S D S
Sciences des sociétés
Ecole doctorale 624
  • Actualités
  • Annuaire
  • Liens utiles
  • Catalogue ED 382






SOUTENANCES Novembre 2019

Publié : 25 novembre 2019
Catégorie : Soutenances
Voir : Bourses et l'ED 382


vendredi 8 novembre : M. BERNADOU Dorian
Titre : "La fabrique du récit territorial en Italie, les cas des régions Emilie-Romagne et Latium"

Résumé :

vendredi 22 novembre : M. LAMENIE Brice
Titre : "La dimension urbaine de la politique européenne de cohésion et la construction métropolitaine : le cas de L’Ile-de-France"

Résumé :
L’effet de L’intervention de L’Union européenne sur les politiques publiques nationales et locales est aujourd’hui couramment démontré.
Depuis quelques décennies, l’UE a tenté de porter un modèle de traitement des problèmes urbains par l’intermédiaire d’expérimentations menées au titre de la politique régionale. En 2007,1es dispositifs dénommés « Projets pilotes urbains » et « URBAIN » ont été fondus dans le cadre général de la politique de
Cohésion. Si les objectifs de cette dernière sont désormais adossés à la Stratégie de Lisbonne-Gôteborg, renommée en 2010 « Stratégie Europe 2020 », la dimension urbaine a néanmoins été réaffirmée. Les objectifs fixés par la Stratégie de Lisbonne Gôteborg, plus favorables à la compétitivité, posent la question d’une
orientation plus directe de la politique de cohésion à destination des territoires métropolitains. La dimension urbaine de la politique européenne de cohésion et les enjeux de la construction métropolitaine semblent maintenant face à face.
Notre étude interroge les modalités de leurs croisements à partir du cas de l’Île-de-France. Dans cette Région, l’apparition d’un échelon métropolitain en 2016 questionne la concurrence et la complémentarité entre les différentes échelles de l’organisation territoriale. En nous basant sur une série d’observations et d’entretiens, menés auprès des acteurs charges de la conception et de la mise en œuvre de la politique de cohésion, notre démonstration s’enrichit d’analyses de
terrains et d’un corpus documentaire issu des instances de gouvernance.
Nous montrerons ainsi que la dimension urbaine de la politique de cohésion est un vecteur incomplet de transformation des pratiques de l’action publique locale. De plus, son impact financier est relativement faible et sa territorialisation incomplète.
Par ses principes d’intervention, la politique de cohésion invite les collectivités à s’adapter et accompagne, sans les bouleverser, les dynamiques de la construction métropolitaine en Ile-de-France. L’Union européenne constitue aussi une opportunité pour la Région, depuis le transfert d’une grande partie de la gestion des fonds en 201,1, d’affirmer sa position de coordinateur. Au niveau infrarégional, les effets de
la politique de cohésion sont plus mesurés, et les fonds européens soulignent les difficultés de structuration des différents territoires.

mercredi 27 novembre : Mme WACTA Christine
Titre : Vers la "ville neuro-prothétique" du futur : une maquette de ville renseignée comme plateforme d’échange et de croisement d’applications integrant des données en temps réel et sur un support topographique de référence (permettant une approche urbaine holistique qui intègre pleinement les questions socio-culturelles et environnementales nécessaires dans une conception urbaine intelligente)

Résumé :

vendredi 29 novembre : M. CARLIER Benoît
Titre : Les risques d’origine torrentielle et gravitaire dans la haute vallée du Guil (Queyras, Alpes du Sud, France)

Résumé :
Le Queyras est particulièrement exposé aux aléas d’origine torrentiel et gravitaire. Dans le cadre du projet SAMCO, une étude se voulant systémique a été menée sur cet espace. Combinant l’étude des aléas et l’évaluation de la vulnérabilité, cette analyse a été menée à différentes échelles spatiales afin de se conformer aux attentes des gestionnaires du risque. Ce travail de recherche est divisé en cinq parties.
La première partie est consacrée à l’analyse des facteurs pouvant prédisposer le bassin du Haut-Guil au déclenchement d’aléas d’origine torrentielle et gravitaire. Y sont exposés les caractéristiques géologiques, géomorphologiques, anthropiques et hydroclimatique du bassin du Haut-Guil. Ces travaux ont permis d’identifier les principaux risques et de mettre en avant le rôle des transferts sédimentaires et des phénomènes de retour d’est dans la genèse des risques.
La deuxième partie se focalise sur l’un des sous-bassins les plus actifs du bassin en matière de transferts sédimentaires : le Peynin. L’objectif était d’évaluer le rôle des sédiments dans la genèse des aléas. On s’est ici intéressé à la caractérisation et la quantification des stocks sédimentaires du Peynin, à la quantification des transferts sédimentaires, à l’établissement d’un budget sédimentaire sur 20 ans et à l’analyse de la connectivité fonctionnelle du bassin du Peynin. Ces travaux ont permis de formaliser la cascade sédimentaire du Peynin et de mettre en avant le rôle des laves torrentielles dans la recharge des stocks intermédiaires. Ces travaux ont aussi mis en lumière la nécessité d’une recharge des stocks comme condition au déclenchement de crues catastrophiques.
Dans la troisième partie sont exposées les cartes produites pour chacun des aléas pris en compte : les crues torrentielles, les glissements de terrain et les avalanches. L’aléa crue torrentielle a été cartographié par diachronie et à l’aide d’une modélisation hydraulique. L’aléa glissement de terrain a été cartographié suite à une modélisation de la susceptibilité aux glissements de terrain. L’aléa avalancheux a été cartographié à partir des cartes de la CLPA complétées. Ces travaux ont mis en évidence la forte exposition des communes de la Haute-Vallée du Guil aux aléas torrentiels et gravitaires. L’exposition des communes du bas-Queyras et des vallées des Aigues est moindre.
Dans la quatrième partie nous nous sommes intéressés à la composante vulnérabilité du risque. Cette dernière a été évaluée dans ses dimensions biophysique et sociale, d’abord séparément puis conjointement afin de donner un aperçu de la vulnérabilité globale du territoire. On a ainsi procédé à l’évaluation des conséquences potentielles des différents aléas sur les enjeux bio-physiques du Queyras, à l’analyse des perceptions individuelles et collectives des risques. Ce travail effectué, nous avons proposé une méthode innovante visant à évaluer ensemble les aspects biophysiques et socio-économiques de la vulnérabilité. Sur l’aspect biophysique, ce sont les communes de la haute-vallée du Guil qui apparaissent les plus vulnérables. Sur le volet social, la tendance est inverse.
Dans la cinquième partie, nous avons procédé à l’analyse des risques et de leurs évolutions possibles dans un contexte de changement global. Y sont exposés les travaux relatifs à notre analyse des risques dans le Queyras. Ils s’accompagnent d’une réflexion sur la résilience des communautés queyrassines et sur les modalités de la gestion des risques à l’échelle du bassin-versant et de la commune. Quatre scénarios d’évolution de l’occupation du sol aux horizons 2050 et 2100 sont présentés. Ces scénarios simulent les évolutions possibles du territoire face à différents contextes socio-économiques. D’une manière générale, les risques sont très importants dans le Queyras néanmoins, les commutées queyrassines montrent des signes évidents de résiliences.

vendredi 29 novembre : M. OILI Hassan
Titre : "L’islam à la croisée des identités sociopolitiques chez les élites mahoraises de Mayotte et de la diaspora : Élites, Citoyenneté, Ethnicité et Religion"

Résumé :
Cette thèse est consacrée à l’étude de la transnationalisation de l’islam mahorais avec en perspective l’étude des processus de recomposition des identifications sociopolitiques des élites mahoraises de Mayotte et de la diaspora, en particulier ceux qui sont en France métropolitaine.
Nos enquêtes de terrain basées essentiellement sur des observations participantes et des entretiens semi-directifs montrent la place centrale de l’islam dans les positionnements et les processus de construction des identités sociopolitiques des élites mahoraises. L’islam est un référent fort, présent, difficilement contournable par ces élites mais différemment mobilisé par les uns et par les autres selon le contexte.
Tout au long de la thèse nous mettons en évidence les variations de ces identifications sociopolitiques à l’islam. L’islam est mobilisé comme origine, culture, confession…et parfois, mais de manière marginale, il peut disparaitre.



Copyright © 2020 ED 382 | Site créé par Anders Fjeld | Réalisé avec SPIP | Espace privé