S D S
Sciences des sociétés
Ecole doctorale 624
  • Actualités
  • Annuaire
  • Liens utiles
  • Catalogue ED 382






Soutenances


  • lundi 20 janvier 2020
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances FÉVRIER 2020

mercredi 5 février 2020 : soutenance de Mme Fanny RASSAT

Titre : Le rôle des initiatives civiles de prévention des déchets dans la fabrique de la ville. L’exemple des lieux de réemploi

Résumé :
L’objectif de cette thèse est d’étudier la redéfinition du rapport aux rebuts produits par les ménages, dans la ville à travers les procédés de prévention des déchets. Dans un contexte de croissance de la consommation et du remplacement rapide des objets obsolètes, la quantité de rebuts a fortement augmenté. La réduction des déchets est devenue un enjeu prioritaire pour les politiques de développement durable. Alors que la réduction des nuisances liées aux déchets s’accompagne souvent d’une aseptisation des villes, d’une mise à distance et d’une déconsidération des territoires des déchets, les lieux de réemploi de proximité (recycleries) sont en plein essor. Notre recherche vise à comprendre de quelles manières ces lieux, inscrivant leur activité dans une démarche écologique et/ou sociale, participent à modifier la relation des habitants à leurs rebuts, et transforment le rapport à l’environnement urbain et social. La fonction de ces lieux de réemploi est également interrogée à travers leur rôle dans la fabrique de la ville durable. Cette étude est innovante par la mobilisation de plusieurs champs de la géographie : les travaux sur la proximité, la géographie du commerce et de la consommation et les initiatives civiles d’investissement des milieux de vie. Le réemploi est ici considéré comme la remise en circulation d’un rebut qui s’effectue dans des lieux spécifiques de « nouvelle consommation ». Pour comprendre l’évolution de la valeur des rebuts dans ces lieux, le réemploi est analysé à partir de son expérience esthétique qui amène à de nouveaux rapports de proximité avec les déchets. La recherche porte essentiellement sur le Grand Paris, métropole urbaine dense, dont les résultats sont mis en regard avec un terrain exploratoire effectué à New York.

vendredi 7 février 2020 : soutenance de Avinaash MUNOHUR
Titre : Le multiculturalisme à Maurice : racisme colonial, Best-­‐Loser System et axiomatique postcoloniale.

Résumé :
L’île Maurice est souvent citée comme l’exemple d’un vivre-­‐ensemble exemplaire et d’une société plurale réconciliée avec ses contradictions. Mais par-­‐delà les clichés pour touristes et en-­deçà des pratiques religieuses et des rituels culturels propre à chaque communauté de l’arc-­en-­‐ciel mauricien, opère une structure du pouvoir fondée dans la notion même de la différence de couleur et qui va se trouver à la source de la multiplication des catégories censitaires ; qui vont à leurs tours produire une multiplication des catégories de la représentation politique, et des opérations d’inscription des individus dans des enclos socio-‐économiques et des enfermements culturels, communautaires, religieux, ethniques et linguistiques.

Cette présente thèse ne se veut ainsi pas être une histoire des colonialismes. Elle n’est pas non plus une histoire de la révolution industrielle sucrière, et encore moins une anthropologie de l’interculturalité à Maurice. Elle ambitionne uniquement d’appréhender la rationalité proprement structurelle du multiculturalisme mauricien par le biais de la philosophie poststructuraliste, et notamment par les philosophies politiques de Gilles Deleuze, de Félix Guattari et de Michel Foucault.

Nous pensons ainsi que le Best-­Loser System – dispositif se trouvant au cœur du système électoral – est une machine à produire des divisions identitaires dans le système de la représentation politique qui nous permet une porte d’entrée privilégiée pour penser cette dimension proprement structurelle du multiculturalisme mauricien. Ainsi, nous avons particulièrement voulu investir la notion d’axiomatique chez Gilles Deleuze et Félix Guattari – avec les ensembles conceptuels qui en dérivent, comme les notions de minorité et de majorité.

Notre hypothèse est la suivante : le multiculturalisme mauricien est une machine à produire des identités ; identités qui sont ensuite maintenues dans une logique de la lutte pour la reconnaissance– luttes antagonistes par rapport à la structure de la représentation, et qui demandent une reconnaissance et une inscription dans cette même structure -­‐ ; et c’est à partir de cette logique de la lutte qu’opère une axiomatique qui inscrit les nouveaux axiomes dans la structure de la représentation.

Ces luttes ne sont pas nouvelles dans l’histoire de Maurice, loin de là même. Elles trouvent leurs sources dès 1642 avec les premiers esclaves marrons. L’émergence du séga tipik et plus tard du séga engagé s’inscrivent également dans cette ligne de fuite et constituent ce que Deleuze et Guattari ont nommé un art mineur qui nous semble extrêmement important d’explorer. Nous voyons également apparaître depuis quelques années un cinéma mauricien dont la réflexion s’articule le plus souvent autour du monde de la plantation et du vivre-­‐ensemble à Maurice. Le film Lonbraz Kann du cinéaste David Constantin nous semble, par exemple, profondément important car il aborde, avec les moyens qui sont propres au cinéma, certaines des problématiques que nous balayerons dans ce présent travail.

Nous explorerons, en dernier lieu, le concept de fabulation, concept qui apparaît tardivement dans l’œuvre deleuzienne, mais qu’il nous semble essentiel de considérer car il nous permet une autre lumière sur les objectifs politiques des arts mauriciens. Ainsi, nous voyons, au travers la notion de fabulation se construire une autre île Maurice à travers ses artistes. Le cinéma et la musique surtout, mais aussi les nouveaux collectifs qui luttent pour la protection des lagons et des océans, nous mettent en face d’autres régimes signifiants, d’autres codes aussi. Ils préparent le terrain pour des luttes qui peuvent constituer autant de nouvelles problématiques qui contournent la logique des catégories fondées dans les subjectivités racialisées, et qui se confrontent à la logique immanente de l’axiomatique.

vendredi 7 février 2020 : soutenance de Yves-Marie RAULT

Titre : Les petites entreprises pharmaceutiques indiennes, agents d’une globalisation alternative

Résumé :
Comment de petites entreprises pharmaceutiques basées en Inde peuvent-elles trouver une place sur un marché mondial dominé par de grandes firmes multinationales ? Pour répondre à cette question centrale, cette thèse mobilise les outils théoriques de la géographie du développement, de la sociologie économique, et de l’économie institutionnelle. Elle s’appuie sur des sources et méthodologies diverses : des entretiens semi-directifs menés à Ahmedabad et à Mumbai auprès de directeurs d’entreprises pharmaceutiques de taille micro, petite, et moyenne (n = 99), des entretiens non-directifs auprès d’acteurs du secteur en Inde (n = 61), et des données quantitatives issues de bases de données publiques et privées. L’analyse montre que ces petites entreprises s’inscrivent dans des champs pharmaceutiques hiérarchisés par des normes spécifiques, au sein desquels elles occupent des positions diverses, meilleures sur le segment des médicaments génériques et des marchés émergents. Fortement spécialisées, capitalisant sur un important savoir-faire commercial, elles innovent de manière marginale mais originale, motivées par des rationalités entrepreneuriales variées dans lesquelles les désirs de reconnaissance sociale jouent un rôle aussi important que les aspects matériels. Agissant dans des environnements politiques, économiques, et juridiques défavorables, à de nombreuses échelles, leurs stratégies s’appuient de manière flexible sur des ressources encastrées dans des milieux d’affaires construits autour d’appartenances territoriales et communautaires, mieux dotés lorsqu’ils sont métropolitains et globalisés. Avec leur approche particulière de l’économie et de la santé, ces agents participent à la globalisation du marché pharmaceutique sous des formes alternatives.

jeudi 20 février 2020 : soutenance de Mathieu HARSCH

Titre : La teinture et les matières tinctoriales à la fin du Moyen Âge. Florence, Toscane, Méditerranée

Résumé :
La thèse porte sur l’économie de la teinture et des matières tinctoriales à la fin du Moyen Âge. Sa première partie, dédiée à la teinture comme activité productive à l’intérieur des cycles de production textile, a le double objectif, d’une part d’évaluer l’importance de la teinture pour l’industrie textile (autour de questions comme le poids de la teinture dans la formation des coûts de production, l’impact de la couleur sur le prix des produits finis, l’encadrement technique et productif de l’activité par les fabricants textiles et les corporations, etc.), d’autre part d’identifier les matières tinctoriales qui avaient le plus d’importance pour cette industrie (autour de questions comme les compétences techniques et la formation des teinturiers, le savoir-faire, l’évolution de la demande en couleurs d’habillement, les spécialisations professionnelles, etc.). La seconde partie de la thèse, centrée sur la production et le commerce des matières tinctoriales, dédie une majeure attention à certains produits (sans en négliger aucun) et notamment à la guède (ou pastel) : aussi bien en raison de son poids commercial, que pour sa caractéristique – unique dans la gamme médiévale des teintures – d’avoir généré une industrie de transformation à grande échelle. La dualité du sujet – d’un côté une industrie urbaine bien circonscrite dans l’espace, de l’autre une gamme de produits de différentes origines géographiques – a rendu nécessaire de définir un cadre géographique « ouvert ». Ainsi, l’industrie textile florentine de la laine et de la soie constitue le point de départ (et souvent le point d’arrivée), mais le fil du discours, selon les lieux de production ou selon les lieux d’échange, a été nécessairement porté à parcourir d’autres



  • jeudi 19 décembre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES JANVIER 2020

vendredi 10 janvier 2020 : soutenance de Mme MACADRE Léa
Titre : Les collections patrimoniales de Mongolie à l’épreuve de l’Histoire
(Musée Nationale de Mongolie, Musée-Palais du Bogd Haan, Musée des Beaux-Arts Zanabazar)

Résumé :
Les musées nationaux en Mongolie et le patrimoine matériel qu’ils abritent ont un rôle fondamental, celui de montrer aux visiteurs mongols ou étrangers la culture et l’histoire mongoles. Les quarante-cinq musées nationaux exposent ainsi plus de deux cent soixante-dix mille objets archéologiques, historiques, ethnographiques, religieux ou artistiques. L’objectif de cette thèse est d’éclairer les liens ou les failles entre les collections des musées de Mongolie, principalement celles du Musée National, et l’imaginaire collectif vécu par les Mongols. À travers ce cas, la nature des futurs musées peut être envisagée, entre lieux des identités patrimonialisées et reflets des sociétés mouvantes.
Le Musée National de Mongolie est l’objet principal de cette étude, illustrant par son statut et par son histoire depuis 1924 une organisation et une période historiques de fondation institutionnelle du domaine muséal. Les objets constituent un filtre de lecture de l’identité mongole telle qu’elle est présentée dans le principal musée. Grâce aux outils muséographiques et ethnographiques, les parties de parcours mises en valeur et les objets-phares qui font occurrence ont été identifiés et les facteurs permanents d’identification apparaissent, tout comme les décalages de narration.
Cette thèse montre par ailleurs que le caractère « vivant » du patrimoine est essentiel en Mongolie. Il est un fait que les Mongols expriment un vrai sentiment d’appartenance identitaire qu’ils manifestent collectivement lors des nombreuses célébrations et fêtes nationales. Avec le tournant de la Révolution démocratique de 1990, La Mongolie a pu intégrer les travaux internationaux autour des questions du patrimoine national. Depuis les années 2010, les équipes des musées ont été très actifs par le biais des sites internet et des réseaux sociaux. La communication publique comme les débats internes des professionnels de musées mongols se sont développés, amenant de nouvelles perspectives et interrogations pour les mois et années à venir, notamment par des projets de constructions importants, attendus depuis un peu moins d’une dizaine d’années.



  • mardi 3 décembre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES DECEMBRE 2019

mercredi 4 décembre : soutenance de Mme IDRISS Mamaye
Titre : Femmes et engagement pour la départementalisation de Mayotte (1958-2011) : Dynamiques du genre dans les luttes sociales et politiques dans l’archipel des Comores

Résumé : À Mayotte, l’idée selon laquelle les femmes détiendraient une position avantageuse, voire supérieure aux hommes, suggérant une inversion des rapports de genre dans une société musulmane, est un élément saillant dans les médias. L’association des femmes à la lutte pour la départementalisation a conduit à la construction de stéréotypes de genre où départementalisme et indépendantisme étaient respectivement l’affaire des femmes et des hommes. De 1966 à 1976, un mouvement protestataire embrasa l’île. Cette mobilisation, majoritairement féminine, réclamait la séparation de l’île de l’archipel qui formait alors un territoire d’outre-mer français. L’irruption des femmes de l’îlot de Petite-Terre à Mayotte sur le devant de la scène politique occupée par les hommes est à relier à des dynamiques féminines anciennes, mais aussi aux rapports de genre au cœur de l’émergence de cette lutte. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, des femmes de Sainte-Marie (Madagascar), Grande-Comore, Anjouan et La Réunion, s’installent en Petite-Terre et tirent parti de l’offre éducative ainsi que des opportunités de travail liés à la présence du chef-lieu. La perspective historique sur le genre donne une plus grande visibilité à la montée en puissance des femmes au cours du XXe siècle stimulée par l’existence de nouveaux modèles et d’un cosmopolitisme au féminin dans l’espace circonscrit de PetiteTerre. Au milieu du XXe siècle, la première génération de femmes auxiliaires de l’administration coloniale émerge ; ce processus s’accompagne par la suite de l’accession de femmes à des fonctions électives. Croisant récits de vie et archives, la recherche s’intéresse aux formes de l’engagement féminin, aux transmissions générationnelles et familiales (capital militant, idéel) qui aboutirent à la départementalisation de Mayotte en 2011.

jeudi 5 décembre : soutenance de Mme NUSSBAUM Florence
Titre : La valeur du vide : délaissement résidentiel et acteurs de marché dans la fabrique urbaine

Résumé :
La thèse porte sur les logiques de délaissement résidentiel dans les grandes villes des États-Unis. Si la crise économique de 2008 a médiatisé la multiplication des logements abandonnés du fait des saisies immobilières, la vacance résidentielle est un phénomène bien plus ancien et qui s’étend au-delà des anciennes régions industrielles en crise, se superposant à la vulnérabilité sociale et raciale au Nord comme au Sud. Comment expliquer la persistance de zones dégradées au cœur des villes dans un contexte de gentrification croissante des centres urbains ? À partir des exemples de Chicago et Houston, la thèse interroge le rôle joué par différents acteurs, publics comme privés, dans le déclin démographique et matériel des quartiers péri centraux en s’intéressant spécifiquement aux propriétés délaissées. Elle adopte une approche relationnelle inspirée de l’économie politique afin de révéler le poids des stratégies individuelles et collectives dans l’évolution du tissu urbain. Dans les quartiers étudiés, le déclin ne s’explique pas par un simple déséquilibre de l’offre et de la demande. L’analyse de la géopolitique locale de l’abandon révèle que les propriétés délaissées suscitent alliances et conflits entre les acteurs locaux, ce qui participe à l’inertie des quartiers dégradés. La complexité des dispositifs juridiques qui encadrent ces propriétés explique notamment l’impuissance de la plupart des acteurs locaux. Toutefois, loin d’être complètement abandonnés, ces quartiers dégradés sont en fait le support d’une intense activité de spéculation de la part d’investisseurs privés. Les modalités de gestion de la vacance par les autorités locales renforcent cette dynamique de privatisation de la fabrique urbaine et contribuent à une différenciation spatiale croissante au sein des grandes villes des États-Unis.

lundi 9 décembre : soutenance de M. HARCHAOUI SOUHIL
Titre : Modélisation des transitions en agriculture : énergie, azote et capacité nourricière de la France dans la longue durée (1882-2016) et prémices pour une généralisation à l’échelle mondiale

Résumé :
Face aux enjeux de changement climatique et de transition énergétique associés aux prévisions de croissance démographique au cours du XXIème siècle, l’agriculture doit se transformer pour produire plus de nourriture tout en réduisant sa dépendance aux ressources non-renouvelables et en préservant les écosystèmes. Dans ce contexte, cette thèse s’intéresse à examiner les impacts des contraintes biophysiques et des transformations sociotechniques sur le métabolisme agricole, les transitions et la capacité nourricière de l’agriculture. Le métabolisme agricole est modélisé par les flux d’énergie et d’azote que le système agricole mobilise et transforme pour fonctionner et fournir de la biomasse. Ce cadre analytique permet d’une part de positionner l’agriculture dans les enjeux de la transition énergétique et, d’autre part, de quantifier conjointement la capacité nourricière atteignable et son impact sur la biogéochimie planétaire. Nous examinons le métabolisme agricole à deux niveaux d’échelles spatio-temporelles : une modélisation en perspective historique de longue durée (1882-2016) à l’échelle de la France et une modélisation historique (1961-2013) et prospective à l’échelle du monde.
L’analyse de l’agriculture en France s’appuie sur la modélisation des données historiques de productions et des moyens de productions. Nous mettons en lumière les mécanismes qui relient les entrées et sorties du système agricole, et les transitions énergétiques et azote associées de manière continue depuis 1882. Nous caractérisons la trajectoire française à l’aide d’indicateurs d’efficacité, de retour sur investissement énergétique, de surplus agricole, d’autosuffisance et de neutralité énergétique du système. La neutralité énergétique est un indicateur clé pour positionner l’agriculture dans la transition énergétique à venir. Nous retraçons l’impact des transformations sociotechniques sur les transitions qui ont fait quadrupler le surplus alimentaire des fermes et ont réduit presque à zéro leur autosuffisance énergétique. L’agriculture produisait en énergie deux fois ce qu’elle consommait en temps préindustriels contre quatre fois aujourd’hui, or elle est passée d’un système énergétiquement autonome nourri de biomasse à un système quasi-exclusivement nourri d’énergies fossiles. Exprimée en équivalent biomasse, la consommation actuelle d’énergie de l’agriculture est égale à sa production, ce qui en fait un système énergétiquement inintéressant. Le défi pour l’agriculture est de contribuer à la transition énergétique sans empiéter sur sa production alimentaire. Relever ce défi, qui est peu compris par la société, passe par l’amélioration de la performance énergétique de l’agriculture et implique l’amélioration de l’efficacité d’utilisation de l’azote ainsi que la réduction de l’élevage surtout des monogastriques, la valorisation énergétique d’une majorité des résidus agricoles et la réduction du travail au champs.
La modélisation à l’échelle mondiale permet de caractériser la trajectoire de l’agriculture en termes de capacité nourricière et d’impact environnemental et d’évaluer sa capacité limite de production sur la base des contraintes biophysiques. Cette modélisation est un premier module centré sur le métabolisme azote et ne tient pas compte du mode de fonctionnement énergétique de l’agriculture. Nous examinons les limites de production alimentaire mondiale conjointement avec les pertes d’azote en fonction des degrés d’autosuffisance en azote. Nous montrons que la population humaine maximale supportable sur Terre peut varier de 6 à 17 milliards de personnes en fonction de la part de la production totale de grain utilisée dans l’alimentation animale, l’efficacité d’utilisation de l’azote et le régime de fertilisation azotée. Cette analyse permet de confronter, comme c’est rarement fait, les projections démographiques officielles pour le XXIe siècle à des contraintes biophysiques planétaires et discuter leurs conditions de réalisation.

lundi 9 décembre : soutenance de M. DE FACCI DAMIANO
Titre : Les formes de participation des associations à l’action publique en Tunisie. Référentiels et configurations locales de l’action associative après la révolution

Résumé :
Dans le contexte de l’essor des associations qui a suivi la révolution tunisienne de 2011, cette thèse interroge la participation des associations au changement des politiques publiques qui ont favorisé la marginalisation sociale et territoriale sous l’ancien régime. Adoptant une approche de sociologie de l’action publique, la thèse s’appuie à la fois sur l’analyse des réseaux d’acteurs, des coalitions et de leurs systèmes de représentation et sur l’analyse localisée des configurations associatives de Kasserine et de Sfax. Cette approche permet d’étudier la fonction institutionnelle des réseaux associatifs, tissés à la fois à partir des trajectoires des activistes et des dispositifs mis en place par les associations, et de saisir des formes de régulation particulières à des échelles plus petites.
La première partie de la thèse montre que la discontinuité majeure issue de la révolution se situe d’une part au niveau de la pluralité d’acteurs aux projets différents et de lieux qui rentrent en jeu dans la définition de l’action publique ; et d’autre part au niveau de la perte du monopole du pouvoir de l’État et de l’ancien parti hégémonique. Des référentiels émergent pour penser une action publique renouvelée, où les associations sont impliquées en tant qu’acteur majeur. Ils légitiment des programmes, des instruments et des systèmes de coordination territoriale censés contrer les situations de marginalité et renouveler l’action publique dans un sens plus démocratique et inclusif : l’économie sociale et solidaire, la charité religieuse, la démocratie participative.
La deuxième partie de la thèse s’attache à analyser l’émergence de configurations locales de l’action associative à partir des coalitions et des réseaux constitués à la fois dans l’engagement et avec la mise en œuvre de projets. Dans la ville de Kasserine, la participation des associations à l’action publique relève d’une économie politique locale liée aux ressources de la coopération internationale. La situation de concurrence entre associations, notamment pour s’accaparer l’aide technique et financière internationale, permet l’émergence de réseaux d’insertion où l’impératif entrepreneurial joue à la fois comme distinction et comme stratégie d’insertion. En revanche, dans la ville de Sfax, les associations jouent un rôle clé de construction de coordinations entre acteurs différents. À partir d’un circuit de ressources internes, la construction de réseaux d’associations crée une véritable gouvernance territoriale, où des formes de régulation sectorielle locale s’instituent, notamment dans les domaines des politiques sociales et de la participation aux décisions municipales.
La pluralité des référentiels et des logiques d’engagement, le jeu des coalitions et les régulations locales articulent la pluralisation sociale et idéologique à la différenciation de sphères socio-professionnelles spécialisées et au polycentrisme institutionnel et territorial. L’articulation de ces processus entraîne la réorganisation des liens de dépendance, au-delà du centre étatique. L’analyse localisée montre, d’une part, l’émergence de configurations dépendantes de l’international, qui favorisent la bureaucratisation de l’action associative comme mode d’insertion. De l’autre, elle met au jour les prétentions hégémoniques de certains groupes sociaux engagés dans les associations, qui procèdent d’une logique élitaire outre que de la managérialisation.

mardi 10 décembre : soutenance de Mme SHIMOOKA Erina
Titre : Une Convention oubliée : la convention franc-ryûkyû de 1855

Résumé :
Au XIXe siècle, le royaume des Ryûkyû (actuelle préfecture d’Okinawa au Japon) était à la fois tributaire de la Chine des Qing et sous la domination des shôgun Tokugawa (via le fief de Satsuma). Toutefois, il conservait une large autonomie politique.
Cherchant un point d’appui en Extrême-Orient, et ne pouvant avoir accès aux ports japonais en raison de la politique de « sakoku », la France de la Monarchie de Juillet a fixé son attention sur ce royaume et y a envoyé à partir de 1844 des militaires ainsi que des prêtres des Missions étrangères de Paris. La situation ainsi créée dans le royaume fut aussi inédite que complexe ; d’un côté, les autorités des Ryûkyû surveillaient très étroitement les étrangers présents, qu’elles isolaient de la population locale par tous les moyens ; d’un autre côté, les Français profitaient de l’occasion qui leur était donnée pour observer de l’intérieur cette contrée encore peu connue de l’Europe et pour tenter de l’évangéliser.
Ce premier contact aboutit à la conclusion d’une convention, le 24 novembre 1855, entre la France et le royaume des Ryûkyû. Si cette convention ne fut finalement jamais ratifiée, elle a eu un impact important sur la politique extérieure des Ryûkyû. Elle a également pesé sur les premières relations franco-japonaises.

vendredi 13 décembre : soutenance de M. HOOSHMAND Nader
Titre : Rancière, Jameson et penser avec le roman : dynamiques philosophiques, perspectives politiques

Résumé :
Pourquoi et comment penser et repenser depuis le roman, ce "genre" hors-norme et difficilement définissable qui s’est historiquement trouvé à la croisée de l’ancien et du nouveau ? qui a été à bien des égards la représentation même de la nouvelle poétique se construisant au fur et à mesure à partir et sur les ruines de la hiérarchie fictionnelle du passé ? qui a déployé et qui déploie toujours, peut être mieux que les autres formes narratives, de nouvelles possibilités aussi bien que de nouvelles apories toutes faisant partie des horizons de la modernité littéraire elle-même ? C’est en nous reposant ces questions fondamentales que nous nous interrogeons sur la place privilégiée qu,occupe le roman chez Fredric Jameson et Jacques Rancière qui ont tous deux pensé une politique de la littérature : la relecture jamesonienne de l’interprétation de textes et la contre-lecture ranciérienne de l’Idée de la littérature y sont considérées comme deux points de départ qui nous conduisent au cœur de notre propre problématique, c’est à-dire interroger une pensée de la lecture qui, en dépit de leurs divergences méthodiques, fait de Jameson et Rancière avant d’être des critiques littéraires des penseurs de la lecture comme pratique émancipatrice. Tel que Jameson et Rancière l’entendent, le mettent en perspective et l’analysent, le roman semble, tout en se changeant et la forme et le contenu, être la continuité de ses propres remises en question. De Cervantès et son roman archétypique jusqu’à Flaubert et son incessante quête pour le "mot juste", de Balzac et sa typologie zoologique des espèces sociales jusqu’à Proust et Joyce et leurs livres-mondes tout en passant par les narrations de Conrad. Faulkner, Woolf, etc., nous poursuivons donc les interventions critiques ébauchées et élaborées par Jameson et Rancière dans les champs opérationnels de la littérature romanesque afin de rouvrir, pour
notre part, de nouveaux horizons où s’entrecroisent et s’entremêlent les processus philosophiques avec les faits et les situations historico-politiques.

jeudi 16 décembre : soutenance de M. DIEDHIOU Ibrahima
Titre : Entre utilisation et préservation des ressources ligneuses en Afrique de l’Ouest : Dynamique des paysages forestiers en Sénégambie méridionale

Résumé :
Ce travail de recherche a pour objet de caractériser la dynamique des paysages forestiers, un des piliers du système de production sénégambiens. Il met l’accent sur l’une des problématiques les plus importantes de ce XXI siècle à savoir comment concilier les usages et la préservation des ressources forestières au moment où la demande ne cesse d’augmenter à l’échelle mondiale. Ces paysages forestiers qui, depuis longtemps rythment et organisent la vie spirituelle, culturelle et économique des populations rurales sénégambiennes ont connu ces cinq dernières décennies des mutations sans précédents. L’un des principaux éléments à l’origine de la situation actuelle est sans doute la pluviométrie dont la variabilité à la fois temporelle et spatiale a non seulement ébranlé de façon générale la vie rurale mais aussi réduit la productivité des écosystèmes naturels. Cette situation est encore aggravée par l’instabilité politique que connait la région depuis les années 1980, qui a fortement changé la relation entre les populations et leurs ressources à tel point que se pose désormais la question du devenir des paysages forestiers de cette région. Pour mieux appréhender la problématique soulevée, nous avons combiné dans une approche multiscalaire, l’analyse des données de télédétection et les images Google Earth avec les Systèmes d’Information Géographiques. Ce travail cartographique a permis dans un premier temps de dresser l’état de ces paysages forestiers, leur dynamique d’évolution à l’échelle régionale et dans un second temps, d’appréhender les mutations en cours au sein des terroirs villageois par l’analyse des logiques d’organisation, d’appropriation de l’espace, des pratiques, des usages et des modes de gestions des ressources ligneuses. Cette dynamique des paysages forestiers illustre aussi d’une certaine façon la relation entre les populations et leurs ressources, laquelle ne peut être appréhendée par les entretiens. L’analyse du discours par approche textométrique a par ailleurs montré que la perception de la dynamique paysagère est fortement dépendante du poids et de l’influence de l’autorité régissante l’usage et l’exploitation des ressources. Elle a révélé en outre que lorsque le mode de gestion des ressources ligneuses repose sur le droit coutumier comme c’est le cas dans les terroirs du sud de la Casamance, les boisements se densifient. Ce type de dynamique contraste fortement avec celle observée dans les terroirs villageois du nord où la frigidite de l’autorité coutumière et des services de l’État ont favorisé l’exploitation abusive des ressources forestières.

jeudi 19 décembre : soutenance de Mme SCHIPOUNOFF Nathalie
Titre : Aimables startuppers, pour un monde meilleur ou une meilleure place ? Ethnologie du mode startup dans un incubateur parisien.

Résumé :
« Changer le monde et en faire un meilleur endroit » est le leitmotiv de tout startupper qui souhaite convaincre des investisseurs. Une startup dans l’IT (information technology) est « une institution humaine conçue pour créer un produit ou un service dans des conditions d’incertitude extrême. » Que signifie alors pour un startupper « vouloir changer le monde » ? Les fantasmes de la réussite pour tous et de l’entrepreneuriat suffisent-ils à prendre un tel risque ? Notre hypothèse de départ est que le mode startup observé dans ce travail de recherche est une fabrique de « nouveaux ambitieux » dans le système néolibéral. L’enjeu est de permettre aux startuppers d’espérer contribuer par leur travail à un monde meilleur, alors qu’ils restent au service de la sphère financière et des levées de fonds, voire de la spéculation en échange d’une meilleure place sociale.
Pour en faire la démonstration, les méthodes utilisées dans cette recherche s’articulent autour de quatre grands axes :

- une recherche académique, conjuguée à une veille récurrente,
- une observation ethnologique participante dans un incubateur parisien pendant plus
de 15 mois,
- une étude ethnographique et sémantique des posts (billets) partagés et anonymisés
sur Facebook de startuppers et de monographies biographiques publiées sur Tumblr
des fondateurs de startups présentes pendant la phase de terrain.

L’objectif est de tenter dans la lignée du « Village métamorphosé » de Pascal Dibie
d’apporter à sa mesure, à l’échelle d’un incubateur « une approche singulière porteuse de l’universel »3, des éclairages sur les coutumes, les rituels voire les croyances du monde des startups et de démontrer dans cette recherche en quoi le mode startup n’a pas vocation à sortir du capitalisme, mais à le réenchanter. L’utopie aux sources du numérique qui consiste à vouloir changer le monde est devenue un pitch marketing.
Toutefois, cette étude entrevoit dans ce postmodernisme et le fait de devenir startupper une forme de résilience. Créer une startup, c’est vouloir retrouver du sens et une place parmi les meilleurs, mais c’est aussi tenter de concilier l’inconciliable : humaniser la déshumanisation.

vendredi 20 décembre : soutenance de M. PIERRE Louis-Marc
Titre : La vulnérabilité des communes de Port-au-Prince et de Petion Ville (Haiti) vue à travers le linéaire de la rivière Bois-de-Chêne : Analyse de géographie urbaine et des risques

Résumé :
Cette thèse aborde la vulnérabilité du territoire du bassin versant de la rivière Bois-de-chêne. Cette vulnérabilité augmente, entre autres, en raison de la métropolisation de la ville de Port-au-Prince, la capitale du d’Haïti. Ce processus de vulnérabilisation ou d’aggravation des vulnérabilités génère des dysfonctionnements et est largement responsable de l’aggravation des destructions quand survient un phenomene potentiellement domageable. Notre objectif est donc d’analyser la vulnerabilité du territoire tant du point de vue biophysique, social que du point de vue systémique.
Pour ce faire, nous avons élaboré une démarche méthodologique fondée sur des observations directes (individuelles et de groupe). Nous avons collecté des données de terrains au moyen d’enquêtes auprès de 300 ménages, auprès des membres d’organisations et de personnels (Membres CASEC, Maires, directeurs de service, etc.). Nous avons aussi utilisé les données de l’Institut Haïtien de la Statistique et de l’Information (IHSI) relatives au profil démographique de la population. Les archives et divers documents nous ont aussi permis de comprendre la construction historique des vulnérabilités du bassin versant de la rivière du Bois-de-chêne, et de Port-au-Prince en général.
Nous insistons sur les jeux des acteurs (internationaux, nationaux et locaux), quant à l’aménagement de l’espace et de la gestion des risques et des catastrophes.
Le croisement et l’analyse des données recueillies montrent que la vulnérabilité est historiquement liée, d’une part, à l’occupation des zones fragiles, à la centralisation du pays autour de Port-au-Prince et aux crises multiples et cycliques de tout type exacerbées par la pauvreté chronique. Celle-ci influence profondément l’environnement physique, socioéconomique et politique du bassin versant de la rivière Bois-de-chêne. D’autre part, la vulnérabilité est profondément liée au mode d’aménagement et de gestion des risques et des catastrophes, dont les dispositifs mis en place par les acteurs étatiques créent des conflits divers à différentes échelles.
D’autres dispositifs institutionnels, les ONG, les acteurs institutionnels voire les individus ont pris le relai des acteurs politiques traditionnels pour réduire la vulnérabilité. Néanmoins, ces nouveaux acteurs n’ont pas contribué à une meilleure gestion du risque. Les dispositifs administratifs, institutionnels et juridiques nationaux sont au même titre que les institutions internationales parfois responsables de conflits entre certains acteurs qui vulnérabilise le système du Bois-de-chêne.

vendredi 20 décembre : soutenance de Mme PLEDRAN Oriane
Titre : L’agroforesterie sous contrat : leurre ou opportunité ? Cas des filières café et cacao, études de cas au Pérou et au Nicaragua

Résumé :
Le changement climatique, la dégradation des sols, la déforestation, la rémanence de la pauvreté dans les zones de production, la demande pour une qualité et une traçabilité accrue sont autant de signaux appelant à repenser les modes de production du café et du cacao. Les analyses menées auprès des industries de l’aval et sur deux partenariats agroforestiers au Pérou et au Nicaragua permettent de concevoir le modèle de l’agroforesterie sous contrat comme une solution pertinente pour repenser la place de l’entreprise dans son écosystème, réduire la vulnérabilité des producteurs et accroître les externalités environnementales positives de l’entreprise. Toutefois, cette approche ne semble aujourd’hui fonctionner que pour les entreprises positionnées sur les marchés de niche, là où la demande pour un produit de qualité organoleptique et éthique est plus importante. Sur les autres segments du marché, les approches agroforestières demeurent encore timides et limitées. Aussi, parmi les quatre types de partenariats identifiés, tous n’ont pas le même potentiel pour répondre aux problématiques d’approvisionnement et de vulnérabilité du producteur. Les modalités de mise en œuvre (niveau de l’offre de services, organisation locale, prise en compte de la dimension sociale du contrat), le contenu du contrat (inclusion de la dimension « arborée » dans le contrat de production) et le modèle agroforestier promu (inclusion des arbres fruitiers) sont des facteurs clés de succès d’un partenariat agroforestier. La reconfiguration des chaînes de valeur du café et du cacao invite à l’adoption d’un nouveau regard holistique sur la relation qu’entretient l’entreprise avec le producteur.



  • lundi 25 novembre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES Novembre 2019

vendredi 8 novembre : M. BERNADOU Dorian
Titre : "La fabrique du récit territorial en Italie, les cas des régions Emilie-Romagne et Latium"

Résumé :

vendredi 22 novembre : M. LAMENIE Brice
Titre : "La dimension urbaine de la politique européenne de cohésion et la construction métropolitaine : le cas de L’Ile-de-France"

Résumé :
L’effet de L’intervention de L’Union européenne sur les politiques publiques nationales et locales est aujourd’hui couramment démontré.
Depuis quelques décennies, l’UE a tenté de porter un modèle de traitement des problèmes urbains par l’intermédiaire d’expérimentations menées au titre de la politique régionale. En 2007,1es dispositifs dénommés « Projets pilotes urbains » et « URBAIN » ont été fondus dans le cadre général de la politique de
Cohésion. Si les objectifs de cette dernière sont désormais adossés à la Stratégie de Lisbonne-Gôteborg, renommée en 2010 « Stratégie Europe 2020 », la dimension urbaine a néanmoins été réaffirmée. Les objectifs fixés par la Stratégie de Lisbonne Gôteborg, plus favorables à la compétitivité, posent la question d’une
orientation plus directe de la politique de cohésion à destination des territoires métropolitains. La dimension urbaine de la politique européenne de cohésion et les enjeux de la construction métropolitaine semblent maintenant face à face.
Notre étude interroge les modalités de leurs croisements à partir du cas de l’Île-de-France. Dans cette Région, l’apparition d’un échelon métropolitain en 2016 questionne la concurrence et la complémentarité entre les différentes échelles de l’organisation territoriale. En nous basant sur une série d’observations et d’entretiens, menés auprès des acteurs charges de la conception et de la mise en œuvre de la politique de cohésion, notre démonstration s’enrichit d’analyses de
terrains et d’un corpus documentaire issu des instances de gouvernance.
Nous montrerons ainsi que la dimension urbaine de la politique de cohésion est un vecteur incomplet de transformation des pratiques de l’action publique locale. De plus, son impact financier est relativement faible et sa territorialisation incomplète.
Par ses principes d’intervention, la politique de cohésion invite les collectivités à s’adapter et accompagne, sans les bouleverser, les dynamiques de la construction métropolitaine en Ile-de-France. L’Union européenne constitue aussi une opportunité pour la Région, depuis le transfert d’une grande partie de la gestion des fonds en 201,1, d’affirmer sa position de coordinateur. Au niveau infrarégional, les effets de
la politique de cohésion sont plus mesurés, et les fonds européens soulignent les difficultés de structuration des différents territoires.

mercredi 27 novembre : Mme WACTA Christine
Titre : Vers la "ville neuro-prothétique" du futur : une maquette de ville renseignée comme plateforme d’échange et de croisement d’applications integrant des données en temps réel et sur un support topographique de référence (permettant une approche urbaine holistique qui intègre pleinement les questions socio-culturelles et environnementales nécessaires dans une conception urbaine intelligente)

Résumé :

vendredi 29 novembre : M. CARLIER Benoît
Titre : Les risques d’origine torrentielle et gravitaire dans la haute vallée du Guil (Queyras, Alpes du Sud, France)

Résumé :
Le Queyras est particulièrement exposé aux aléas d’origine torrentiel et gravitaire. Dans le cadre du projet SAMCO, une étude se voulant systémique a été menée sur cet espace. Combinant l’étude des aléas et l’évaluation de la vulnérabilité, cette analyse a été menée à différentes échelles spatiales afin de se conformer aux attentes des gestionnaires du risque. Ce travail de recherche est divisé en cinq parties.
La première partie est consacrée à l’analyse des facteurs pouvant prédisposer le bassin du Haut-Guil au déclenchement d’aléas d’origine torrentielle et gravitaire. Y sont exposés les caractéristiques géologiques, géomorphologiques, anthropiques et hydroclimatique du bassin du Haut-Guil. Ces travaux ont permis d’identifier les principaux risques et de mettre en avant le rôle des transferts sédimentaires et des phénomènes de retour d’est dans la genèse des risques.
La deuxième partie se focalise sur l’un des sous-bassins les plus actifs du bassin en matière de transferts sédimentaires : le Peynin. L’objectif était d’évaluer le rôle des sédiments dans la genèse des aléas. On s’est ici intéressé à la caractérisation et la quantification des stocks sédimentaires du Peynin, à la quantification des transferts sédimentaires, à l’établissement d’un budget sédimentaire sur 20 ans et à l’analyse de la connectivité fonctionnelle du bassin du Peynin. Ces travaux ont permis de formaliser la cascade sédimentaire du Peynin et de mettre en avant le rôle des laves torrentielles dans la recharge des stocks intermédiaires. Ces travaux ont aussi mis en lumière la nécessité d’une recharge des stocks comme condition au déclenchement de crues catastrophiques.
Dans la troisième partie sont exposées les cartes produites pour chacun des aléas pris en compte : les crues torrentielles, les glissements de terrain et les avalanches. L’aléa crue torrentielle a été cartographié par diachronie et à l’aide d’une modélisation hydraulique. L’aléa glissement de terrain a été cartographié suite à une modélisation de la susceptibilité aux glissements de terrain. L’aléa avalancheux a été cartographié à partir des cartes de la CLPA complétées. Ces travaux ont mis en évidence la forte exposition des communes de la Haute-Vallée du Guil aux aléas torrentiels et gravitaires. L’exposition des communes du bas-Queyras et des vallées des Aigues est moindre.
Dans la quatrième partie nous nous sommes intéressés à la composante vulnérabilité du risque. Cette dernière a été évaluée dans ses dimensions biophysique et sociale, d’abord séparément puis conjointement afin de donner un aperçu de la vulnérabilité globale du territoire. On a ainsi procédé à l’évaluation des conséquences potentielles des différents aléas sur les enjeux bio-physiques du Queyras, à l’analyse des perceptions individuelles et collectives des risques. Ce travail effectué, nous avons proposé une méthode innovante visant à évaluer ensemble les aspects biophysiques et socio-économiques de la vulnérabilité. Sur l’aspect biophysique, ce sont les communes de la haute-vallée du Guil qui apparaissent les plus vulnérables. Sur le volet social, la tendance est inverse.
Dans la cinquième partie, nous avons procédé à l’analyse des risques et de leurs évolutions possibles dans un contexte de changement global. Y sont exposés les travaux relatifs à notre analyse des risques dans le Queyras. Ils s’accompagnent d’une réflexion sur la résilience des communautés queyrassines et sur les modalités de la gestion des risques à l’échelle du bassin-versant et de la commune. Quatre scénarios d’évolution de l’occupation du sol aux horizons 2050 et 2100 sont présentés. Ces scénarios simulent les évolutions possibles du territoire face à différents contextes socio-économiques. D’une manière générale, les risques sont très importants dans le Queyras néanmoins, les commutées queyrassines montrent des signes évidents de résiliences.

vendredi 29 novembre : M. OILI Hassan
Titre : "L’islam à la croisée des identités sociopolitiques chez les élites mahoraises de Mayotte et de la diaspora : Élites, Citoyenneté, Ethnicité et Religion"

Résumé :
Cette thèse est consacrée à l’étude de la transnationalisation de l’islam mahorais avec en perspective l’étude des processus de recomposition des identifications sociopolitiques des élites mahoraises de Mayotte et de la diaspora, en particulier ceux qui sont en France métropolitaine.
Nos enquêtes de terrain basées essentiellement sur des observations participantes et des entretiens semi-directifs montrent la place centrale de l’islam dans les positionnements et les processus de construction des identités sociopolitiques des élites mahoraises. L’islam est un référent fort, présent, difficilement contournable par ces élites mais différemment mobilisé par les uns et par les autres selon le contexte.
Tout au long de la thèse nous mettons en évidence les variations de ces identifications sociopolitiques à l’islam. L’islam est mobilisé comme origine, culture, confession…et parfois, mais de manière marginale, il peut disparaitre.



  • lundi 14 octobre 2019
  • Catégorie : Soutenances
SOUTENANCES OCTOBRE 2019

8 octobre 2019, soutenance de Chen Weiyi
L’hétérogénéisation et l’altérité : Guo Xi, Giuseppe Castiglione et Xu Beihong. Ou la modification dans la peinture chinoise

Résumé :
Les images, les peintures montrent davantage ce qu’il y a d’inattendu, de surprenant dans la pensée de l’autre, elles nous aident à voir et à comprendre l’altérité. Cette recherche se présente comme une rétrospective de la transformation de la pensée chinoise à travers les œuvres de trois peintres qui sembleraient marquer des jalons dans l’histoire d’une rencontre avec l’autre : Guo Xi, Giuseppe Castiglione et Xu Beihong. Les œuvres nous serviront d’appui pour discuter sur la culture et sa transformation. Dans ce sens Guo Xi nous permettra de discuter sur l’altérité de la peinture et la pensée chinoises, Giuseppe Castiglione et Xu Beihong nous aideront à montrer comment la peinture européenne, qui est un autre pour la Chine, a transformé le champ visuel en Chine. Pourtant, une rétrospective est inévitablement anachronique : en essayant de situer les peintres dans leur époque, nous les voyons toujours à partir de la situation actuelle. Mais cet anachronisme fait en même temps tout l’intérêt d’une recherche qui a pour objectif de décrire la rencontre, l’hétérogénéisation et la globalisation comme un processus dans la durée. L’hétérogénéisation est comprise comme un enrichissement incessant au sein de la culture et la globalisation est comprise comme un processus où les cultures, chinoise et européenne, se trouvent en confrontation l’une avec l’autre. Ces deux termes sont les facettes de la rencontre entre la Chine et l’Occident, qui a marqué profondément l’histoire moderne et qui est toujours en train de se réaliser. L’objectif de ce travail est de montrer par où la Chine entre dans ce processus de la globalisation et de montrer l’issue intermédiaire de la confrontation de la peinture chinoise avec la peinture européenne.



  • jeudi 20 juin 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Juillet 2019

-  Mercredi 3 Juillet : Madame GAUTIER Lara
"Des idées à la prise de décision : l’économie politique de la diffusion du financement basé sur la performance aux niveaux global, continental, et national."

Résumé :
Problématique : Le caractère polycentrique de la gouvernance de santé mondiale fait émerger depuis 20 ans des pôles d’influence politique de différents niveaux. Au même moment, des acteurs influents appuient la mise en œuvre d’une réforme de financement de la santé : le financement basé sur la performance (FBP). Le FBP repose sur le transfert de ressources financières conditionnelles à la performance des prestataires de santé. En dépit de résultats mitigés, la politique a été expérimentée dans plus de 70% des 46 pays d’Afrique subsaharienne. Les projets de FBP sont promus par des réseaux d’experts transnationaux (acteurs de la gouvernance polycentrique), financés par des bailleurs de fonds, et appuyés par des assistants techniques provenant souvent d’Europe. Au-delà du pouvoir financier, ces acteurs exercent d’autres formes de pouvoir moins visibles pour stimuler la diffusion de cette politique. Introduisant le concept d’“entrepreneurs de la diffusion”, nous utilisons une approche d’économie politique pour comprendre les interactions sociales entre les acteurs agissant à différents niveaux dans le processus de diffusion, ainsi que les relations de pouvoir asymétriques inhérentes à ces interactions. Pour cela, nous réalisons une étude interprétative à niveaux d’analyse imbriqués (global, continental, national).
Cadre conceptuel : Nous utilisons un cadre conceptuel interdisciplinaire empruntant aux politiques publiques, aux relations internationales, et à la santé mondiale. Nous analysons les caractéristiques des entrepreneurs de la diffusion – leurs systèmes de représentation (leur perception du monde et présupposés sous-jacents), ressources, types d’autorité, et motivations – et les stratégies qu’ils utilisent pour favoriser la diffusion du FBP. Ces stratégies incluent : l’ancrage idéationnel de la politique (policy framing), la stimulation de l’émulation par la constitution de réseaux (policy emulation), la conduite de l’agenda d’apprentissage sur le FBP (policy learning), et la fixation de standards et cadres de collaboration pour assurer une expérimentation réussie du FBP (policy experimentation).
Méthodologie : L’objet de la thèse est la diffusion du FBP en Afrique subsaharienne, qui s’articule autour d’influents « entrepreneurs de la diffusion » (cinq organisations, trois réseaux transnationaux, et plus d’une vingtaine d’individus). Des études ont été réalisées à trois niveaux : niveau global (arènes politiques de santé mondiale), niveau continental (Afrique subsaharienne), et niveau national (cas du Mali). L’approche d’analyse est principalement qualitative : nous avons collecté des données d’entretiens (N=57), d’observations participantes (N=13) et de documents (N=41). Dans l’étude à échelle continentale, ces données qualitatives sont complétées par des analyses de réseaux sociaux et des analyses sémantiques à partir de 1 346 messages de forum.
Valeur de la recherche : Cette recherche constitue la première analyse d’économie politique détaillant des processus multiniveaux (discours, constitution en réseaux, et production et dissémination de multiples formes de savoirs) conduits par des acteurs influents – les entrepreneurs de la diffusion – afin de faciliter la diffusion d’une innovation politique (le FBP) dans le contexte particulier de la gouvernance polycentrique. Cette étude apporte d’importantes contributions théoriques et empiriques à la littérature. Premièrement, elle offre un cadre conceptuel novateur adapté au contexte de la santé mondiale et de la gouvernance polycentrique, qui peut être appliqué à divers types de recherche. Deuxièmement, elle fournit des analyses empiriques sur la gouvernance polycentrique, qui a été jusqu’ici peu étudiée. Mettant en lumière l’exercice du pouvoir d’acteurs européens et nord-américains dans leur interaction avec des consultants et décideurs africains, cette étude ouvre la voie à d’autres recherches, notamment sur le phénomène de fabrique d’une expertise africaine.



  • mardi 14 mai 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Juin 2019

-  Lundi 17 Juin : Madame TCHAMBA Ranese
"Une histoire postale du Cameroun de 1945 à la fin des années 1970. Support politique, réseaux de communication et pratiques sociales."

Résumé : Centrée sur l’étude d’un service public, la Poste, cette recherche propose l’histoire d’un support politique, des réseaux de communication et des pratiques sociales en terrain camerounais. Des lendemains de la seconde guerre jusqu’à la fin des années 1970, le réseau postal déjà établi depuis la fin du XIXème siècle s’étend en dessinant une trame linéaire faiblement maillée du sud vers le nord du territoire. Ce réseau participe à l’appropriation du territoire par l’État. L’implantation des bureaux de poste est un dessein administratif tout comme la création d’un poste de police. En ouvrant, le bureau de poste dans les chefs-lieux de région, ensuite dans les subdivisions administratives et enfin dans les campagnes, l’État suit une logique répondant à ses besoins. A suite des travaux entrepris au cours des années 1950 afin d’améliorer la qualité du réseau postal et son infrastructure, l’État indépendant met en place, dès 1960, des plans quinquennaux. Ceux-ci permettent à ce réseau de se reconfigurer et d’atténuer les fortes disparités régionales observées dans la partie nord du pays et dans l’ex-Cameroun britannique depuis la fin de la période coloniale. Mais cela ne résout pas complètement le problème de l’enclavement postal.
Établi pour répondre au besoin de l’État, cet outil de communication va aussi graduellement répondre au besoin d’un public qui se diversifie au fil des années. Jusqu’à la fin des années 1970, ce réseau de communication contribue au contrôle et à la gestion efficace du territoire sans pour autant se limiter au seul usage administratif. Les usages et les pratiques s’accroissent et l’on peut ainsi identifier différents groupes sociaux qui s’approprient de ces nouveaux outils de la modernité ancrés depuis la colonisation.
Support d’action politique, ce service joue aussi un rôle ambivalent dans les mouvements d’émancipation et la lutte pré-et-post indépendance. Au cours années 1950 jusqu’au début de la deuxième décennie après l’indépendance, le réseau postal est un outil efficace pour l’État qui, s’en sert pour contrôler l’information et contrecarrer la clandestinité de certains leaders politiques opposants du pouvoir en place. Ce réseau sert aussi comme lieu de structuration de l’action militante syndicale et politique, permettant aux postiers de se construire un univers syndical au sein duquel, ils font entendre leur voix et revendiquer leur cause. Il permet également à certains d’entre eux de se démarquer et de s’imposer dans l’arène politique.
Au contact direct et journalier des populations, le service postal devient un observatoire des rapports sociaux tant en situation coloniale qu’après l’indépendance. L’administration des PTT au Cameroun est une grande maison constituée d’un personnel diversifié venant de différentes entités sociologiques. Il existe un contraste entre ceux qui assurent un service actif et ceux qui sont sur place dans le bureau de poste. L’absence de femmes camerounaises parmi ce personnel au courant de la période coloniale est à signaler. Il faut attendre le début des années 1960, après l’indépendance, pour assister à l’entrée de la gente féminine. Le faible niveau de formation du personnel observé jusqu’après la Seconde Guerre s’améliore dès le début des années 1950 grâce à la création des centres d’instruction professionnelle. La « camerounisation » des cadres, initiée à cette période, se poursuit au lendemain de l’indépendance et, est une préoccupation majeure pour l’État indépendant. L’École nationale supérieure des P&T est alors créée à la fin des années 1960 et devient le nouveau lieu de formation et de qualification du personnel. Au fil des années, ces agent(e)s s’investissent dans un environnement de travail où l’ambiance crée une forme de sociabilité interactive entre usagers et agents. Néanmoins, plusieurs d’entre eux (agents) sont coupables du non-respect de la déontologie professionnelle, entraînant des dysfonctionnements qui, ternissent l’image de ce service public.
En dépit de ces difficultés liées à son fonctionnement, la Poste constitue un maillon essentiel dans l’économie nationale. Considérée comme un instrument de développement du pays, l’Etat trouve nécessaire de la restructurer dans le cadre des nouvelles réformes économiques qui surviennent au cours des années 1980.

-  Mardi 25 Juin : Madame LARA LARGO Sofia
"Imbrications identitaires : les usages ethniques du territoire à Guamal, Caldas, Colombie."

Résumé : Cette thèse est consacrée à l’analyse d’un ensemble de pratiques, identitaires et territoriales, ayant cours dans la localité des Andes colombiennes de Guamal, dans le nord-ouest du département de Caldas. Elle se fonde sur un travail ethnographique et documentaire mené entre 2013 et 2019. La communauté de Guamal, dont les membres sont dans leur majorité descendants d’esclaves de l’époque coloniale, se trouve sous la juridiction du Cabildo de Cañamomo Lomaprieta, en un territoire reconnu officiellement comme resguardo indigène. L’objectif principal de cette recherche est de saisir la manière dont les contours des identités (collectives, ethniques, communautaires ou individuelles) et des territoires se dessinent mutuellement, soit à travers le conflit, soit par la conciliation. Ce travail privilégie une lecture des transformations ayant eu lieu tout au long de l’histoire de cohabitation des groupes et des individus, au prisme des relations de pouvoir. Vingt-huit ans après la promulgation de la Constitution politique colombienne de 1991, les groupes se sont appropriés le multiculturalisme qu’elle instaure, modifiant une fois de plus les frontières territoriales et identitaires. La confrontation de différents types d’autorités a configuré localement un modèle de gestion territoriale particulier, caractérisé par d’éventuels chevauchements ou ambiguïtés juridiques et politiques. Certaines catégories récentes sont appropriées et resignifiées. Les identités revendiquées s’imbriquent, générant des configurations sociales, relationnelles et territoriales inédites.

Vendredi 28 juin : Madame PODZOROVA-BIRET Maria
"Vers l’Internationale « communiste » des arts. Circulations des arts plastiques et des artistes entre l’URSS et l’Occident (Allemagne, États-Unis, France, Italie) dans l’entre-deux-guerres (1918-1936)"

Résumé  : L’étude sur les circulations des artistes et des œuvres d’art entre l’Occident et l’URSS intègre de multiples facteurs qui relèvent de la propagande idéologique, de la politique économique et du contexte géopolitique. L’objectif de cette recherche est de questionner l’internationalisme artistique dans la perspective politique et sociale de ce grand tournant de l’époque contemporaine qu’a été la révolution d’Octobre. L’intérêt des artistes dans ces circulations s’inscrit également dans la logique d’un mouvement contre l’art pour l’art et contre un art élitiste, au profit d’un art engagé au service du prolétariat. L’objet d’art porte alors une valeur économique et symbolique. Les problématiques liées spécifiquement aux structures de la scène artistique soviétique et occidentale sont analysées. Les protagonistes de ces circulations sont nombreux et leurs activités se croisent et se chevauchent, à travers leurs parcours et leur place en URSS aussi bien qu’en Occident. En analysant la structuration des circulations artistiques, cette recherche met en évidence leurs réalisations et leurs dysfonctionnements, ancrés dans des logiques non seulement idéologiques et politiques, mais aussi économiques et sociales.



  • mercredi 20 mars 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances mai 2019

-  Vendredi 24 Mai : Monsieur Emmanuel CASAJUS
"Images, cultures et aspirations dans les contre cultures politisées. Le cas de l’Action Française"

Résumé : J’ai tenté dans ce travail d’analyser les pratiques sociales de la jeunesse militante d’extrême droite sous l’angle de sa culture juvénile, et de replacer cette culture juvénile dans l’ordre des évolutions matérielles et culturelles de l’Occident. Dans ma démarche, j’ai tenté de montrer que le nationalisme, sous ses diverses formes, n’avait jamais été en contradiction avec la modernité et la post-modernité, mais qu’il a été, au contraire, un de ses multiples visages. J’espérais ainsi rendre plus compréhensibles les pratiques de l’extrême droite contemporaine. Depuis les années 1960, les groupes « jeunes » se sont émancipés des mouvements politiques « adultes ». Les individus qui composent les sections jeunes, sont pour la plupart étudiants. Célibataires, bénéficiant d’une relative liberté matérielle, ils sont dans une situation transitoire entre une adolescence bien encadrée et une vie bien rangée. Par conséquent, leur passage dans la sphère radicale est souvent bref (une nouvelle relation amoureuse, de nouvelles amitiés, un nouveau travail l’interrompent aisément), et peu d’entre eux s’investissent très sérieusement dans le militantisme. Pour autant, l’idéologie politique n’est pas absente : c’est en fonction d’elle que les individus et les groupes se polarisent sur un champ concurrentiel, où chacun s’observe et se jauge. Il ne s’agit cependant pas d’une idéologie politique pure : mêlée de thématiques religieuses, de références culturelles et contre-culturelles, cette idéologie politique n’a plus pour fonction première de permettre une analyse « holistique » de la réalité, mais seulement celle de définir un rôle social valorisant. Afin de comprendre le rapport entre « le soi » des individus et les références politiques et historiques qui viennent l’étayer, j’ai développé un outillage méthodologique centré sur l’image.
J’ai commencé, dans un premier chapitre, par décrire deux phénomènes corollaires, qui ont complétement bouleversé le rapport des hommes occidentaux à eux-mêmes, et ceux depuis deux siècles :
• premièrement, le perfectionnement des moyens techniques capables de reproduire des images ; 
• deuxièmement, l’abaissement des coûts de production a permis de démocratiser les marchandises pourvoyeuses de fantasmes : prêt à porter, mobilier. 
En conséquence, depuis le XIXe siècle n’ont cessé de se développer des imageries et des systèmes de marchandises reflétant ces images. 
J’ai ensuite tenté de replacer la culture nationale d’une part, et la culture juvénile nationaliste d’autre part, dans l’histoire récente des transformations de la culture occidentale. 
J’ai essayé, dans les trois chapitres suivants, de mieux comprendre l’usage de ces imaginaires hybrides en analysant leurs emplois chez les jeunes gens des groupes d’extrême droite contemporains. 
Ces jeunes gens emploient, déploient, retravaillent des répertoires d’images préconstruites pour se construire une image identitaire groupale et individuelle. Cette image est pour ainsi dire monnayée sur un champ social où elle est reconnue (ceux qui la regardent ont l’œil pour la comprendre) et socialement valorisante. Ainsi les images semblent entretenir un rapport dialectique avec le monde social, dans la mesure où les acteurs sociaux, afin de se positionner en détenteurs absolus de certains attributs recherchés, les convoquent par intérêt, et qu’elles les réifient en retour.

-  Samedi 25 Mai : Madame Ninon DUBOURG
« AD OBSEQUIUM DIVINUM INHABILEM », LA RECONNAISSANCE DE LA CONDITION DE PERSONNE INFIRME PAR LA CHANCELLERIE PONTIFICALE (XIIE – XIVE SIECLES)

Résumé : Les suppliques reçues et les lettres émises par la Chancellerie apostolique entre le XIIe et le XIVe siècle attestent la reconnaissance de l’invalidité par l’institution pontificale. Elles actent l’existence d’une infirmité physique ou mentale et autorisent le suppliant à adapter ses missions de clerc ou de chrétien en fonction de ses capacités. Ces documents se situent à la frontière entre une parole institutionnelle et des sources de la pratique. La sollicitation provoque une intense et complexe production épistolaire, mettant en évidence les acteurs engagés dans ce processus – les individus invalides et les personnels curial et ecclésiastique. Elle dévoile les législations spécifiques à l’institution et entraîne une définition de l’infirmité par la Chancellerie pontificale, catégorisant les corps invalides selon leur condition physique ou mentale. Les réponses de la Curie, basées sur la tradition de compilation de cas similaires, connus par le droit et l’enregistrement, confirment la reconnaissance de la condition de personne infirme. Les suppliques et les lettres constituent ainsi un excellent laboratoire d’analyse pour étudier le handicap médiéval dans sa relation à la papauté comme institution.

-  Mercredi 29 Mai : Monsieur Nouri RUPERT
Unions conjugales des françaises « d’origine marocaine » entre la France et le Maroc. Identités multiples et rapports sociaux de pouvoir

Résumé : Cette thèse s’appuie sur la réalisation d’une enquête qualitative autour des trajectoires conjugales, allant des mariages aux divorces, auprès de trente-cinq femmes françaises « d’origine marocaine » entre la France et le Maroc.
Nous avons réalisé deux terrains ethnographiques, un en région parisienne et un autre au Maroc auprès de femmes nées en France de parents marocains, ayant fait le choix de rester installées en France ou circuler de manière plus ou moins longue, entre la France et le Maroc. Elles ont toutes connu une situation de mariage et divorce.
Les mariages et divorces ne peuvent se comprendre qu’en considérant l’importance des classes sociales, des territoires qu’ils traversent à l’aide des rapports sociaux de sexe, de nationalité et de « race », imbriqués et visibilisés par la « double présence » des femmes françaises « d’origine marocaine » entre les deux espaces.
Après avoir souligné le contexte socio-historique singulier dans lequel les descendantes d’immigrant-e-s font l’expérience d’injonctions paradoxales, construisant leur situation de minoration en dehors et dans le mariage, nous reviendrons sur la construction des rapports de pouvoir qui amènent à objectiver l’existence d’un espace de circulation franco-marocain. L’inextricabilité qui existe entre mariages et divorces permet enfin, dans ce travail, de penser les luttes autour du déplacement/replacement des femmes françaises d’origine marocaine sur le marché conjugal « français », après un divorce.

-  Mercredi 30 Mai : Monsieur DI PIERRO Mattia
"L’expérience du monde : Claude Lefort et la phénoménologie du politique"

Résumé : La convinzione che guida questa ricerca è che il punto. La conviction qui guide cette recherche est que le point capital de la pensée de Claude Lefort est dans l’application politique de la pensée de Merleau-Ponty et de sa conception du chiasme, de l’imbrication des tous les niveaux qui forment la réalité. On peut dire que la phénoménologie du politique lefortienne c’est une application de la leçon merleaupontienne à la dimension politique du sociale. Le cœur de cette lecture est représenté par Le travail de l’œuvre Machiavel où le rôle du pouvoir et sa relation avec le peuple et les grands peint une conception du politique dans laquelle il n’y a pas de séparation possible entre constituant et constitué, réal et imaginaire, immanente et symbolique.
Le premier chapitre analyse donc la genèse de la philosophie lefortienne pendant les années dans lesquels le philosophe participe au groupe Socialisme ou barbarie. Dans cette période sa réflexion, même si encore interne au marxisme, montre déjà les signes de la phénoménologie. Ce rapport est évident dans la critique lefortienne aux philosophies de l’histoire et dans la notion d’« expérience prolétarienne ». Tandis que les études les plus connues autour du philosophe parisien affirment que sa pensée naisse à partir du détachement du marxisme, on montre comme toutes les principales catégories de la philosophie lefortienne surgissent dans la lecture critique des œuvres de Marx. Comment nous montrons dans le second chapitre, c’est dans sa lecture phénoménologique des œuvres marxiennes qui les idées de division du social, de dimension symbolique et de chiasme prennent forme. Dans ce cadre c’est en outre important le rôle joué par l’ethnologie : les études de Marcel Mauss sur le don en particulier, mas aussi celui de Abram Kardiner, Gregory Bateson et Claude Lévi-Strauss.
Le troisième chapitre affronte la conception lefortienne de la modernité, l’idée d’institution symbolique et la question de la division du social. Il est une sorte de préparation à l’interprétation de Machiavel. En effet, le chapitre suivant est dédié à cette dernière. On examine ici la division entre « les humeurs », le rôle du pouvoir comme pole symbolique et la relation entre le pouvoir, les grandes et le peuple. Nous montrons comme dans l’interprétation des Discours et du Prince Lefort construit sa phénoménologie du politique.
Le dernier chapitre, enfin, analyse la démocratie et le totalitarisme comme résultat et sommet de la phénoménologie lefortienne. Nous voyons ici comme la dynamique conflictuelle de la démocratie traduit le mouvement de l’être proposé par Merleau-Ponty dans un langage politique. En conclusion on considère la nouveauté de la phénoménologie du politique lefortienne dans sa différence par rapport à la « démocratie insourgeante » proposé par Miguel Abensour.



  • mardi 26 février 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Avril 2019

-  Vendredi 05 Avril : Monsieur Brice NOCENTI
"Métamorphoses de l’État productiviste. Le management public du fordisme au néolibéralisme, saisi à partir de ses savoirs de gouvernement."

Résumé : À la fin des années 1910, Max Weber écrivait : « Avant tout, dans la vie quotidienne, la domination est administration. » S’il revenait un siècle plus tard, il reformulerait : « La domination est gestion. » Comment comprendre, du point de vue d’une histoire des bureaucraties publiques et privées, l’invasion actuelle des services publics par des techniques managériales ? Cette thèse de sociologie historique du management public a pour objet l’émergence dans l’entreprise et la diffusion dans l’État de plusieurs dispositifs de gestion en France de 1945 à nos jours. Plutôt que de se contenter paresseusement de l’attribuer au « néolibéralisme », il s’agit de replacer les transformations à l’œuvre dans l’histoire longue du salariat public et des transformations du capitalisme. Instrument central de la première révolution managériale, la direction par objectifs a donné naissance à un nouveau mode d’organisation de l’entreprise : un gouvernement individualisé des cadres par les chiffres, orienté vers l’augmentation indéfinie de la productivité des ouvriers et employées. Les hauts fonctionnaires de l’État planificateur fordiste ont tenté sans succès de transposer dans les ministères cette forme de bureaucratie managériale : pas au nom du « marché », mais du contrôle du travail des petits fonctionnaires, de la croissance du PIB et de la puissance de l’État français. Dans le contexte tout autre des années 1990-2000 et du capitalisme financiarisé, la LOLF et la RGPP ont finalement institué ce gouvernement des services publics par objectifs, au service d’une fin nouvelle : la réduction des dépenses de l’État. Le système hospitalier, la collecte des impôts, les préfectures ou Pôle emploi ont été réorganisés sur le modèle de la grande entreprise fordiste intégrée des années 1970. Certains hauts fonctionnaires cherchent aujourd’hui à radicaliser ce projet en imposant une nouvelle forme d’organisation, plus opposée encore à un service public démocratique : la bureaucratie néolibérale de l’entreprise issue de la seconde révolution managériale des années 1980-1990, dont l’un des éléments centraux est le gouvernement des producteurs directs par une concurrence salariale formalisée, au moyen d’une gestion des ressources humaines vouée à « banaliser » le statut des fonctionnaires.



  • lundi 11 février 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Mars 2019

-  Vendredi 15 mars : Madame Pauline PICOT
« L’heure de nous-mêmes a sonné ». Mobilisations antiracistes et rapports sociaux en Ile-de-France (2005-2018).

Résumé : Cette thèse repose sur une enquête ethnographique menée entre 2013 et 2017 par observation (à des degrés de participation divers) et par entretiens, et sur une analyse de corpus. Elle vise à saisir l’activité militante concrète de plusieurs collectifs antiracistes franciliens : la Brigade anti-négrophobie, le Conseil représentatif des associations noires, le Parti des Indigènes de la République, le réseau Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation et le comité d’organisation des Journées contre l’islamophobie.
Croisant sociologie de l’action collective, des relations interethniques et des rapports sociaux, la thèse déroule le fil de l’analyse du travail militant au sein de ces collectifs. Il s’agit, d’un côté, d’expliquer ces mobilisations au regard des conditions sociales de leur apparition – le contexte politique, l’état du champ militant antiraciste – et leur conjonction avec les trajectoires des militant.e.s ; et d’un autre côté, de se pencher sur ce que l’action collective produit pour ceux et celles qui y participent.
On verra ainsi comment les mobilisations antiracistes déclenchées à partir du milieu des années 2000, du fait de militantes et de militants français héritiers de l’immigration (post) coloniale, participent d’une lutte pour l’hégémonie sur la définition du racisme en France : l’action collective contribue à produire des intellectuel.le.s, qui produisent de la théorie sur le social. Les formes de travail militant observées et analysées (intellectuel/domestique/émotionnel, visible/invisible) permettent d’interroger les façons dont s’actualisent les rapports de classe, de race et de sexe dans et par l’activité militante. Enfin, ces mobilisations ouvrent la perspective de la constitution des catégories minorisées dans les rapports sociaux de race en groupes sociaux « pour soi », politiquement représentés, c’est-à-dire la possibilité de formes de communalisation minoritaire.

-  Vendredi 15 mars : Madame Maria Soledad RUIZ-JABBAZ
"Dignité, estime et mépris. Enquête sur la dynamique quotidienne de la reconnaissance sociale dans une población de Santiago du Chili"

Résumé : Cette thèse porte sur la forme que revêt la dimension de la reconnaissance sociale en jeu dans les relations sociales, au sein d’une población - ou quartier sensible, selon l’usage en France -, située à Santiago du Chili, dans une vaste zone de poblaciones similaires. Il s’agit d’un quartier au niveau socio-économique bas, fortement stigmatisé, au sein duquel l’absence de services et d’organismes de l’État est presque totale. Une telle configuration urbaine, qui se répète dans d’autres secteurs de la capitale, fait de Santiago l’une des villes les plus ségréguées d’Amérique latine. À cela s’ajoute le fait que, en conséquence du projet néolibéral implanté au Chili à partir des années 70, les politiques de sécurité sociale, d’éducation, de santé, de logement et de retraite sont fondées sur des logiques mercantiles, et les prestations sociales sont organisées en systèmes de qualité diverse selon la capacité de paiement des usagers.
Prenant comme point de départ les définitions de la reconnaissance d’Axel Honneth, nous avons ancré nos recherches dans l’expérience vécue des pobladores. Ainsi, à partir d’une enquête ethnographique, l’objectif était de comprendre : Comment affrontent-ils au jour le jour la possibilité/impossibilité d’exercer leurs droits sur le plan du travail et de la santé ? Comment construisent-ils une position digne d’être valorisée en tant que parents, travailleurs et habitants d’une población ? Comment éprouvent-ils les diverses blessures morales, telles que le mépris et l’humiliation, dont ils peuvent être victimes (ou responsables) ? Enfin, quels sont les sentiments associés au mépris ressenti ? Ces dimensions sont étudiées tant à travers les relations sociales tissées entre les habitants du même quartier, que dans celles qui les lient aux institutions et aux acteurs sociaux externes.
Les résultats de notre étude nous présentent un milieu social hautement normé et « surveillant de lui-même », où l’information sur les voisins circule très vite par le biais des commérages. L’un des aspects les plus importants de la vie quotidienne, à travers lequel on obtient de l’estime, est certainement la constitution d’une famille, à condition que l’on s’acquitte des tâches assignées au rôle à remplir. Si ce n’est pas le cas, la sanction sociale est très forte, plus encore envers les femmes. La deuxième dimension essentielle est celle du travail. Le fait d’être un travailleur/travailleuse dur à la tâche, et de savoir profiter des opportunités, constitue une autre grande source de fierté. Par rebond, tout échec d’un projet professionnel entraîne un sentiment prédominant : la honte. La honte opère alors comme une auto-dévalorisation, dans la mesure où la cause d’une telle situation est attribuée à la propre incapacité de la personne. Sur le plan de la santé, les pobladores doivent faire face à un système public aux ressources très limitées, dont les institutions les traitent en inférieurs, et où ils doivent se soumettre aux normes de fonctionnement et aux décisions des experts, indépendamment de la compréhension qu’ils en ont. Finalement, en tant qu’habitants d’un territoire stigmatisé, la ségrégation socio-spatiale et la stigmatisation alimentent un cercle constant de comparaisons, d’évaluations et de dévaluations à l’intérieur même du quartier, multipliant et reproduisant ainsi une série de différenciations et de frontières.



  • lundi 7 janvier 2019
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Janvier 2019

-  Mardi 08 janvier : Madame Valentina VEGA GARCIA
"Les jardins (chinampas) de Xochimilco : entre histoire, paysage et enjeux patrimoniaux"

Résumé : Xochimilco est un paysage culturel, un ensemble de parcelles de terre entrecoupées de canaux d’eau (chinampas) qui composent un système de production agricole préhispanique au Mexique. Développé par le peuple Xochimilca depuis le Xe siècle, ces jardins flottants ont été par la suite répandus sur l’ensemble des territoires de la vallée de Mexico, notamment à Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque, édifiée sur un îlot au milieu d’un grand lac marécageux. Pendant la conquête espagnole au XVIe siècle, Tenochtitlan a été détruite et le lac progressivement asséché pour reconstruire la ville à la manière européenne. Aujourd’hui nommée Mexico, cette agglomération urbaine est une des plus peuplées au monde. Xochimilco est tout ce qui reste des chinampas d’autrefois, le système agricole originel ayant été très fortement réduit. Ce site a survécu à travers les siècles aux changements historiques en devenant le support de multiples activités et fonctions de la ville : approvisionnement en eau, centre sportif, zone de loisirs, pôle touristique, bien patrimonial, ainsi que réserve naturelle et foncière. L’agriculture intrinsèquement liée aux pratiques culturelles et religieuses continue à participer à la construction d’une identité forte de ses habitants. À présent, le milieu urbain portant préjudice à sa vocation agricole, les chinampas sont sur le point de disparaître. Leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987 leur a donné plusieurs avantages mais a aussi soulevé certaines contraintes. Les dégâts environnementaux peuvent-ils conduire à leur suppression de la Liste du patrimoine mondial ? Est-ce que la sauvegarde de l’identité ancestrale, patrimoniale et culturelle du paysage de Xochimilco dépend de son activité agricole ? Répondre ces questions et aborder les enjeux patrimoniaux de ce site est l’objet de notre travail de recherche. Non seulement cette région risque de disparaitre mais aussi sa biodiversité, sa culture, ses traditions et avec elle, le savoir-faire des Aztèques ou Mexicas.

-  Jeudi 24 janvier : Monsieur Mohamed Abdelaziz METALLAOUI
"Les jardins publics en Algérie au XIXe siècle : Histoire - Architecture - Patrimoine"

Résumé : Quelle est l’histoire des jardins publics de l’époque coloniale en Algérie ? Quels en sont les tracés et l’architecture, quelle est la relation entre les jardins et les monuments qui constituent leur enveloppe ? Quelle est enfin, la perception des Algériens sur le patrimoine vert que composent ces jardins ? Cette enquête a mis en place un socle à la fois théorique et pratique lié au processus de création des jardins publics, notion nouvelle introduite durant la colonisation. Elle propose une classification des différents espaces verts datant de cette même époque à travers les étapes de l’histoire urbaine coloniale. Ce travail a donc souhaité mettre en lumière les aspects méconnus de l’histoire du patrimoine vert pour lequel les Algériens manifestent intérêt et engouement croissants. Les objectifs de cette recherche étaient de mettre en évidence la richesse historique et architecturale méconnues des jardins publics algériens, et d’évoquer leur processus de patrimonialisation parfois difficile dans les principales villes du pays.



  • vendredi 23 novembre 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances décembre 2018

-  Mercredi 05 décembre : Madame Carole BIGNON
"Légitimités citadines et pratiques foncières à Douala"

Résumé : Les processus de légitimation citadine à Douala, capitale économique du Cameroun, sont étudiés par le prisme du foncier. L’analyse porte sur les discours, pratiques et représentations des citadins pour comprendre comment ils parviennent à négocier leur place en ville – plus ou moins durablement, au regard d’une pluralité d’acteurs. Dans un contexte de situation autoritaire et de forte dichotomie rural-urbain au sein des représentations communes, la citadinité ne va pas de soi à Douala et peut être contestée dans certains cas. Être à Douala et être de Douala ne portent pas le même sens et supposent une reconnaissance de légitimité à occuper l’espace, à l’aune de paramètres identitaires et de pratiques sociales. La confrontation entre trois quartiers – Bonabéri, New-Bell, Akwa – a permis de poser trois regards situés sur les légitimités citadines.
L’étude des processus de légitimation citadine en matière de foncier soulève différentes questions, parmi lesquelles l’importance de la prise en compte de la dimension identitaire. Dans ce cadre, l’analyse du poids de l’autochtonie dans les représentations citadines et sa traduction spatiale permettent de rendre compte que ce registre est saturant, mais que des marges de manœuvre existent notamment du fait des contours flous de la définition même de cette notion d’autochtonie. Le rapports aux normes officielles est également questionné, plus particulièrement la capacité à jouer, négocier, contourner ces dernières dans un contexte où l’écart est important entre normes officielles et pratiques foncières réelles. L’étude d’un déguerpissement survenu en 2014 montre cependant les limites des stratégies des citadins, révélant un conflit de normes. Les réponses citadines à travers la production matérielle et sociale de l’espace urbain, en contexte marécageux et/ou inondable et face au manque de solutions concrètes proposées par l’Etat, deviennent une manière d’interpeller ce dernier.

-  Lundi 10 décembre : Madame Gashin SHAHSAVARI
"Expérimentations et Modélisations de la Chasse Hydraulique dans les Réseaux d’Assainissement Unitaires – Cas d’étude d’un Collecteur Parisien"

Résumé : L’accumulation de sédiments sur le fond des égouts à faible pente est une contrainte au bon fonctionnement hydraulique et à la gestion des réseaux d’assainissement unitaire. Le recours à la chasse hydraulique est alors une pratique envisagée par les gestionnaires de réseau pour le nettoyage des canaux souterrains.
Les processus de transport sédimentaire dans les réseaux d’assainissement unitaire est rendu complexe en raison du jeu de nombreux phénomènes tels que la variabilité de l’étendue granulométrique des sédiments et la cohésion. La thèse présente les résultats expérimentaux et numériques obtenus avant et après une chasse hydraulique réalisée dans le réseau unitaire parisien. Une campagne de mesures a permis d’acquérir des données hydro-sédimentaires à haute résolution, permettant de caractériser et quantifier les processus d’érosion, de transport et de sédimentation agissant sous l’effet de la chasse hydraulique, du reste performante dans le nettoyage du réseau étudié. Deux modèles de transport sédimentaire comportant un modèle simple en condition de transport uniforme, et un modèle plus complexe impliquant le transport non-uniforme ont été développés afin de mettre en place un outil prédictif des mouvements des particules solides pendant le phénomène de chasse. Les deux modèles ont été capables d’évaluer à différents niveaux de précision l’efficacité de la chasse hydraulique en termes de transport sédimentaire. La comparaison des résultats issus des deux modèles permet de déterminer les avantages et les contraintes de chacun, révélant ainsi l’importance de prendre en compte l’hétérogénéité texturale des dépôts dans l’analyse de l’érosion, du transport et de la sédimentation des particules solides sous l’effet des chasses hydrauliques. De plus, une analyse de sensibilité de la gamme d’application de certains paramètres d’entrée du modèle de transport non-uniforme des sédiments a été réalisée. Les résultats ont confirmé le bon fonctionnement du modèle.

-  Mardi 11 décembre : Monsieur Damien CARRIERE
"Filtering Class through Space : Security Guards and Urban Territories in
Delhi, India"

Résumé : Security guards have become a fixture of a city like Delhi. They stand on duty in every upper and middle-class neighborhood and in every mall. I ask : what are the effects ofsecurity guards on the city of Delhi ? A quarter of a million men are deployed in Delhi’sstreets, and they are not successful in stopping crimes against women. It appears that the role of security guards is to mark the territory that they keep under watch as belonging to the upper and middle-classes. The first chapter exposes in detail the methodology employed for data collection. The second one proposes a “phenomenology of security guards”, that is, a close description of who they are and the work they do. Their work interrogates on the making and unmaking of public space. The third chapter pays attention to the legal framework and shows that the laws framing the work of security guards are neither coherent, nor respected. This should not be interpreted as a weakening of the state but rather as a reinforcement of the domination of middle and upper-class over the control of the city. In the fourth chapter I deploy the vocabulary of political economy approaches to explain the role that private security guards play in it sociopolitical fabric. I show that it participates in keeping at bay crisis by absorbing a significant surplus population. The system that permits the guards to work rests on a gendered division of labor which they contribute to reinforce by keeping Delhi’s street masculine.

-  Lundi 17 décembre : Madame Nataly CAMACHO MARINO
"Une anthropologie de la rue. Pauvreté, drogues et violence dans les ollas de Bogotá (Colombie)"

Résumé : Cette thèse s’interroge sur le rôle joué par la violence (dans les multiples formes que celle-ci peut prendre) dans le processus d’émergence, de permanence et de disparition d’espaces urbains dédiés au commerce et à la consommation de drogues dans le centre-ville de Bogotá, en Colombie. Ces espaces, couramment connus comme ollas et existant depuis plus de quatre décennies, sont contrôlés par des réseaux de trafic, fréquentés par des personnes sans-abri usagères dépendantes de drogues et considérés socialement comme les endroits les plus dangereux de la ville. À partir d’une démarche ethnographique de longue durée – dans les ollas, dans des centres d’accueil pour des personnes sans-abri et dans les rues du centre-ville – et d’une réflexion historique, ce travail analyse la manière dont la réalité des ollas est vécue et décrite, et cherche à saisir les rapports entre la pauvreté – manifestée notamment par la vie dans la rue –, le commerce et l’usage de drogues, la violence quotidienne des ollas et la violence politique liée au contexte historique colombien.



  • lundi 24 septembre 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances novembre 2018

-  Jeudi 08 novembre : Monsieur Rémi DE MATOS-MACHADO
"Paysages de guerre et Lidar : de la caractérisation des polémoformes à la conservation des patrimoines naturel et culturel de la forêt domaniale de Verdun (Meuse, France)."

Résumé : En 2013, l’utilisation de la technologie LiDAR en forêt domaniale de Verdun a mis au jour les stigmates géomorphologiques des combats de la Première Guerre mondiale, jusqu’alors masqués par un vaste manteau forestier de 10 000 ha. Vestiges du passé dans les paysages actuels, ces formes de relief, appelées polémoformes, possèdent une haute valeur archéologique. Il convient de les inventorier pour mieux les conserver dans une perspective de gestion durable du milieu forestier. À l’échelle de la forêt toute entière, ce travail n’est possible que si l’on développe une méthode de cartographie automatisée. Pour ce faire, la méthodologie présente trois volets :
1) analyser le modèle numérique de terrain et à en extraire les formes au moyen d’un algorithme semi-automatique ;
2) étudier la géométrie des formes inventoriées par une approche combinée d’analyses multivariées, qui permet le regroupement des polémoformes similaires ;
3) interpréter ces classes sur le terrain et grâce aux documents d’archives allemands et français. L’analyse cartographique révèle que plus de 600 000 polémoformes ont été conservées, auxquelles s’ajoutent plus de 400 km de restes de tranchées et boyaux de communication. La répartition et la diversité morphologique des polémoformes révèlent les pratiques d’aménagement du front, selon des logiques d’organisation telles que la distance au front et la configuration des paysages d’avant-guerre. Au-delà de la reproductibilité de la méthode, pouvant contribuer au développement de la recherche fondamentale sur d’autres champs de bataille, la thèse fournit des outils opérationnels pour la gestion et la conservation des patrimoines historiques, culturels et naturels de la forêt domaniale de Verdun. De ce fait, les ressources iconographiques produites seront exploitées dans la construction du prochain plan d’aménagement forestier, en vue d’optimiser la conservation des polémoformes et vestiges de guerre associés.

-  Vendredi 23 novembre  : Madame Nadia CORDERO GAMBOA
"Le devenir professionnel des jeunes diplômés étrangers en France"

Résumé : Les migrations professionnelle et étudiante ont été abordées sous l’angle des réseaux, de la socialisation ou des échanges entre les pays d’origine et la France. Cette recherche anthropologique, quant à elle, s’attache à analyser la situation professionnelle des jeunes diplômés de master ou de doctorat issus de pays n’appartenant pas à l’Union européenne. Ceux-ci souhaitent s’engager dans une activité professionnelle en France, toutefois « la question du retour au pays d’origine se pose souvent à l’issue de leurs cursus universitaire ». Pour eux, l’entrée dans le monde professionnel prend une dimension administrative très marquée. Ils se trouvent confrontés à des obligations administratives (pendant leurs études, dans la vie quotidienne ou au travail), à des contraintes d’insertion professionnelle ou de poursuite de carrière (postes réservés aux ressortissants de l’Union européenne, problèmes pour changer de statut) en passant par des difficultés à établir un projet professionnel après l’obtention de leur diplôme. Dans le cadre d’une démarche anthropologique, un travail d’immersion est mené au sein d’associations représentatives des doctorants travaillant sur la valorisation du parcours doctoral et d’associations qui informent et apportent leur soutien aux jeunes diplômés étrangers, afin d’appréhender la manière dont ils envisagent la suite de leur parcours en France et de connaître la manière dont ils le vivent.

-  Samedi 24 novembre : Madame Elodie GROSSI
« Bad Brains » : Race et Psychiatrie de la fin de l’esclavage à l’époque contemporaine aux États-Unis

Résumé : Cette thèse explore l’histoire sociale de la psychiatrie racialisée dans le Sud ségrégué et la médicalisation du corps noir du XIXe siècle jusqu’à l’époque contemporaine. En croisant les questionnements autour de la politisation de la science et des pratiques psychiatriques, ainsi que les notions de citoyenneté, de responsabilité et de droits civiques, elle étudie l’histoire des patients noirs en psychiatrie aux États-Unis et l’évolution des théories psychiatriques prenant pour cible l’altérité raciale. En s’appuyant sur un corpus d’archives personnelles de médecins, d’institutions de soins et de centres de recherche en psychiatrie, ainsi que sur une enquête qualitative réalisée auprès de psychiatres en Californie, elle montre la longue histoire des pratiques de discrimination raciale en médecine aux États-Unis et la construction de « l’apartheid médical » dans les hôpitaux du Sud depuis la fin du XIXe siècle. Ce travail retrace les différents régimes par lesquels la notion de race a été jugée pertinente par les psychiatres pour naturaliser les différences corporelles de la fin de l’esclavage jusqu’à l’époque contemporaine. Alors que la variable raciale commençait à être convoquée dans les études sur la folie à partir des années 1840, on observe, au cours du XIXe siècle, l’émergence d’un système de classification des pathologies et de routines appliquées aux corps noirs et blancs élaborés par les aliénistes sudistes pour contraindre et « guérir » les patients noirs dans des espaces séparés. En développant l’approche de la psychiatrie sociale et en fondant les premières cliniques urbaines dans les ghettos noirs dans le contexte de la Grande Migration, les psychiatres du Nord cherchaient par ailleurs à condamner à l’obsolescence les institutions ségréguées du Sud, et à réaffirmer la modernité de leurs propres pratiques. Ensuite, dans le contexte des années 1960, cette thèse montre l’intersection entre, d’une part, la politisation croissante de la recherche menée par les psychiatres sur la violence urbaine et, d’autre part, les représentations dans la littérature médicale des manifestants noirs, dont les comportements sont classés comme pathologiques. Enfin, ce travail aborde l’émergence de la psychiatrie anti-raciste durant le mouvement de désinstitutionalisation et révèle les enjeux du développement d’unités psychiatriques dans lesquelles des psychiatres formulèrent une nouvelle approche, à partir des années 1980, en plaçant la notion de race, comprise comme un paradigme biologique et culturel, au cœur de la relation médecin-patient. L’enquête qualitative conduite au sein d’une de ces unités et de plusieurs cliniques de soins en Californie dévoile les représentations sociales complexes et souvent contradictoires de la race qui existent aujourd’hui pour les psychiatres américains, pour qui cette variable est comprise simultanément comme une variable biomédicale et comme une construction culturelle et sociale. En conjuguant la recherche historique sur les pratiques de soins aux méthodes empiriques de la sociologie, cette thèse démontre que la mémoire de la race irrigue les pratiques et les discours de la profession psychiatrique américaine, aussi bien dans les représentations que les médecins véhiculent des corps soignés, que dans les stratégies de naturalisation du social employées pour prendre en charge leurs patients.

-  Mercredi 28 novembre : Madame Julie MARQUET
"Droit, coutumes et justice coloniale. Les affaires de caste dans les Établissements français de l’Inde"

Résumé : Tout au long du XIXe siècle, le gouvernement des Établissements français de l’Inde promet de respecter les us et coutumes des Indiens. Il s’engage notamment à juger les habitants de ses établissements suivant ces us et coutumes. Il forge ainsi une catégorie juridique pour désigner les conflits coutumiers pris en charge par la justice coloniale : les « affaires de caste ».Cette étude des affaires de caste contribue aux développements récents des recherches d’histoire impériale et coloniale sur la formation du droit. Elle rejoint les travaux actuels qui remettent en cause l’idée que le droit colonial est imposé par le haut, suivant une logique rationnelle, et montrent qu’au contraire, il est le fruit de compositions avec les formes juridiques précoloniales et les possibilités locales. La thèse étudie spécifiquement les processus de composition à l’œuvre dans le façonnement du système juridique en matière de caste. Le système juridique, entendu comme l’ensemble des règles de droit, les institutions chargées de les appliquer et les usages de ces institutions, est envisagé dans son rapport aux demandes sociales. Cette approche localisée de la situation coloniale apporte de plus un éclairage nouveau sur la société indienne dans le sud du sous-continent. Elle participe ainsi au débat sur la constitution des castes comme unité sociale et comme catégorie administrative à la période coloniale. Le système juridique est examiné sous différents angles. Dans un premier temps, la focale est placée sur les cadres coloniaux des affaires de caste et les modalités d’expression de la souveraineté du gouvernement colonial. Dans un second temps, l’attention est tournée vers les différents acteurs de la résolution des conflits, qui participent au façonnement de ces cadres. Pour finir, l’étude s’arrête sur la forme et les enjeux des litiges, de manière à saisir le rôle des justiciables dans la production des normes sociales et juridiques.



  • lundi 25 juin 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Juin 2018

26 juin à 13h00 : "Les prostituées et leurs passeurs à l’épreuve des frontières ", Prune De Montvalon, Salle 870 bâtiment Olympe de Gouges, Université Paris Diderot.

28 juin à 14h00 : " Analyse de la notion de décroissance sous l’angle de la théorie d’économie générale de Georges Bataille" Anthony Horrie, Salle 870 bâtiment Olympe de Gouges, Université Paris Diderot.



  • mercredi 7 mars 2018
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance Avril 2018

- 5 Avril à 13h : Marina AZNAR : L’impensé et les non-dits de l’immigration. L’exil en héritage. Approche psychosociale clinique.



  • mardi 12 décembre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance Décembre 2017

- 12 Décembre à 10h30 : Safa BEN ROMDHANE : Effets du climat et de la pollution de l’air sur la santé respiratoire à Tunis

- 13 Décembre à 9h : Regina MANTANIKA : Le sauvage dans la ville ou l’émergence d’une sociabilité politique. Négociation et reconfiguration du paysage des migrations par les exilés aux frontières d’arrivée et dans les villes portuaires en Grèce.



  • mardi 12 décembre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance Novembre 2017

- 30 Novembre à 10h : Sergey UZHEGOV : Capital concentration and petroleum abundance in economies of Eurasia-Russia, Kazakhstan and Azerbaijan - microeconomic performance and macroeconomic dynamics



  • lundi 9 octobre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Octobre 2017

- 10 Octobre à 9h30 : Chadia BOUDARSSA : Entre travail et engagement, les acteurs expatriés et nationaux de solidarité international au Maroc : volontaires, salariés, bénévoles et stagiaires. Le cosmopolitisme à l’épreuve ?

- 24 Octobre à 9h : David FAURE : Transmettre au cœur d’une mutation industrielle. Approche sociale clinique du sujet de la connaissance.



  • lundi 18 septembre 2017
  • Catégorie : Soutenances
Soutenances Septembre 2017

- 12 Septembre 2017 à 14h30 : Maria DOIBANI : Disqualification humaine et processus de bureaucratisation : le cas des agents du bureau des étrangers sous le regard croisé de la sociologie et psychosociologie.

- 16 Septembre 2017 à 14h : Marie-Lise FIEYRE : Bâtards de princes. Identité, parenté et pouvoir des enfants naturels chez les Bourbon (XIVème - milieu du XVIème siècle).

- 21 Septembre 2017 à 14h : Marie EDWARD : Les complexités de la réforme du système d’irrigation en Égypte : Changement institutionnel et contraintes socio-économiques.

- 21 Septembre 2017 à 14h : Vladimir STOLOJAN : Le statu-quo de la mémoire nationale à Taiwan. Les dynamiques antagonistes de mises en récits publiques de l’expérience autoritaire.

- 22 Septembre 2017 à 13h30 : Kondylenia BELITSOU : Présentation de la Grèce ancienne dans l’histoire éducative dans le secondaire au XIXème siècle (1814-1914).

- 22 Septembre 2017 à 14h : Rosane BRAUD : Construction d’une catégorie de "migrants" dans les actions de lutte contre les inégalités face au diabète en France. Analyse des configurations contemporaines des rapports sociaux inégalitaires.

- 22 Septembre 2017 à 14h30 : Kocamis MERAL : La politique de l’AKP vis-à-vis des Alévis-Kizilbach en Turquie : Ouverture ou bien sunnisation ?

- 25 Septembre 2017 à 9h30 : Olivier LEROY : Régénération naturelle des systèmes agroforestiers : le cas des dehesas de la Sierra Grazalema (Andalousie, Espagne).

- 25 Septembre 2017 à 14h : Tidiane SANE : Vulnérabilité et adaptabilité des systèmes agraires aux changements climatiques et sociaux en Basse-Casamance (Sénégal).

- 25 Septembre 2017 à 14h : Christophe VIGNE : Le Viêt Nam et ses exilés (1945-2009). Permanence et fluctuations d’une politique d’attention et de lien.

- 26 Septembre 2017 à 14h : Bake-Ne IM AHN : De l’obsession du sang pur à la reconnaissance du métissage et à la valorisation du multiculturalisme : la Corée du Sud et les enfants nés de couples mixtes (1910-2016).

- 26 Septembre à 14h : Jérémy CHILIN : Les Créoles de l’Ile Maurice des années 1930 à l’indépendance. Processus de construction identitaire d’une communauté.

- 26 Septembre 2017 à 14h : Floriana BARDONESCHI : Évolution, fabrication et utilisations du harnachement du cheval de trait dans les campagnes (Angleterre, France, Flandre, Italie), XII-XVIème siècle.

- 28 Septembre à 14h : Ahmed AL MARZOOQI : La prévention des risques dans l’Émirat d’Abu Dhabi, Émirats Arabes Unis. Impacts des catastrophes naturelles et non naturelles sur les activités économiques et le développement durable.

- 28 Septembre à 14h30 : Florence RINKER : Les violences familiales à Paris et dans le département de la Seine de 1938 à 1945.

- 29 Septembre 2017 à 15h : Maria Soledad ROJAS NOVOA : La protection de l’enfance en Amérique, une problématisation historique du présent. Le cas de l’institut inter américain de l’enfant et de l’adolescent (1916-1989).

- 29 Septembre 2017 à 9h : Céline GABARRO : L’attribution de l’aide médicale d’État (AME) par les agents de l’Assurance Maladie.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Aude CHANSON : Ruptures ou continuités dans les enjeux scolaires, de la période coloniale allemande puis britannique à l’émergence de la nation tanganyikaise (1885-1961) ?

- 29 Septembre 2017 à 14h : Charlène CHARLES : Un travail social précaire ? travail atypique et dégradation des conditions d’exercice dans le secteur socio-éducatif.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Ghislain GRAZIANI  : Masculin et masculinité dans les discours politiques français et italiens de l’après Seconde guerre mondiale, 1946-1968.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Corine BAZEILLE RENAULT : La raison de la norme. Les significations engagées par la norme pour les directeurs et l’encadrement hospitaliers.

- 29 Septembre 2017 à 14h : Aly Sada TIMERA : Les politiques urbaines face à l’habitat précaire à Dakar : Géo-histoire ds mobilités résidentielles, normes institutionnelles et pratiques populaires de l’espace.

- 30 Septembre 2017 à 9h : Judith BONNIN : L’internationalisme rose au tournant de la mondialisation. La politique internationale du Parti socialiste français de 1971 à 1983.



  • vendredi 23 novembre 2012
  • Catégorie : Soutenances
Soutenance 10/12/2012 : Michael Nafi

Sujet  : Islam, raison et politique. Une analyse inspirée de la pensée d’Eric VOEGELIN.

Date : 10/12/2012 à 13H30
Directrice de thèse  : Professeure Anne Kupiec
Equipe de recherche : CSPRP



Copyright © 2020 ED 382 | Site créé par Anders Fjeld | Réalisé avec SPIP | Espace privé