samedi 24 novembre : Madame Elodie GROSSI
« Bad Brains » : Race et Psychiatrie de la fin de l’esclavage à l’époque contemporaine aux États-Unis

Résumé : Cette thèse explore l’histoire sociale de la psychiatrie racialisée dans le Sud ségrégué et la médicalisation du corps noir du XIXe siècle jusqu’à l’époque contemporaine. En croisant les questionnements autour de la politisation de la science et des pratiques psychiatriques, ainsi que les notions de citoyenneté, de responsabilité et de droits civiques, elle étudie l’histoire des patients noirs en psychiatrie aux États-Unis et l’évolution des théories psychiatriques prenant pour cible l’altérité raciale. En s’appuyant sur un corpus d’archives personnelles de médecins, d’institutions de soins et de centres de recherche en psychiatrie, ainsi que sur une enquête qualitative réalisée auprès de psychiatres en Californie, elle montre la longue histoire des pratiques de discrimination raciale en médecine aux États-Unis et la construction de « l’apartheid médical » dans les hôpitaux du Sud depuis la fin du XIXe siècle. Ce travail retrace les différents régimes par lesquels la notion de race a été jugée pertinente par les psychiatres pour naturaliser les différences corporelles de la fin de l’esclavage jusqu’à l’époque contemporaine. Alors que la variable raciale commençait à être convoquée dans les études sur la folie à partir des années 1840, on observe, au cours du XIXe siècle, l’émergence d’un système de classification des pathologies et de routines appliquées aux corps noirs et blancs élaborés par les aliénistes sudistes pour contraindre et « guérir » les patients noirs dans des espaces séparés. En développant l’approche de la psychiatrie sociale et en fondant les premières cliniques urbaines dans les ghettos noirs dans le contexte de la Grande Migration, les psychiatres du Nord cherchaient par ailleurs à condamner à l’obsolescence les institutions ségréguées du Sud, et à réaffirmer la modernité de leurs propres pratiques. Ensuite, dans le contexte des années 1960, cette thèse montre l’intersection entre, d’une part, la politisation croissante de la recherche menée par les psychiatres sur la violence urbaine et, d’autre part, les représentations dans la littérature médicale des manifestants noirs, dont les comportements sont classés comme pathologiques. Enfin, ce travail aborde l’émergence de la psychiatrie anti-raciste durant le mouvement de désinstitutionalisation et révèle les enjeux du développement d’unités psychiatriques dans lesquelles des psychiatres formulèrent une nouvelle approche, à partir des années 1980, en plaçant la notion de race, comprise comme un paradigme biologique et culturel, au cœur de la relation médecin-patient. L’enquête qualitative conduite au sein d’une de ces unités et de plusieurs cliniques de soins en Californie dévoile les représentations sociales complexes et souvent contradictoires de la race qui existent aujourd’hui pour les psychiatres américains, pour qui cette variable est comprise simultanément comme une variable biomédicale et comme une construction culturelle et sociale. En conjuguant la recherche historique sur les pratiques de soins aux méthodes empiriques de la sociologie, cette thèse démontre que la mémoire de la race irrigue les pratiques et les discours de la profession psychiatrique américaine, aussi bien dans les représentations que les médecins véhiculent des corps soignés, que dans les stratégies de naturalisation du social employées pour prendre en charge leurs patients.

-  Mercredi 28 novembre : Madame Julie MARQUET
"Droit, coutumes et justice coloniale. Les affaires de caste dans les Établissements français de l’Inde"

Résumé : Tout au long du XIXe siècle, le gouvernement des Établissements français de l’Inde promet de respecter les us et coutumes des Indiens. Il s’engage notamment à juger les habitants de ses établissements suivant ces us et coutumes. Il forge ainsi une catégorie juridique pour désigner les conflits coutumiers pris en charge par la justice coloniale : les « affaires de caste ».Cette étude des affaires de caste contribue aux développements récents des recherches d’histoire impériale et coloniale sur la formation du droit. Elle rejoint les travaux actuels qui remettent en cause l’idée que le droit colonial est imposé par le haut, suivant une logique rationnelle, et montrent qu’au contraire, il est le fruit de compositions avec les formes juridiques précoloniales et les possibilités locales. La thèse étudie spécifiquement les processus de composition à l’œuvre dans le façonnement du système juridique en matière de caste. Le système juridique, entendu comme l’ensemble des règles de droit, les institutions chargées de les appliquer et les usages de ces institutions, est envisagé dans son rapport aux demandes sociales. Cette approche localisée de la situation coloniale apporte de plus un éclairage nouveau sur la société indienne dans le sud du sous-continent. Elle participe ainsi au débat sur la constitution des castes comme unité sociale et comme catégorie administrative à la période coloniale. Le système juridique est examiné sous différents angles. Dans un premier temps, la focale est placée sur les cadres coloniaux des affaires de caste et les modalités d’expression de la souveraineté du gouvernement colonial. Dans un second temps, l’attention est tournée vers les différents acteurs de la résolution des conflits, qui participent au façonnement de ces cadres. Pour finir, l’étude s’arrête sur la forme et les enjeux des litiges, de manière à saisir le rôle des justiciables dans la production des normes sociales et juridiques.



  • lundi 25 juin 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Juin 2018

26 juin à 13h00 : "Les prostituées et leurs passeurs à l’épreuve des frontières ", Prune De Montvalon, Salle 870 bâtiment Olympe de Gouges, Université Paris Diderot.

28 juin à 14h00 : " Analyse de la notion de décroissance sous l’angle de la théorie d’économie générale de Georges Bataille" Anthony Horrie, Salle 870 bâtiment Olympe de Gouges, Université Paris Diderot.



  • mercredi 7 mars 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance Avril 2018

- 5 Avril à 13h : Marina AZNAR : L’impensé et les non-dits de l’immigration. L’exil en héritage. Approche psychosociale clinique.



  • mardi 12 décembre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance Décembre 2017

- 12 Décembre à 10h30 : Safa BEN ROMDHANE : Effets du climat et de la pollution de l’air sur la santé respiratoire à Tunis

- 13 Décembre à 9h : Regina MANTANIKA : Le sauvage dans la ville ou l’émergence d’une sociabilité politique. Négociation et reconfiguration du paysage des migrations par les exilés aux frontières d’arrivée et dans les villes portuaires en Grèce.



  • mardi 12 décembre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance Novembre 2017

- 30 Novembre à 10h : Sergey UZHEGOV : Capital concentration and petroleum abundance in economies of Eurasia-Russia, Kazakhstan and Azerbaijan - microeconomic performance and macroeconomic dynamics



  • lundi 9 octobre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Octobre 2017

- 10 Octobre à 9h30 : Chadia BOUDARSSA : Entre travail et engagement, les acteurs expatriés et nationaux de solidarité international au Maroc : volontaires, salariés, bénévoles et stagiaires. Le cosmopolitisme à l’épreuve ?

- 24 Octobre à 9h : David FAURE : Transmettre au cœur d’une mutation industrielle. Approche sociale clinique du sujet de la connaissance.



  • lundi 18 septembre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Septembre 2017

- 12 Septembre 2017 à 14h30 : Maria DOIBANI : Disqualification humaine et processus de bureaucratisation : le cas des agents du bureau des étrangers sous le regard croisé de la sociologie et psychosociologie.

- 16 Septembre 2017 à 14h : Marie-Lise FIEYRE : Bâtards de princes. Identité, parenté et pouvoir des enfants naturels chez les Bourbon (XIVème - milieu du XVIème siècle).

- 21 Septembre 2017 à 14h : Marie EDWARD : Les complexités de la réforme du système d’irrigation en Égypte : Changement institutionnel et contraintes socio-économiques.

- 21 Septembre 2017 à 14h : Vladimir STOLOJAN : Le statu-quo de la mémoire nationale à Taiwan. Les dynamiques antagonistes de mises en récits publiques de l’expérience autoritaire.

- 22 Septembre 2017 à 13h30 : Kondylenia BELITSOU : Présentation de la Grèce ancienne dans l’histoire éducative dans le secondaire au XIXème siècle (1814-1914).

- 22 Septembre 2017 à 14h : Rosane BRAUD : Construction d’une catégorie de "migrants" dans les actions de lutte contre les inégalités face au diabète en France. Analyse des configurations contemporaines des rapports sociaux inégalitaires.

- 22 Septembre 2017 à 14h30 : Kocamis MERAL : La politique de l’AKP vis-à-vis des Alévis-Kizilbach en Turquie : Ouverture ou bien sunnisation ?

- 25 Septembre 2017 à 9h30 : Olivier LEROY : Régénération naturelle des systèmes agroforestiers : le cas des dehesas de la Sierra Grazalema (Andalousie, Espagne).

- 25 Septembre 2017 à 14h : Tidiane SANE : Vulnérabilité et adaptabilité des systèmes agraires aux changements climatiques et sociaux en Basse-Casamance (Sénégal).

- 25 Septembre 2017 à 14h : Christophe VIGNE : Le Viêt Nam et ses exilés (1945-2009). Permanence et fluctuations d’une politique d’attention et de lien.

- 26 Septembre 2017 à 14h : Bake-Ne IM AHN : De l’obsession du sang pur à la reconnaissance du métissage et à la valorisation du multiculturalisme : la Corée du Sud et les enfants nés de couples mixtes (1910-2016).

- 26 Septembre à 14h : Jérémy CHILIN : Les Créoles de l’Ile Maurice des années 1930 à l’indépendance. Processus de construction identitaire d’une communauté.

- 26 Septembre 2017 à 14h : Floriana BARDONESCHI : Évolution, fabrication et utilisations du harnachement du cheval de trait dans les campagnes (Angleterre, France, Flandre, Italie), XII-XVIème siècle.

- 28 Septembre à 14h : Ahmed AL MARZOOQI : La prévention des risques dans l’Émirat d’Abu Dhabi, Émirats Arabes Unis. Impacts des catastrophes naturelles et non naturelles sur les activités économiques et le développement durable.

- 28 Septembre à 14h30 : Florence RINKER : Les violences familiales à Paris et dans le département de la Seine de 1938 à 1945.

- 29 Septembre 2017 à 15h : Maria Soledad ROJAS NOVOA : La protection de l’enfance en Amérique, une problématisation historique du présent. Le cas de l’institut inter américain de l’enfant et de l’adolescent (1916-1989).

- 29 Septembre 2017 à 9h : Céline GABARRO : L’attribution de l’aide médicale d’État (AME) par les agents de l’Assurance Maladie.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Aude CHANSON : Ruptures ou continuités dans les enjeux scolaires, de la période coloniale allemande puis britannique à l’émergence de la nation tanganyikaise (1885-1961) ?

- 29 Septembre 2017 à 14h : Charlène CHARLES : Un travail social précaire ? travail atypique et dégradation des conditions d’exercice dans le secteur socio-éducatif.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Ghislain GRAZIANI  : Masculin et masculinité dans les discours politiques français et italiens de l’après Seconde guerre mondiale, 1946-1968.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Corine BAZEILLE RENAULT : La raison de la norme. Les significations engagées par la norme pour les directeurs et l’encadrement hospitaliers.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Aly Sada TIMERA : Les politiques urbaines face à l’habitat précaire à Dakar : Géo-histoire ds mobilités résidentielles, normes institutionnelles et pratiques populaires de l’espace.

- 30 Septembre 2017 à 9h : Judith BONNIN : L’internationalisme rose au tournant de la mondialisation. La politique internationale du Parti socialiste français de 1971 à 1983.



  • vendredi 23 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 10/12/2012 : Michael Nafi

Sujet  : Islam, raison et politique. Une analyse inspirée de la pensée d’Eric VOEGELIN.

Date : 10/12/2012 à 13H30
Directrice de thèse  : Professeure Anne Kupiec
Equipe de recherche : CSPRP



  • vendredi 23 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 10/12/2012 : Charlotte Debest

Sujet  : Le choix d’une vie sans enfant : des individus confrontés aux normes sociales et de genre.

Date : 10/12/2012 à 09H00
Directeur de thèse : Professeur Numa Murard
Equipe de recherche : CSPRP



  • vendredi 23 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 08/12/2012 : Marc Le Ny

Sujet : Arendt : le temps politique des hommes. Le temps comme dimension de
la phénoménologie existentielle et politique de Hannah Arendt.

Date : 08/12/2012 à 14H00
Directeur de thèse : Professeur Etienne Tassin
Equipe de recherche : CSPRP



  • vendredi 23 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 06/12/2012 : Anne Julie Etter

Sujet  : Les antiquités de l’Inde : monuments, collections et administration coloniale (1750-1835)

Date : 06/12/2012 à 14h00
Directrice de thèse  : Professeure Marie Noëlle Bourguet
Equipe de recherche  : ICT



  • vendredi 23 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 03/12/2012 : Serge Lhomme

Sujet : Les réseaux techniques comme vecteur de propagation des risques en milieu urbain. Une contribution théorique et pratique à l’analyse de la résilience urbaine.

Directeur de thèse : Professeur Richard Laganier
Equipe de recherche : PRODIG



  • lundi 19 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 30/11/2012 : Benjamin Jung

Sujet : La bataille du placement et les sans travail. Concurrences entre intermédiaires et synthèse républicaine dans la genèse du marché du travail en France (1880-1914).

Date : 30/11/2012 à 09H30
Directeur de thèse : Professeur André Gueslin
Equipe de recherche : ICT



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